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2020, l’éprouvante année de nos 30 ans !

Elle était attendue cette année 2020. À 5-Plus dimanche, elle était espérée même car elle scellait les 30 ans d’existence de notre hebdomadaire. On voulait la vivre pleinement, sachant qu’elle allait être le baromètre de notre cheminement, du défi que requiert la vie d’un journal – avec ses hauts et ses bas –, de sa relation avec ses lecteurs, de sa capacité (ou pas) à pouvoir «humer l’air du temps». Mais, au-delà de cet anniversaire, l’année 2020 allait aussi nous permettre de voir l’évolution de notre paysage entre 1990 et 2020 !

 

La réflexion était faite, les textes étaient presque achevés sous la forme d’un cahier spécial qui allait accompagner notre numéro du dimanche 29 mars en marge du 1er avril, date de naissance de notre hebdomadaire. Mais c’était sans compter l’arrivée de la Covid-19 sur notre sol, venue tout chambouler à la mi-mars. Les célébrations n’étaient plus à l’agenda. Et, sur toile de fond du coronavirus, nous avons poursuivi notre mission qui est celle de prendre le pouls de notre île à travers des histoires vécues, sinon des batailles d’hommes et de femmes, pour tenter de comprendre le nouvel état du monde et celui de notre société.

 

Cette fois, nous étions témoins de l’attitude de tout un pays qui entrait dans un cauchemar collectif. De l’annonce du confinement dans un cafouillage inoubliable à l’exténuante sortie au supermarché en ordre alphabétique, en passant par la douloureuse expérience d’enterrer une dizaine de victimes de cette maladie, sans oublier les conséquences sur le plan économique, les Mauriciens auront vécu une expérience ineffaçable. 

 

S’il faut admettre que la gestion du coronavirus n’a pas été si catastrophique par les autorités, en revanche les enseignements donnent à voir un pays gangréné par ses maux, avec sa politique de copinage permettant à certains esprits véreux d’obtenir, en plein confinement de fructueux contrats avec l’achat des médicaments sur le dos d’une population effarée par la libre exploitation de l’argent du contribuable.

 

Du reste, la mort suspecte de Soopramanien Kistnen, suivie de toutes les révélations faites lors de l’enquête judiciaire en cette fin d’année, illustre ce dégoûtant système fait de passe-droits, de trafic d’influence, quand ce ne sont pas des allégations d’emploi fictif qui conduiront bientôt un ministre en cour à travers une private prosecution !

 

Mais si l’année 2020 reste douloureusement inoubliable, c’est aussi parce que le naufrage du Wakashio nous a permis de mesurer l’incapacité d’un gouvernement qui préférait se noyer dans son incompétence – avec pour résultat une catastrophe écologique envahissant nos lagons – que d’écouter des voix professionnelles et raisonnables.

 

Pendant que le Premier ministre continuait à vivre dans le déni, estimant avoir bien géré la situation allant jusqu’à se demander «kot mo finn fote ?» – phrase qui lui colle désormais à la peau comme une moule à son rocher –, on apprenait la mort d’une quarantaine de dauphins, doublée d’un autre drame avec le remorqueur Sir Gaëtan et son lourd bilan humain : quatre décès !

 

L’année tant attendue se révélait éprouvante. Mais pas que ! Fort heureusement ! Parce que c’est ensemble et animée d’une même énergie que les citoyens ont montré leur humanité et leur solidarité. Ici, en organisant une chaîne alimentaire pour les plus démunis – dont certains ont eu le malheur de voir leur modeste bicoque être démolie en plein confinement suite à une décision inhumaine du gouvernement –, ou là, dans le sillage du Wakashio, quand une immense marée humaine tentait de contenir une marée noire. Des initiatives se transformant en un éveil citoyen, né sur des braises de secousses, cristallisant une colère populaire avec des milliers de personnes descendant dans les rues les 29 août et 12 septembre derniers.

 

C’est sûr. L’année de nos 30 ans ne sera jamais oubliée. Avant de tourner la page 2020, pour bien comprendre l’évolution de notre journal intrinsèquement liée à la progression du pays, nous avons voulu remonter le fil du temps, comme pour retourner à la source de notre naissance au travers d’une multitude d’yeux aguerris et d’aventures humaines, dont nous vous proposons les récits dans ce numéro. Regarder dans le rétroviseur pour mieux comprendre le chemin parcouru. Et  rêver à l’espérance de jours meilleurs post-Covid 19.

 

C’est tout le bien que nous vous souhaitons en cette fin d’année 2020 !

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