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Tout sur la maladie de Kawasaki

Après le coronavirus, c’est la maladie qui défraie la chronique et elle touche principalement les enfants. Qu’est-ce que c’est ? Quels sont les symptômes ? Quel traitement est disponible ? Quel lien ça a avec la Covid-19 ? Le Dr Oomesh Toofanny (photo), consultant pédiatre, nous éclaire sur le sujet.

Sa cause est toujours inconnue mais son existence bien réelle. La maladie de Kawasaki – découverte par le pédiatre Tomisaku Kawasaki  au Japon en 1961 et déterminée par une inflammation de la paroi des vaisseaux sanguins dans tout le corps –, est bel et bien présente dans le monde entier, même si elle s’est déclarée plus fréquemment dans les populations asiatiques. «L’incidence de la maladie de Kawasaki a été plus élevée au Japon et elle toucherait principalement les enfants entre 0 et 5 ans. Bien que dans des rares cas, des adolescents et adultes puissent être atteints. La maladie est rare en général mais peut quand même survenir. De plus, comme on en ignore toujours la cause, il est difficile de la prévenir», souligne le Dr Oomesh Toofanny, consultant pédiatre au ministère de la Santé.

 

Toutefois, certains éléments font penser que la maladie de Kawasaki serait d’origine infectieuse. «Elle peut être liée à une infection virale ou à un autre organisme. Toutefois, le changement ou la réaction anormale du système immunitaire que cela opère chez des enfants génétiquement prédisposés porte à croire que la maladie a une origine infectieuse. Donc, n’importe quelle maladie infectieuse peut la déclencher ; elle n’est pas principalement liée à la Covid-19 comme on pourrait le croire», fait ressortir le pédiatre. Il précise que la maladie de Kawasaki est non-contagieuse mais qu’il n’y a aucun mode de prévention contre elle en raison de son origine inconnue.

 

Mais comment la reconnaît-on ? «La personne atteinte fait une forte fièvre qui persiste plus de cinq jours malgré un traitement antipyrétique, a une éruption cutanée avec des taches rouges éparpillées, une conjonctivite et la langue rouge, un peu comme une framboise ou une fraise», nous explique le Dr Oomesh Toofanny. D’autres symptômes peuvent aussi être observés chez certains patients : la gorge devient rouge, les lèvres sont crevassées, rouges et sèches, les paumes des mains et la plante des pieds deviennent rouges ou rouge violet, et les mains et les pieds peuvent gonfler. La peau des doigts des mains et des pieds commence à peler environ 10 jours après l’apparition de la maladie et les ganglions lymphatiques au niveau du cou sont souvent gonflés et sensibles.

 

«Poser le bon diagnostic»

 

Après l’élimination d’autres pathologies, nous explique le médecin, un diagnostic approfondi est fait si l’enfant présente un des symptômes cités plus haut afin d’administrer le traitement nécessaire. «Il est primordial de poser le bon diagnostic pour que le traitement soit efficace. Aussi, plus tôt on commence le traitement qui sera à base d’immunoglobulines et d’aspirine, plus cela permettra de réduire significativement le risque de lésions au niveau des artères coronaires et accélérera la disparition des symptômes tels que la fièvre, l’éruption cutanée, entre autres.»

 

Comme pour toute maladie, si un traitement n’est pas administré à temps, le risque de complication est réel. Dans le cas de la maladie de Kawasaki, si elle n’est pas traitée à temps, jusqu’à un patient sur quatre peut développer des troubles cardiaques. Dans des rares cas, la personne atteinte peut développer le problème cardiaque le plus grave : une dilatation de la paroi d’une artère coronaire. Ces anévrismes peuvent se rompre ou provoquer la formation d’un caillot sanguin, provoquant ainsi un infarctus du myocarde et une mort subite. Parmi les autres troubles qui peuvent surgir en cas de non traitement, il y a aussi l’inflammation douloureuse des tissus qui entourent le cerveau. Ainsi, un diagnostic et un traitement rapides réduisent le risque de complications. Car la maladie de Kawasaki, c’est avant tout agir le plus vite possible dès les premiers doutes.