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Après les critiques de l’opposition ?

À l’heure où l’on assiste à une continuelle crise de confiance entre le gouvernement et la population, à l’heure où l’opinion met en doute les informations distillées par les porte-parole du gouvernement autour des questions liées à la Covid-19, à l’heure où il ne manque pas de raisons pour que le peuple se sente délaissé, sinon orphelin, il est temps que les partis de l’opposition, après leurs analyses critiques du gouvernement, nous disent quelles sont leurs propositions pour de meilleurs lendemains.

 

Parce que jusqu’ici, à part le fait de se montrer en ordre dispersé et de se donner en spectacle sur des questions inutiles de candidature au poste de Premier ministre, que nous suggère l’opposition quand elle a fini de surfer sur l’impopularité du gouvernement ? N’est-il donc pas temps que l’opposition parlementaire qui, il y a à peine deux mois, appelait à cor et à cri à la démission du gouvernement MSM, nous partage ses idées à plusieurs niveaux ?

 

À un moment où l’on appréhende le grand retour à la normale dans les écoles le 18 octobre, avec l’éventualité d’une trentaine d’enfants entassés dans des salles de classe, alors qu’en ce moment même, nous assistons à une augmentation de cas parmi les étudiants, il serait judicieux que ceux qui veulent incarner l’alternance au pouvoir nous disent quelles seraient les options à notre portée. La solution serait-elle de ne pas rouvrir les écoles, de continuer les classes en ligne, même si l’on sait que tous ne sont pas égaux en termes de possession d’équipements ?

 

Parce que la situation inédite dans laquelle nous sommes, appelle, au-delà des critiques partisanes, des suggestions sérieuses, pragmatiques et crédibles. Et l’opposition, qui représente une importante frange de l’électorat, se doit de nous dire comment elle aurait géré la chose si d’aventure elle était au pouvoir. Ces suggestions-là seraient les bienvenues dans une situation où le gouvernement, qui semble dépassé par l’explosion des cas et le nombre de morts chaque jour, donne l’impression de fonctionner en mode trial and error.

 

L’enterrement de nos victimes de Covid-19, dont le protocole a changé depuis quelques jours alors que plusieurs familles de ces défunts avaient réclamé des funérailles dignes pour eux et la possibilité de pouvoir les voir une dernière fois, en est la preuve. Désormais – et heureusement –, les procédures permettent une prise en charge différente des funérailles et la possibilité de pouvoir choisir la dernière demeure des morts tandis que d'autres n'ont pas eu ce droit.

 

À quelques jours de l’ouverture totale de nos frontières, provoquant des peurs légitimes au sein de la population, il serait louable que l’opposition nous dise de manière claire quelles pourraient être nos choix. Faut-il oui ou non ouvrir nos frontières et si la réponse est négative, quelle serait alors l’alternative pour la relance de l’économie ? Si la réponse est positive, il serait louable que l’opposition nous dise, au-delà de ne pas ouvrir «brit brit», comment nous pourrons procéder !

 

Dans une situation où les portes du Parlement restent fermées, alors qu’il semble que les informations du gouvernement ne correspondent pas à la réalité de la Covid, dans un pays où la population assiste impuissante à des nominations douteuses – les dernières en date sont des proches du MSM qui se retrouveraient à l’Electoral Supervisory Commission (ESC) ainsi qu’à l’Electoral Boundaries Commission (EBC) et dont les noms seront contestés par le PMSD –, il serait temps que l’opposition ne s’arrête pas uniquement à la critique, certes importante, mais donne également des pistes de propositions crédibles et raisonnables.

 

Sinon, on finirait par croire que l’opposition ne fait que dans le populisme et la démagogie. Et au final, la crise de confiance ne serait pas seulement envers le gouvernement…

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