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Le droit de sanctionner les élus irresponsables !

L’idée paraît surréaliste mais n’est pas anodine ! Il s’agit de l’une des propositions du nouveau parti Linion Pep Morisien qui, parmi les amendements suggérés à la Constitution du pays, préconise le droit de révoquer les membres de l’Assemblée nationale par les mandants. Si dans l’absolu, ce concept (qui marcherait de pair avec l’obligation de vote) d’un fonctionnement de démocratie directe peut paraître utopique, elle n’empêche pas la réflexion sur le rôle de nos honorables et leurs responsabilités ! Que ce soit envers leurs mandants, où on a pu assister à des scènes de colère d’habitants huant leurs députés (Hurreeram, Toussaint et Ganoo en savent quelque chose) pour des problèmes pratiques affectant leur quotidien, ou envers la population, quand ils représentent un ministère, les élus, payés de l’argent des contribuables, ont l’obligation de rendre des comptes aux électeurs et aux citoyens en général !

 

À l’heure où le silence de la ministre de la Femme – si prompte à se ridiculiser avec ses interventions à l’emporte-pièce quand il s’agit de défendre son leader – est sonore, après la condamnable circulation des vidéos intimes du couple Bissessur-Moheeputh, à l'heure où l'on a découvert une nouvelle catégorie de député agresseur d’infirmier, ne devrait-on pas réclamer la révocation de ces élus qui font honte à leur circonscription et à l’électorat ? Quand on sait que ceux-là se croient intouchables car protégés au sein de leur parti, qui d’autres que des citoyens peuvent les blâmer et les sanctionner ? D’où le fait que la proposition de Linion Pep Morisien n’est pas si folle que ça !

 

Que voit-on aujourd’hui, sinon que les élus, privilégiés, s’imaginent princes du jour, pensent que les citoyens doivent faire la courbette devant eux, alors que ce sont eux les serviteurs du peuple ? Que voit-on sinon des députés, en déconnexion totale d’une réalité de terrain, qui semblent profiter du système pendant cinq ans, voire plus, en disparaissant de leur circonscription au lendemain des scrutins, ne nourrissant aucun lien entre la politique et la vie locale ? Quel est le rôle d’un élu aujourd’hui, si ce n’est un béni-oui-oui de son leader autocrate, car incapable de penser en dehors de la politique dictée par son chef ? Et c’est valable autant au gouvernement que dans les partis de l’opposition !

 

Si nous nous extasions sur la pratique de la vie politique d’ailleurs, essentiellement dans les pays nordiques où des élus ont fait de l’austérité un mode de vie, si dans plusieurs États, il est possible de consulter les notes de frais et les salaires des députés, à Maurice, on a droit plutôt aux signes ostentatoires de richesses de nos députés/ministres. Du reste, à chaque changement de gouvernement, n’assistons-nous pas au jeu indécent de qui aura la plus grosse cylindrée ? Avec, en prime, des plaques d’immatriculation personnalisées ? Obtenir un mandat de cinq ans ressemble aujourd’hui à un gage de jouissance sur le dos du peuple qui, lui, sue sang et eau, assiste de manière impuissante aux gaspillages des fonds publics. Toutes les mises en garde faites sur notre situation économique ne privent pas les élus de leur (grand) train de vie, ceux-là ne connaissant pas de réduction de salaires, qu’importe les mauvais temps ! Jusqu’à quand tolérerons-nous ces hommes et ces femmes qui se nourrissent des fonds publics et ne prennent pas leurs responsabilités politiques et civiques ?

 

À voir d’un côté la manière de faire du gouvernement dont le leader gère le pays comme il dirige son parti, et de l’autre une opposition où le même style dictatorial est pratiqué, comment ne pas comprendre ces centaines de jeunes d’aujourd’hui qui, sans aucun repère, préfèrent s’exiler ailleurs ? Comment garder espoir quand ceux censés porter nos voix à l’Assemblée nationale ne travaillent que dans l’intérêt de leur leader qu’ils veulent voir dans le siège du Premier ministre ? Est-ce que l’espoir viendra de ces mouvements dits petits partis qui, quoi qu’on en dise, ont non seulement le mérite d’occuper le terrain, de discuter avec les citoyens, mais aussi de faire des propositions valables ! Celle de Linion Pep Morisien sur la possibilité aux mandants de révoquer les membres de l’Assemblée nationale paraît surréaliste mais n’est pas anodine !

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