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J’y suis, j’y reste !

Le changement, oui ! Tant que c’est chez l’autre ! Bour li deor, d’accord ! Moi, non ! Jugnauth conduit le bateau Maurice à la dérive, qu’on change de capitaine ! Mais moi qui ai dirigé ma troupe deux fois à l’échec, moi qui, par deux occasions, n’ai pu me faire élire, ne serait-ce que comme député, j’ai le droit de rester à la tête de mon parti. Et prenez garde : «Pa pous mwa, sinon mo pa pou ale. Mo natir koum sa (…) Kapitenn pa pe konn dirize, pou bizin repran bato-la ek ramenn Moris a bon por.»

 

Et c’est ainsi que Ramgoolam a annoncé, dimanche dernier, lors d’un double anniversaire (120 ans de sir Seewoosagur Ramgoolam et centenaire de sir Satcam Boolell), son intention de demeurer à la tête du Parti Travailliste, tout en envoyant des messages aux aspirants leaders, aux autres chefs des partis de l’opposition et à tous ceux qui pensent qu’il doit céder le leadership. Le leader rouge aura beau avoir marché aux côtés des manifestants du 29 août, il n’a toujours pas compris que la colère exprimée par la rue n’est pas seulement envers le gouvernement mais contre tout un système auquel la classe politique, dans son ensemble, n’échappe pas. Ramgoolam aura beau dénoncer l’absence de démocratie de notre pays, il ne voit aucune difficulté à se comporter en autocrate à l’intérieur de son parti.

 

Alors que les différentes manifestations de ces derniers temps démontrent une attente visant une transformation du pays sur tous les plans - économique, sociétal, politique -, alors qu’une révolution des mentalités passe par un changement au sein même des partis traditionnels nourrissant le système qui nous étouffe aujourd’hui, le chef du PTr vient démontrer, à travers son attitude, que l’orgueil, l’ego, la remise en question, ne sont pas uniquement chez les autres. Il s’en ira quand lui en décidera, a-t-il tenu à préciser.

 

Quatorze ans comme Premier ministre, victime de l’usure du pouvoir, accusé quand il était à la tête du pays de pratiquer la même politique que le gouvernement actuel (copinage, népotisme, favoritisme), éjecté brutalement de son bastion à Triolet en 2014 par trois néophytes et candidat battu en 2019 dans une nouvelle circonscription à Montagne-Blanche, avec les résultats et les pétitions judiciaires que l’on connaît, voilà donc Ramgoolam qui, après toutes ces tribulations, pense qu’il peut toujours régner en tant que «rajah, roi», comme dirait l’autre.

 

En fait, le leader des Rouges, soutenu par les Ramgoolamistes, gonflé et sérumisé par ses camarades de l’opposition qui lui ont offert une légitimité sur un plateau avec une alliance qui ne dit pas encore son nom, surfant sur l’impopularité du gouvernement MSM, particulièrement sur l’hostilité que suscite le Premier ministre, se voit déjà revenir, prenant sa revanche en vainqueur au-devant de la scène. Ce, tout en tuant une nouvelle fois les ambitions de son second qui, en tant que leader de l’opposition, peut légitimement aspirer plus que jamais, à se porter candidat au poste premierministériel, tout en passant d’abord par la case «leader du PTr», éternel obstacle insurmontable.

 

Du reste, il n’aura pas fallu attendre plus de 24 heures après le double anniversaire célébré à Kewal Nagar pour que Boolell vienne rétablir certains propos, sur les ondes de Radio One, lundi dernier, en insistant d’abord sur le fait que Ramgoolam a précisé qu’il se trouve dans une période de transition. Comprenez que toutes les options sont ouvertes et que, lui, Boolell peut continuer à y penser chaque matin en se rasant ! Mais là où le leader de l’opposition botte en touche, c’est quand, interrogé par Géraldine Geoffroy sur la déclaration de Ramgoolam affirmant «ki li pou ale kan li bizin ale», Boolell répond : «Personne ne peut être indifférent à la voix du peuple.» En clair, c’est le peuple qui a rejeté Ramgoolam par deux fois !

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