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Au pouvoir, citadins !

Au-delà du jeu de pouvoir que représenteront les municipales aux yeux des blocs traditionnels – qui se préparent déjà, tous connaissant la tactique fourbe du  Premier ministre –, au-delà du rapport de force auquel se livrent les partis de l’opposition les uns contre les autres, au-delà de l’enjeu national que ce scrutin local aura, nous assistons, ces jours-ci, à quelques agitations des mouvements dits petits partis, qui expriment déjà leur souhait de s’aligner à ces futures municipales.

 

C’est ainsi que nous aurons vu la naissance, cette semaine, de Linion Sitwayin, mené par Bruneau Laurette, celui-là même qui fut propulsé l’an dernier comme héros après sa capacité à mobiliser des dizaines de milliers de personnes dans les rues mais perdant graduellement de sa notoriété depuis qu’il a annoncé la création de son parti devenu une réalité. Laurette prend désormais son indépendance non seulement du gouvernement qu’il fustigeait depuis le début, mais se montre aussi critique contre une opposition avec qui il entretenait de bonnes relations.

 

S’il a seulement annoncé une probable participation de son nouveau parti aux municipales sans s’étaler sur le sujet, en revanche, le mouvement 100 % Citoyens ne fait aucun mystère de son souhait de barrer la route au gouvernement en rassemblant tous les partis de l’opposition parlementaire, extraparlementaire et les nouvelles formations invités à s'aligner sur la même plateforme.

 

Bien que, pour l’heure, les leaders des partis de l’opposition traditionnelle n’aient pas encore donné de suite à ce vœu, la position de Rezistans ek Alternativ qui dit oui à un regroupement de l’opposition, mais sans les partis traditionnels, mérite d’être soulignée. Sur Radio One, son porte-parole, Stéphane Gua, expliquait qu’un groupe réunissant les plateformes citoyennes autour d’un objectif commun serait plus crédible. Une posture salutaire permettant ainsi un travail d’un collectif qui se démarque des partis classiques.

 

Quand on sait que ceux-là utilisent les municipales comme marchepied pour placer leurs pions, on peut espérer que Gua et son parti redonnent le pouvoir aux citoyens sincères, capables de se réunir dans un mouvement de contestation civile, s’ils arrivent à créer une dynamique des forces !  N’est-il pas temps de donner une autre image de la vie politique mauricienne qui nous prend en otage et réduit nos choix uniquement entre les blocs traditionnels, qu’ils soient du gouvernement ou de l’opposition ?

 

Certes, ces formations-là, si elles se rassemblent, auront devant elles le plus gros obstacle antidémocratique : l’argent, puissante arme dans l’organisation de n’importe quel scrutin à Maurice. Mais est-ce impossible de sortir des sentiers battus dans une élection censée être de proximité, où les conseillers et les maires se doivent d’être des élus proches des citoyens ? N’est-il pas possible d’imaginer toute une somme d’énergie réunie autour de l’enjeu d’une administration efficace, après les manquements et faillites dans la gestion des municipalités jusqu’ici ?

 

Doit-on souligner que ce scrutin local est constamment détourné de son vrai objectif : le bien-être des citoyens et une gestion saine des villes ? Alors que le constat est là : les habitants, peu importe leur bord politique, expriment régulièrement un certain ras-le-bol face à la médiocre performance des gestionnaires des villes.

 

Avec la recomposition du paysage politique en marge de cette prochaine élection, ne peut-on pas avoir l’espérance de voir surgir des conseillers issus d’autres rangs que des partis traditionnels ? Serait-ce utopique de croire qu’il existe des citoyens pouvant travailler sur un projet commun, ayant à cœur l’intérêt supérieur des villes ? Et si, pour une fois, les citadins décidaient de prendre leur destinée en main, en donnant le pouvoir à de nouvelles équipes non issues des partis habituels dont nous connaissons l’inefficacité ?
 

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