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Impression, perception, démonstration…

Les réactions dubitatives suivant l’arrestation de Bissoon Mungroo et de deux autres prestataires de service (Bonomally et Reddi) ayant décroché de gros contrats pendant le couvre-feu sanitaire et soupçonnés de money laundering, traduisent le ressenti d’une opinion publique sur un ICAC décrédibilisé.

 

Pourtant, à bien y regarder, on aurait dû se réjouir de la réaction d’une institution qui montre sa capacité de réaction sévère face à des transactions financières semble-t-il douteuses, où, en sus, l’argent public est impliqué. N’aurait-on pas dû porter notre fierté devant des traqueurs de corrupteurs et de corrompus ? N’aurait-on donc pas dû applaudir ces actions dont l’objectif est de nous protéger de cas d’abus ?

 

Sauf que ça se saurait si l’ICAC avait une image crédible et indépendante. Ça se saurait si elle avait la réputation de travailler en toute confidentialité, sans pression de l’hôtel du gouvernement, tout en s’octroyant la liberté de procéder aux arrestations, à l’exemple de ces trois accusations intempestives auxquelles on a assisté en deux jours !

 

D’ou une impression, à la suite de ces derniers événements, qu’il s’agit là de grandes manoeuvres, s’apparentant à une démonstration de force, en écho à un exercice de communication d’un gouvernement voulant démontrer le soi-disant bon travail d’un ICAC qui pa get figir.

 

Est-ce que le timing soudain de ce remue-ménage est une coïncidence avec la proximité de la reprise à l’Assemblée nationale ? Assiste-t-on à une stratégie visant à désamorcer d’éventuelles bombes qui risquent de s’abattre sur la majorité au travers des questions parlementaires dès mardi prochain ou y a-t-il du vrai sur les rumeurs faisant accroire à une préparation de l’opinion avant d’éventuels développements par la même ICAC dans l’affaire St-Louis ? Allez savoir !

 

Toujours est-il que ces agitations-là nous rappellent que, pendant que tout le pays était confiné et s’accrochait aux conférences de presse chaque soir en s’attendant au pire, pendant que certains pleuraient des membres de leur famille, victimes de la Covid-19, et que d’autres ne savaient comment faire pour se nourrir, quelques esprits malins ne rataient pas les appels d’offres et faisaient leurs calculs, en obtenant des millions – par dizaines ou par centaines – sur le dos d’une population tracassée.

 

Qui sont ceux qui, dans les arcanes du pouvoir, pouvaient prendre la décision d’allouer ces fructueux contrats à des prestataires qui n’étaient pas nécessairement dans le milieu de la santé, voire qui n’ont pas d’expérience dans l’importation d’équipements médicaux et de produits pharmaceutiques ? Pour quelles raisons ceux-là furent choisis au détriment d’autres professionnels du domaine ?

 

C’est sur le plateau de Radio Plus que Bissoon Mungroo, interrogé quant à la manière dont il a su qu’il y aurait des appels d’offres à travers un Emergency Procurement, a laissé échappé sa fameuse phrase : «Mo pa ti met delwil dan zorey.» Avant d’ajouter qu’en tant que businessman, il faut savoir naviguer, tout en confirmant qu’il avait sollicité le ministère de la Santé car il avait deviné que les Mauriciens allaient avoir besoin de masques.

 

Ce qui provoque aujourd’hui son incompréhension devant son arrestation car lui estime qu’il a rempli sa part du contrat. Ce qui donne lieu également à des interrogations sur la charge de money laundering, laissant penser qu’il y aurait eu blanchiment d’argent avec l’utilisation des fonds publics. Est-ce que cette charge n’est qu’une première étape en attendant la poursuite de l’enquête ? Est-ce que l’enquête viserait également ceux qui avaient les pouvoirs décisionnels sur les appels d’offres ?

 

En attendant ces réponses, pour l’heure, la perception reste celle d’un scénario écrit à l’avance, un peu comme pour jeter de la poudre aux yeux, quitte à faire quelques dommages collatéraux ici et là. Est-ce qu’à l’avenir, des vices de procédures auront raison de ces accusations ? Pour l’heure, il est difficile de croire et, c’est malheureux, que toutes ces arrestations illustrent le combat contre la fraude, la corruption ou encore le blanchiment d’argent…

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