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U-Link & Down Syndrome Association : pour une meilleure incursion sociale

Les bénéficiaires de l’association ont droit à plusieurs activités dont la peinture, l’artisanat et le sport.

L’association, qui milite pour le développement et l’intégration sociale des personnes handicapées, particulièrement des trisomiques, enchaîne les activités. Son objectif ? Informer et former le maximum de personnes pour une meilleure insertion.

Le projet est né suite à un constat. De nombreux parents ne connaissent pas suffisamment les droits de leurs enfants en situation de handicap. Une situation qui est probablement due à un manque d’information mais aussi au repli de certaines familles sur elles-mêmes face au handicap de leurs enfants. Avec son équipe, Ali Jookhun, membre fondateur et responsable de l’U-Link & Down Syndrome Association, qui réunit les trisomiques mais aussi ceux atteints d’autres handicaps, a donc mis sur pied un projet-pilote appelé If you can’t come to us, we come to you.

 

L’objectif, explique Ali Jookhun, est d’aller vers les familles pour leur donner le maximum d’information. «Au cours de ces dernières années, nous avons constaté que de nombreux parents ne savent pas toujours quoi faire et où aller pour trouver de l’aide, que ce soit pour les soins ou les pensions.» Il est aussi question des droits des enfants. «Certains ne savent pas s’ils peuvent ou pas bénéficier d’une aide sociale ou d’autres facilités comme une carte de parking, par exemple.» C’est ce genre d’information et bien plus encore que l’équipe de l’association essaie de propager auprès des familles. Si elles sont plus informées, c’est l’épanouissement et l’insertion sociale des enfants qui seront avantagés.

 

Pour Vandanah Gooria, responsable de projet, c’est aussi un moyen d’entamer un dialogue et de mieux connaître les difficultés auxquelles font face ces familles. Selon elle, il est important de les accompagner, les guider et les conseiller. «Lors de nos visites, nous avons pu voir que certains enfants passent leur journée à la maison et c’est souvent parce qu’ils ont décidé de s’isoler. Ils se renferment sur eux-mêmes et ne veulent plus aller à l’école. Nous leur proposons alors des activités et leur montrons quelles sont les ouvertures qui leur sont accessibles. Nous avons des activités comme la danse, le sport ou encore la peinture.»

 

Régulièrement, l’équipe de l'U-Link & Down Syndrome Association fait donc du porte-à-porte pour aller à la rencontre de ces familles. «Notre objectif est de sensibiliser le maximum de Mauriciens. C’est pour cela que nous avons mis en place une campagne de proximité, ce qui nous permet d’aller plus facilement chez les gens et de leur passer le message directement», souligne Ali Jookhun qui croit fortement en ce projet et à l’avancement qu’il peut apporter.

 

Ce dernier a créé U-Link en 2004 après le décès de ses deux filles, des jumelles, Irfaana et Unraana, qui sont nées avec une infirmité motrice cérébrale. À l’époque, porté par son propre combat et sa propre souffrance, Ali Jookhun s’engage afin de militer pour les enfants nés avec un handicap. «Quand nous avons commencé nos activités, nous avons rencontré beaucoup de trisomiques et à l’époque, il n’y avait pas d’association spécifique pour soutenir cet handicap. C’est ainsi que U-Link a donné naissance à la Down Syndrome Association. En 2012, nous nous sommes affiliés à l’association internationale. Nous avons aujourd’hui une cinquantaine de membres.»

 

Depuis, les deux associations qui ne forment plus qu’un ont le même  objectif : promouvoir le bien-être des enfants handicapés à Maurice, leur fournir une assistance en matière de santé et d’éducation, permettre leur intégration dans la vie communautaire, sensibiliser la société aux besoins et aux attentes de ces enfants et diffuser au maximum les informations sur les aides disponibles.

 

Au cours de l’année écoulée, l’association a multiplié les projets. Entre des activités récréatives, des marches de sensibilisation, des causeries et autres événements, de l’U-Link & Down Syndrome Association a mené  une bataille contre l’exclusion, la discrimination et la stigmatisation des personnes vivant avec un handicap. Leur inclusion dans notre société, par contre, est sa véritable priorité.

 

C’est justement dans cette optique qu’ils se sont récemment associés à l’ambassade américaine pour un projet qui vise à faciliter l’employabilité des jeunes handicapés. Le but de ce programme intitulé Down to Business, explique Vandanah Gooria, est de permettre de développer un savoir-faire et ensuite de pouvoir leur décrocher un emploi, ce qui leur permettra de gagner en autonomie.

 

Parmi les formations proposées : la poterie, l’agriculture aquaponique et l’esthétisme. «Nous leur avons d’abord demandé de se projeter, de nous parler de ce qu’ils souhaitaient pour leur avenir, d’imaginer le travail qu’ils voudraient faire. Nous les avons ensuite canalisés vers les formations.» Une formation sur l’artisanat a déjà commencé et une autre sur l’agriculture débutera bientôt. D’ailleurs, l’association espère bientôt pouvoir monter sa propre ferme aquaponique.