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La carte municipale de Ramgoolam

Devenir le maître du jeu de l’opposition. Après avoir dit non merci à la Plateforme de l’Espoir, voici donc Ramgoolam, annonçant (chez notre confrère Week-End) que son parti se prépare pour aller seul aux municipales. En essayant de se la jouer solo, quitte à brandir la menace d’une dispersion des forces de l’opposition, le leader du PTr oblige le quatuor Bérenger-Duval-Bodha-Bhadain à revoir sa position envers lui.

 

Même si les amendements au Local Government Act permettent désormais de repousser le scrutin pour encore deux années, l’on n’est pas sans savoir que le Premier ministre – qui a précisé samedi que ce rendez-vous ne sera pas pour bientôt – peut également utiliser une tactique perfide en prenant l’opposition par surprise, comme il l’avait fait pour les villageoises, et révéler une date improbable d’un appel aux urnes. 

 

Au-delà des véritables enjeux que représentent les municipales (la gestion efficace de la ville, objectif presque jamais atteint), ce scrutin, quoi qu’on en dise, sera un test pour tous les partis qui s’aligneront. Il est clair qu’une victoire, même partielle, du MSM, donnera confiance et sérum au gouvernement, lui permettant d’évaluer ses forces, tout en ayant une indication dans l’attente des législatives de 2024.

 

Difficile donc de croire que les partis de l’opposition persisteront à aller chacun de leur côté, alors que la finalité est de battre le gouvernement. Est-ce pour cette raison qu’Arvin Boolell a cru bon de dire, dans sa conférence de presse (vendredi), que la première option reste le PTr mais qu’un pacte électoral est possible ? Toujours est-il que c’est Ramgoolam qui, après avoir profité de la circonstance de sa photo avec le Premier ministre (qui a favorisé un buzz autour de sa personne), profitera de l’échéance des municipales pour tenter de jouer son va-tout et d’imposer ses conditions ! Dont celle-ci : l’entente autour du scrutin local dépendra de la prochaine alliance des législatives où il se voit toujours présenté comme Premier ministre.

 

D’ailleurs, c’est justement parce que Bérenger, Duval et Bhadain avaient dit non à sa future candidature au poste de Premier ministre qu’il y a eu cassure de la Plateforme de l’opposition dont Ramgoolam était lui-même l’initiateur. Est-ce que les opinions ont changé depuis ? Certainement pas du côté travailliste, ou plutôt ramgoolamiste, cette aile rouge qui tente de vendre son chef comme un Premier ministre… de transition.

 

Les mots de Patrick Assirvaden, président du PTr, dans une récente interview à Week-End, sont sans équivoque : «Je suis en train de faire campagne sur le fait suivant : Navin Ramgoolam doit être présenté comme le prochain PM de transition (…) L’équipe qui va pouvoir battre le MSM aux prochaines élections doit se constituer autour du PTr et de son leader (…) En 2014, l’Alliance Lepep avait choisi comme leader Anerood Jugnauth, un homme d’expérience pour sécuriser la population. Pourquoi est-ce que l’opposition ne pourrait faire la même chose en 2024, en présentant Navin Ramgoolam ?»

 

Assirvaden ne nous dit pas si ce scénario prévoit que Ramgoolam passe ensuite  le flambeau à quelqu’un d’autre, comme l’a fait SAJ (à son fils en janvier 2017) mais en revanche, pour calmer les ardeurs et faire taire d’éventuels contestataires, le président du PTr va jusqu’à citer l’éternel second des Rouges comme un future leader. «Ramgoolam a l’âge qu’il a et doit à un moment ou à un autre passer le flambeau du leader du PTr. Il doit préparer la transition parce que personne n’est éternel.»

 

Et interrogé sur le successeur de Ramgoolam, le président des Rouges répond ainsi : «Il va émerger. Arvin Boolell est en train de prendre de l’épaisseur et il y a d’autres au sein du PTr mais je ne veux citer aucun nom.» Et Assirvaden de conclure : «L’unité (de l’opposition) peut se faire mais dans le respect. Il faut que les autres partis acceptent que c’est le PTr – et son leader – qui vont mener l’alliance contre le MSM aux prochaines élections.»

 

Et voici donc Ramgoolam voulant devenir le maître du jeu de l’opposition…

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