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Du réchauffé comme alternative !

On aura beau souhaiter des remparts contre le pouvoir tyrannique en place, on aura beau encourager les critiques contre ce gouvernement dont la gestion, la politique pratiquée, l’incompétence et l’arrogance, illustrée encore une fois mardi dernier au Parlement, doivent être dénoncées.

 

S’il est clair que le judiciaire, la presse et l’exécutif à travers ses élus opposants restent des garants pour freiner les inacceptables dérives, s’il faut exhorter plus que jamais la vigilance des contre-pouvoirs, il y a malgré tout quelque chose de désespérant avec cette alliance de l’opposition qui nous renvoie une image pathétique de la politique de notre pays.

 

Voici donc réunis, pour une énième fois, des leaders indéboulonnables qui se sont tant détestés lors de la dernière campagne électorale et qui ravalent aujourd’hui leur bile pour déclarer publiquement une volonté commune à met latet ansam. Au nom du pays ! Que nous dit cette stratégie de l’opposition, si ce n’est que notre système électoral est maudit, au point qu’il ne peut y avoir de salut en dehors des coalitions des partis traditionnels ? La tactique de l’opposition nous apprend aussi ce que l’on savait : que ce sont les leaders qui mènent le jeu, que ce sont eux qui décident du timing du pacte des loups, qu’importe si hier encore, ils se mangeaient entre eux.

 

À croire que nous sommes condamnés à toujours faire le choix entre les patronymes de ceux-là qui, malgré leur grand âge, s’accrochent farouchement à leur leadership vertical. À croire que le choix des citoyens ne se résumerait qu’à deux blocs, le MSM-ML vs l’alliance PTr-MMM-PMSD dont les semences sont jetées dès maintenant pour une première éventuelle cueillette locale en 2021, tandis que l’objectif demeure une large récolte générale lors des prochaines législatives. 

 

N’y avait-il donc pas d’autres pistes d’un pouvoir de frappe venant d’une opposition solidaire que cette ultime alliance qui ne dit pas (pour l’heure) son nom ? N’y avait-il pas une feuille de route à démarrer avec ces nouveaux venus qui injectent du sang neuf à une opposition parlementaire dont plusieurs membres, toutes couleurs confondues, maîtrisent parfaitement leurs sujets, se démarquent, posent de bonnes questions et font des suggestions qui sont définitivement en phase avec notre société progressiste ?

 

Ainsi donc, chez les Mauves, après nous avoir seriné de slogans tels que «Ni Pravind, ni Navin», ou encore «La main propre, la tête haute», après avoir dénoncé les deux alliances de 2019 (MSM-ML et PTr-PMSD) et critiqué les gates des uns et des autres, Bérenger redonne lui-même du crédit à un leader du PTr dont le rayonnement ne dépasse pas le Square Guy Rozemont.

 

C’est donc en sauveur de la nation, malgré le désaveu en deux occasions de l’électorat, que Ramgoolam revient au devant de la scène, gonflé du bienvenu sérum que lui apportent ses camarades leaders. Le chef du PTr, à qui Boolell faisait visiblement de l’ombre étant fréquemment sous les projecteurs après ses PNQ, peut désormais se flatter de son importance, ayant même raflé le privilège de présider la première réunion du quatuor !

 

Ramgoolam, qui a fait savoir que c’est lui qui a demandé à Bérenger et Duval de met latet ansam, se voit-il déjà diriger une alliance de l’opposition au grand dam de Boolell que le rôle de leader de l’opposition devrait, logiquement, placer en position de challenger au poste de Premier ministre ? Assiste-t-on à un jeu de rapport de forces entre les deux Rouges au sein de cette alliance qui se signale par sa prématurité ?

 

En attendant ces réponses, sept mois seulement après les législatives, nos politiciens nous entraînent encore une fois dans un jeu où l’on veut nous convaincre que le choix pour les prochaines municipales sera entre les mêmes qui font et défont l’échiquier.

 

En face d’un pouvoir à la dérive, n’avons-nous que l’alternative de cette alliance de leaders fatigués, qui ont fait leur temps et sont incapables de renouveler le leadership au sein de leur parti ?
 

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