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2021, l’année qu’on ne regrettera pas !

Dans l’imaginaire collectif, elle allait chasser l’éprouvante 2020. Parce qu’elle était censée représenter l’espoir de jours meilleurs. Après la douloureuse découverte de la pandémie venue bouleverser nos vies, 2021 était désirée. Mais elle s’est révélée être une année encore plus cruelle. C’est peu dire que de souhaiter qu’elle n’ait pas existé ! Tant elle est marquée par des catastrophes à plusieurs niveaux : sanitaires, politiques, économiques, sociales. Et c’est notre pays qui a souffert.

 

Sur le plan humain, les citoyens ont été bouleversés par un coronavirus dévastateur, mettant leur moral en berne avec, aujourd’hui, malgré la période festive, un état d’esprit général où le coeur n’est pas obligatoirement à la fête. Peut-il en être autrement quand tout n’est qu’incertitude et peur ? Comment ne pas comprendre le mood plutôt triste de cette fin d’année, après les dégâts provoqués par la Covid-19 ? Que ce soit au niveau des changements dans nos vies : les gestes barrières, le télétravail de manière quasi-permanente pour certains, les classes à la maison… Que ce soit l’angoisse suscitée par le virus et l’incroyable escalade des morts, attaquant nos dialysés au début, s’en prenant ensuite à nos aînés, pour finir par ne plus faire la différence entre les âges, la Covid aura été, davantage en 2021, notre virulente ennemie commune !

 

Qui n'a pas connu, dans son entourage, le décès d’une victime du virus ou n’a pas vécu la difficile expérience d’enterrer un être cher ? Face à l’inquiétude et à l’ambiance stressante, le public, qui, en temps normal, devait pouvoir compter sur l’équipe dirigeante du pays, n’a pu le faire ! Car les responsables ont montré leurs limites dans la gestion de la pandémie, quand ils n’ont pas essayé d’escamoter les faits, ici en nous faisant croire que le pays était relativement Covid-safe, ou là en donnant des chiffres de décès qui ne reflétaient pas la réalité.

 

Non seulement la crise sanitaire n’a pu être maîtrisée car gouverner n’était pas prévoir mais cette année illustre également nos grandes failles au niveau de la Santé. Et le manque de confiance envers nos services fut illustré par le bruyant départ pour l’Inde de l’ancien Premier ministre (Ramgoolam), préférant les services indiens à ceux de l’ENT.

 

Comment ne pas être dans le désarroi quand il y a une mauvaise impression sur nos dirigeants qui n’assument pas leurs responsabilités, alors que certains ne sont pas au-dessus de tout soupçon ? Doit-on revenir sur les turbulences de cette fin d’année où l’on apprend qu’à l’exemple de l’achat à grands frais des respirateurs défectueux l’an dernier, cette fois, ce sont les pilules Molnupiravir qui font progresser la politique du copinage ? Il existerait donc des individus qui, avec la complicité d'âmes bien placées, voient dans la pandémie une occasion de s’enrichir sur le dos d’une population tracassée ! Le clientélisme n’aura jamais été si scandaleux en cette année où l’on se serait attendu à une solidarité de l’État et à un dialogue citoyen.

 

Mais c’est à un scénario contraire que nous avons assisté, avec des tentatives de contrôler les réseaux sociaux, les médias et les opinions libres, allant même jusqu’à faire voter des lois jetant le déshonneur sur notre République ! Et que dire de ces institutions étatiques kidnappées par le pouvoir politique au profit de leurs proches ou agents notoires et au détriment de la compétence et de la méritocratie ? Sans compter que «la voix du peuple» que représente l’Assemblée nationale a été réduite à une instance partisane par un Speaker indigne de ses fonctions, qui demeure le symbole de l’arrogance du pouvoir.

 

Faut-il pour autant perdre espoir en cette fin d’année ? Faut-il broyer du noir quand nous ne sentons aucune once d’empathie de la part de ce gouvernement ? Faut-il cultiver le pessimisme, alors que les mois futurs s’annoncent difficiles sur le plan économique, pendant que le pouvoir d’achat des ménages a considérablement baissé, conduisant des familles à plus de précarité ? Non, parce que si nous ne devrions rien attendre de nos dirigeants, en revanche, la foi en soi, l’organisation collective ainsi que la solidarité citoyenne restent notre salut. Et notre résilience qui fait partie de l'ADN mauricien est la réponse après cette épuisante année… Que nous puissions trouver en nous-mêmes cette force pour faire face à l’océan d’incertitude que représente 2022 !

 

Bonne année ! 

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