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Le paradoxe de l’autocrate !

Pendant que le Premier ministre profite du rapport de la commission d’enquête qu’il qualifie d’accablant contre l’ex-présidente de la République, pour régler ses comptes, nous assistons, dans les rangs de l’opposition, au scénario du paradoxe d’un leader autocrate !

 

D’un côté, Ramgoolam nous sert un grand discours sur la relève : «Aucun parti ne peut survivre s’il n’y a pas de renouvellement !» De l’autre, il ne cède pas sa place, qu’importe l’usure de son grand âge, les échecs successifs et l’embarras d’une affaire judiciaire ! Alors même que le revers obtenu en cour concernant l’affaire des coffres-forts fragilise la position du leader des Rouges, Ramgoolam reste, plus que jamais, amarré à son siège de challenger de Jugnauth.

 

Pire, pour ne donner aucune autre chance de leadership à quelqu’un d’autre, voire la possibilité de se présenter comme éventuel candidat au poste de Premier ministre, il étouffe les options en ne nommant aucun Deputy Leader lors du dernier bureau politique. Si cet exercice était attendu et qu’il y a eu des nouvelles têtes, doublées de quelques nominations ici et là, sans des changements révolutionnaires pour autant, Ramgoolam, lui, fait clairement comprendre qu’il demeure le seul maître à bord !

 

Interrogé par la presse sur l’absence de nomination d’un leader adjoint, il répond que cela viendra mais qu’il n’était pas nécessaire d’y avoir recours cette fois ! Et ajoute, en forme de boutade, que s’il avait à choisir, «mo ti pou nom mo mem», provoquant un rire jaune gêné chez ceux qui étaient autour de lui ! Une autre question fuse sur l’éventualité de présenter Kailash Purryag comme leader et, encore une fois, Ramgoolam balaie la question en répondant que d’autres aussi peuvent aspirer à ce poste !

 

Pourtant, depuis l’annonce du rebondissement sur le plan judiciaire – et même si le chef du Parti travailliste a enclenché la procédure d’appel –, tous savent qu’il y a une épée de Damoclès sur sa tête et qu’en attendant les rendez-vous en cour, sa posture morale est engagée ! Sauf que le leader rouge n’en a cure, fait comme si de rien n’était, embarrasse son parti et continue de faire croire qu’il n’y a que lui qui peut se mesurer au leader du MSM, son objectif étant de faire tomber Jugnauth !

 

Est-ce qu’avec cette menace qui plane sur son ambition, l’option d’un regroupement des partis de l’opposition, mené par Ramgoolam, est toujours d’actualité ? Pas sûr quand on constate la position de la Plateforme de l’Espoir qui, depuis ce dénouement judiciaire, fait l’économie de commentaires sur cette affaire. 

 

S’il y a bien un parti qui récolte les dividendes après les déboires du chef rouge, c’est le MSM qui, après l’opération de débauchage des Mauves il y a quelque temps, dirige sa canne à pêche dans le bassin du square Guy Rozemont ! Alors que le départ d’Ezra Jhuboo a créé la surprise et que ce dernier ne donne pour l’heure aucune indication qu’il va se joindre à un autre parti, en revanche, le timing de la démission de l’ancienne secrétaire générale des Travaillistes n’est certainement pas une coïncidence ! La conférence de presse de Kalyanee Juggoo, affirmant qu’elle n’est plus à l’aise chez les Rouges, ses interrogations – «komie pir san inn res dan PTr ?» – et son appréciation concernant Pravind Jugnauth – «un Premier ministre à l’écoute» – laissent entrevoir le commencement d’un nouveau chapitre politique de sa vie.

 

Pendant que les bruits font accroire à d’autres défections dans les rangs des Rouges, Ramgoolam, à l’exemple de ses pairs leaders des partis traditionnels, ne se remet pas en question et reste solidement accroché à son siège ! Le renouvellement est pour les autres membres uniquement ! C’est le paradoxe du leader autocrate !

 


 

Dégoût et révolte !

 

S’il est vrai que ce sont des policiers qui ont rendu publiques les vidéos intimes d’Akil Bissessur et de sa compagne, s’il est vrai, comme l’affirme l’entourage légal du couple, qu’il y a des preuves accréditant la thèse d’images volées et filmées par un autre téléphone, il appartiendrait alors au commissaire de police de faire face à ces fautes ! Les coupables doivent payer pour cette violation inacceptable de la vie privée ! L’image de notre police était déjà souillée après plusieurs de ses agissements : vidéos de torture des détenus, comportement de paillasson envers le pouvoir, répression face à ceux qui s’opposent au gouvernement ! Mais il y a toujours pire, semble-t-il.

 

Notre force policière est, cette fois, accusée d’avoir touché à des preuves dans une affaire aussi sérieuse que des accusations de trafic de drogue ! S’il s’avère que ce sont effectivement des policiers qui ont rendu publiques des vidéos concernant deux adultes libres de leurs faits et gestes dans l’intimité de leur maison, cela traduit non seulement une mentalité de pervers voyeurs mais cela démontre aussi la dangerosité de la manière de faire de la police. Y aurait-il eu des précédents ?

 

Dans le sillage de l’affaire Kistnen, alors même que le portable de la victime du meurtre était introuvable, des images privées de son épouse, provenant du téléphone égaré, avaient atterri sur la place publique. Y a-t-il un esprit cabossé qui tente de détourner l’attention de l’opinion publique en tombant aussi bas que sa petite personne ?

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