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Le pouvoir d’un jour

Pour qui voter ? Les blocs traditionnels ? Pratiquer le koupe-transe, voter blanc, tenter l’expérience des petits partis, voire des nouveaux venus, donner sa voix aux indépendants ? À quatre jours des législatives, il y a ceux qui ont déjà fait leur choix, tandis que d’autres, indécis, ceux-là qui ne se déplacent ni dans les meetings, ni ne s’expriment ouvertement sur les réseaux, attendent le dernier virage avant de se décider. La masse silencieuse fera-t-elle la différence ? Ou la surprise viendra-t-elle plutôt de ces centaines de jeunes qui s’excitent à l’idée de voter pour la première fois ? À 19/22 ans, quels sont leurs rêves ? Dans quel pays veulent-ils vivre et quels critères détermineront leur choix de vote ?

 

En attendant les éléments de réponse que les urnes nous livreront, il n’y a pas un seul citoyen mauricien qui n’a pas fait son analyse personnelle de la politique locale, de la bataille de la campagne électorale et des scénarios probables de ces législatives tant attendues. C’est ainsi que chacun y va de ses pronostics, avec souvent le même constat : que ces élections-là seront serrées, qu’il n’y aura pas de majorité absolue et qu’une coalition post-électorale sera obligatoire. Vrai ? Faux ? Qui a raison ? Qui a tort ? Au regard de l’exercice de 2014 et de ses résultats inattendus, défiant les conclusions des supposés rapports et sondages, bien malin sera celui qui peut prédire de manière scientifique les vainqueurs de ces législatives de 2019 dont toutes les interrogations seront répondues le 8 novembre. 

 

Entre-temps, nous voici qui entamons les derniers jours décisifs avec des candidats éreintés de ce marathon d’un mois, qui enchaînent congrès, réunions nocturnes et porte-à-porte, livrant bataille sur tous les fronts : les réseaux sociaux, la presse ou ailleurs, tous nous faisant croire qu’ils sont meilleurs que leurs adversaires et que leur parti respectif changera nos vies. Ce dimanche matin, c’est à la traditionnelle démonstration de force des blocs majeurs que nous assisterons à travers trois meetings nationaux dont le but est de créer un impact psychologique, avec chaque parti/alliance essayant de nous convaincre que le vent de la victoire tourne de son côté. Tous nous réclameront la même chose : notre vote, notre confiance, le jeudi 7 novembre, et ils nous promettront une île meilleure. Que n’avons-nous pas entendu depuis le début de cette campagne ? Quelle surenchère n’a pas été faite, ici sur la pension de vieillesse ou là-bas sur le salaire minimum ?

 

Au final, que retiendrons-nous de cette campagne électorale ? Les grands discours habituels où des leaders nous annoncent rupture, changement et justice quand ils ne se couvrent pas de ridicule en critiquant la corruption et le népotisme qu’eux-mêmes pratiquent. L’on retiendra aussi la guerre des clips qui avait commencé en 2014 et qui atteint cette fois des sommets inimaginables où la force de l’argent le dispute à la moralité des uns et des autres. Mais s’il y a un enseignement à tirer de cette campagne, c’est aussi la nécessité d’avoir une véritable réforme électorale, qui aurait favorisé davantage ces petits partis et autres voix indépendantes, celles-là étant le plus souvent en adéquation avec notre monde d’aujourd’hui. Sans compter que leur bataille se situe plutôt à un niveau autre que la rivalité entre personnalités.

 

Plus que cinq jours maintenant à attendre pour accomplir notre devoir citoyen. Et après l’utilisation de diverses cartouches, voilà qu’on assiste à certaines tentatives visant à ramener l’enjeu de ces législatives sur le terrain communal. Triste constat qui illustre la mentalité de certains, prêts à tout, y compris à souiller leur âme pour une victoire.

 

C’est dire le pouvoir d’un jour détenu par chaque citoyen dans la solitude du bureau de vote. D’où l’importance d’exercer notre devoir civique le 7 novembre. Afin d’avoir le droit de réclamer des comptes ensuite, sinon pour éviter d’être wise after the event…
 

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