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L’inquiétante escalade !

Est-ce la force du souffle de vie qui reprend le dessus avec des Mauriciens voulant retrouver une normalité, nouvelle ou pas, ne se privant plus de sorties ? C’est ainsi qu’on aura assisté, pendant cette semaine spéciale comprenant plusieurs jours fériés, à une démonstration d’énergie un peu partout : des supermarchés aux plages, en passant par de nombreuses soirées ici et là, publiques ou privées. Si la réalité s’est imposée d’elle-même, nous obligeant à vivre avec le virus, accompagnés de mesures réalistes que sont les gestes barrières et le maintien du port du masque, il n’empêche que l'angoisse revient, avec l'inquiétant record du nombre de morts en une seule semaine.

 

On l’aura bien compris : les autorités, dont l’objectif était la réussite de l’ouverture des frontières, et le boost des activités économiques avec, parallèlement, la levée de nombre de restrictions dès le 1er octobre, n’ont pas voulu jouer la carte alarmiste. Bien au contraire, le mood se voulait «relatively Covid safe», d’autant qu’on nous a seriné que «sel solisyon, se vaksinasyon», dixit Obeegadoo.

 

Sauf que, quand le même ministre a voulu revoir sa copie pour nous annoncer qu’«il y avait trop de morts», avant que son collègue Jagutpal n’affirme qu’il y a un certain relâchement dans la population, il était trop tard. Les Mauriciens avaient déjà baissé la garde !

 

Et nous nous retrouvons aujourd’hui devant une explosion de malades de Covid, des chiffres officiels déjà inquiétants et qui, en sus, ne reflètent pas la réalité plus cruelle traduite par une escalade de morts. Sans compter le rajeunissement de cas, qui provoque un certain choc et pourrait nous faire basculer dans une psychose de la peur.

 

Parce qu’au-delà de la vitesse à laquelle se propage le variant Delta, les patients de Covid ont l’impression d’être laissés à eux-mêmes, tant les services de Santé sont définitivement débordés par un nombre croissant de cas.

 

Chaque jour apporte son lot de déclarations de la part des proches des victimes, qui, faute de ne pouvoir affréter un avion comme d’autres, n’ont que des larmes pour se soulager de leur immense chagrin.

 

Pouvons-nous faire la sourde oreille face aux cris de révolte de ces familles qui se lamentent devant ce qu’elles considèrent comme de la non-assistance à personne en danger ? Combien de récits n’avons-nous pas lu – dans nos colonnes ou ailleurs –, de personnes qui sont mortes après avoir attendu vainement qu'une ambulance vienne à leur rescousse ? Combien de témoignages n’avons-nous pas eu de la part de ceux qui, en appelant sur la hotline, n’ont, au pire, aucune réponse, ou alors des informations erronées, leur demandant de se rendre à l’hôpital, pour qu’une fois sur place, on leur montre le chemin du retour à la maison ?

 

À croire qu’aujourd’hui, plus personne ne connaît le protocole pendant que quelques malades, qui s'isolent chez eux, meurent dans la solitude, sans accompagnement ni assistance. Au fond, les conditions déplorables dans lesquelles sont «soignées» les victimes de la Covid ne font que traduire l’amateurisme, la mauvaise organisation et le côté tiers-mondiste de notre service de santé qui, pourtant, engloutit des milliards de roupies de notre budget national chaque année.

 

Faut-il revenir sur les rapports de l’audit qui font état, inlassablement, de gaspillages d’argent public, les derniers scandales inoubliables ayant eu lieu pendant le confinement de 2020, avec l’incroyable achat de respirateurs défectueux ? Faut-il rappeler tous ces contrats obtenus au travers du copinage politique pour l’achat d’équipements médicaux par ceux qui n’ont aucune expérience dans ce domaine et qui, pour la galerie, se sont ensuite fait arrêtés par une ICAC complaisante ?

 

Pourtant, au-delà de toutes nos épreuves du moment, une multitude de voix sensées, venant des syndicats du milieu hospitalier ou d’ailleurs, n’arrêtent pas de se faire entendre pour demander au gouvernement de faire appel aux médecins et infirmiers/ères à la retraite ou en faisant d’autres propositions. Dans notre édition du jour, c’est Bholanath Jeewuth (Nurses’ Union), qui se demande jusqu’où le personnel va tenir tout en faisant une suggestion non anodine : «Les tâches administratives pourraient être remplies par le non-nursing staff qui a la formation adéquate. Ou alors, il serait bon de demander de l’aide aux personnes du Youth Employment Programme.»

 

Est-ce qu’en situation exceptionnellement grave, ces voix-là seront entendues ?

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