Soutenez 5plus.mu

CHERS LECTEURS DE 5plus - dimanche

En raison de la période de confinement, certains de vos points de ventes habituels sont fermés.

Retrouvez l’édition de de 5-Plus dimanche sur le Kiosk digital.

Bonne lecture,

Protégez vous, restez chez vous.

  • Pascal Desroches, arrêté pour agressions sexuelles : portrait du violeur en série aux deux visages
  • Rashmi Rocket : Taapsee Pannu court plus vite que son ombre
  • Nouvel album : Alain Ramanisum va vous faire… «Danse»
  • Malenn Oodiah : «Nous pouvons et nous devons réinventer notre modèle de société»
  • Covid-19 : Maurice tombe le masque, Rodrigues sur le qui-vive
  • Un an depuis la disparition tragique de Soopramanien Kistnen - Hansley, son fils : «Mo gard lespwar pou kone ki sannla inn tir lavi mo papa»
  • Si les «Avengers» n’existaient pas…
  • Tennis de table – ITTF World Youth Championships : A la conquête du Portugal
  • Prince Stave : a Nigerian musician in Mauritius
  • La situation des rastas mauriciens préoccupe l’opinion internationale

Syndrome des ovaires polykystiques : quelle alimentation adopter ?

Il toucherait une femme sur dix dans le monde et serait la première cause d’infertilité féminine, en plus d’être associée à des complications métaboliques et cardio-vasculaires. Le syndrome des ovaires polykystiques, aussi appelé syndrome de Stein-Leventhal, est la maladie hormonale la plus fréquente chez les femmes en âge de procréer. À ce jour, il n’existe pas de traitement spécifique mais un mode de vie sain ainsi qu’une alimentation adaptée et équilibrée peuvent contribuer à une amélioration. La diététicienne Yovanee Veerapen nous en dit plus sur le sujet…

Le mois de septembre est dédié à la sensibilisation. La sensibilisation au syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), une affection qui touche les femmes et qui est souvent due à un déséquilibre des hormones sexuelles chez la femme. «Cela peut entraîner des symptômes comme des cycles menstruels irréguliers, des affections de la peau comme l’acné ou encore une pilosité excessive sur le visage et le corps, des troubles de la fertilité et des kystes sur les ovaires», explique la diététicienne Yovanee Veerapen. Comment guérir du SOPK ? Il n’existe aucun traitement à proprement parler, si ce n’est un traitement symptomatique qui repose sur l’hygiène de vie, la prise éventuelle de médicaments, le suivi de possibles complications, la prise en charge de l’infertilité mais aussi une alimentation saine. Justement, quels aliments privilégier et lesquels éviter quand on souffre du SOPK ?

 

Notre interlocutrice conseille d’opter pour des aliments riches en fibres. Comme les fruits, légumes, grains entiers, noix, graines et légumineuses. «Les fibres réduisent la vitesse d’absorption des glucides. Cela limite les pics de sucre dans le sang. C’est un effet non négligeable pour les femmes ayant le SOPK, qui sont à risques de le développer ou ayant une résistance à l’insuline. De plus, les fibres nourrissent le microbiote intestinal et permettent d’avoir un meilleur contrôle glycémique», souligne Yovanee Veerapen.

 

Autres aliments à privilégier : ceux qui sont de bonnes sources de gras. Selon plusieurs études, les personnes atteintes du SOPK ont un risque d’athérosclérose plus élevé (plaques qui obstruent les artères en durcissant) que la population générale. «Les bons gras permettent de normaliser les taux de cholestérol et favorisent une bonne santé du cœur. Les sources alimentaires de bons gras sont les poissons gras comme le saumon, la sardine, entre autres. Il y en a aussi dans les noix, graines et huiles végétales.»

 

Les protéines maigres sont aussi recommandées car, tout comme les fibres, les protéines aident à faire durer la sensation de satiété, ce qui fait que vous mangerez moins. C’est donc un excellent moyen de vous aider à contrôler votre poids. Assurez-vous de consommer des protéines à chaque repas et collation. «Les protéines aident non seulement à atteindre un état de satiété parfait mais permettent également de contrôler le sucre sanguin et le poids. Vous avez de la protéine dans le poulet (de préférence, optez pour le blanc de poulet), le poisson, les produits laitiers faibles en gras, les œufs et les légumineuses», fait ressortir la diététicienne.

 

À l’inverse, certains aliments doivent être évités ou consommés en quantité limitée de manière significative, afin de contrôler les symptômes du SOPK. À commencer par les aliments riches en glucides raffinés comme le pain, les pâtes, le riz blanc, les pâtisseries, viennoiseries, desserts sucrés et tout ce qui est fait avec de la farine blanche. «Ces aliments provoquent une inflammation et augmentent la résistance à l’insuline. Vous avez aussi les aliments et boissons sucrés. Le sucre est un glucide qui doit être évité dans la mesure du possible car le sucre perturbe l’équilibre hormonal dans le corps autant que d’autres aliments à éviter», explique la Yovanee Veerapen.

 

Les fast-foods doivent également être à proscrits. Parce qu’une consommation excessive de gras saturés et de gras trans peut entraîner un gain de poids, une hypertension artérielle et une hypercholestérolémie. Les aliments transformés sont aussi mauvais pour l’organisme car ils peuvent provoquer une inflammation. «L’inflammation est l’une des principales causes de problèmes d’insuline, de déséquilibre hormonal et de SOPK. Évitez donc les aliments transformés et favorisez des cuissons à la vapeur ou au four. Si vous souhaitez utiliser de l’huile, optez pour de l’huile d’olive en petite quantité.»

 

Autant que possible, évitez aussi la viande rouge qui est plus riche en graisses saturées, ce qui peut contribuer à la prise de poids. Mais aussi le café car la caféine peut augmenter les hormones de stress, ce qui augmente à son tour le taux d’insuline. «S’habituer au café diminue la sensibilité à l’insuline d’une personne, ce qui rend plus difficile la régulation de son taux de glycémie. De plus, l’acidité du café provoque des troubles digestifs, des brûlures d’estomac et des déséquilibres dans le microbiome intestinal. La caféine peut également perturber le sommeil et favoriser l’anxiété, ce qui n’est pas idéal pour une femme atteinte de SOPK.»

 

Conclusion de Yovanee Veerapen : il n’existe pas de régime particulier pour prévenir ou traiter le SOPK. Mais une alimentation équilibrée, combinée à une activité physique, peut aider à prendre en charge certaines des complications du SOPK à long terme, pour une meilleure qualité de vie. Elle conseille aux femmes souffrant de SOPK de consulter des professionnels de la santé pour avoir un meilleur accompagnement et apprendre à mieux gérer cette maladie au quotidien.

 


 

Bio express : Yovanee Veerapen est diplômée de la faculté des sciences de la santé de l’Université de Maurice, avec un BSc en Nutritional Sciences Sp. Dietetics. Elle est également titulaire d’un MBA de l’Open University of Mauritius et exerce en tant que diététicienne en free-lance depuis 2013. La diététicienne et consultante en nutrition est aussi la fondatrice de NutriSmart Consultancy Ltd.

 

Yovanee Veerapen s’oppose à tous les concepts de régimes stricts et de cookie cutter meal plans. Pour plus d’informations ou une consultation (la diététicienne consulte à Curepipe, Quatre-Bornes, Réduit et Grand-Baie), elle est joignable au 5250 8384. Vous pouvez également l’écrire à l’adresse mail : info@nutrismart.mu. Vous pouvez également la suivre sur Facebook : Yovanee Veerapen Dietitian – NutriSmart et Instagram : nutrismart.mu ou consulter le site Web : www.nutrismart.mu. D’ailleurs, restez connecté car la diététicienne arrive bientôt avec des nouveautés pour une
meilleure santé.