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Le jeu de devinette du Premier ministre

La chaîne de réactions incrédules, les questionnements et les critiques provoquées par le discours du Premier ministre mardi soir, venu annoncer une réouverture partielle du pays, sans parler explicitement de la fin (ou pas) du confinement, illustrent la déconnexion entre le chef du gouvernement et le peuple.

 

En venant à la télévision livrer un message indéchiffrable, en évitant de dire clairement si le lockdown sera derrière nous le 31 mars, en restant flou sur une décision au niveau des endroits dits zones rouges, le Premier ministre ne faillit pas seulement sur le plan de la communication mais témoigne également d’une méconnaissance de l’état d’esprit des citoyens.

 

Ceux-là, qui attendaient vainement un signal clair, ont dû se résoudre à trouver quelques éléments de réponse dans un communiqué officiel qui allait suivre. C’est ainsi qu'il fallait deviner ce que le Premier ministre ne voulait pas annoncer directement : que, contrairement à 2020, où le gouvernement avait placé sans ambiguïté l’urgence sanitaire au-dessus de tout, cette fois, les indicateurs étant tous au rouge, il ne peut prendre le risque de nous entraîner dans un suicide économique collectif, d’autant que les caisses de l’État ne peuvent soutenir davantage la subvention des entreprises.

 

En évitant d’avoir un langage de vérité, en continuant à nier une politique de transparence, le Premier ministre sème une confusion inadmissible, rend son exercice de prise de parole inefficace et, plus grave, donne l’impression de ne pas savoir dans quelle direction il conduit le pays. Ce qui contribue dès lors à crédibiliser la réputation d’amateurisme que son équipe et lui portent depuis que le retour du coronavirus a mis fin à toutes nos illusions d’une île Covid-safe !

 

Car si la gestion de l’année dernière avait porté ses fruits sur le plan sanitaire (au prix d’incroyables scandales d’une clique qui s’est servie honteusement de l’argent public), nous faisant certes gagner de longs mois de répit, contrairement à d’autres pays, il semble que nos dirigeants ont manqué de vigilance depuis, en croyant peut-être que nous serions protégés par la providence, malgré le fait de savoir que le risque zéro n’existe pas !

 

Comment expliquer sinon la nonchalance avec laquelle la campagne de vaccination a été gérée depuis le début ? Si le Premier ministre n’avait pas hésité à se montrer devant les caméras de la MBC quand il réceptionnait les 100 000 premières doses de l’AstraZeneca, le 22 janvier, ce n’est que le 1er mars qu’un début de campagne avait été lancé pour le grand public, après que le Dr Jagutpal, interrogé sur le démarrage lent, avait jugé utile de déclarer que «fode pa presipite». Quand l’on sait que deux semaines plus tôt, l’argument faisant état que nous sommes un territoire Covid-safe était brandi – toujours par le ministre de la Santé pour expliquer qu’il n’y avait aucune urgence pour commencer les vaccins –, l’on ne peut que constater les répercussions du retard aujourd’hui.

 

Il aura fallu la découverte des premiers cas de la deuxième vague sur notre sol pour que la campagne de vaccination connaisse un coup d’accélérateur, entraînant dans son sillage des polémiques générées ici, par des consent forms ne faisant pas l’unanimité, ou là, par des interrogations autour du Covaxin pas encore homologué par l’OMS et qui succède à l’AstraZeneca. Doit-on souligner que parallèlement, les commandes et les achats des vaccins s’avèrent compliqués et deviennent un enjeu politique ?

 

Entre-temps, la situation s’annonce difficile dans une conjoncture économique extrêmement éprouvante et à un moment où nous vivons à l’heure d’une deuxième vague. Chaque jour apporte son lot de nouvelles contaminations, les centres de quarantaine semblent être débordés et les forces de nos vaillants Frontliners sont quotidiennement mises à l’épreuve…

 

D’où l’importance d’avoir des messages clairs de nos gouvernants à qui on ne demande aucun cadeau, d’autant qu’ils sont (bien) payés des fonds publics. La moindre des choses serait d’avoir des discours cohérents quand, en plus, c’est le Premier ministre qui vient s’adresser à la nation !

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