• Le bal des congrès du MSM ouvert : Pravind Jugnauth tire sur ses adversaires et se défend
  • Lettre anonyme qu’un Senior Advisor du PM aurait envoyée contre elle - Ameenah Gurib-Fakim : «C’est inacceptable qu’on m’ait mis tout ça sur le dos»
  • Accord PTr-MMM-PMSD : des observateurs entre espoir et scepticisme
  • Accord PTr-MMM-PMSD : les nouvelles cartes de l'opposition…
  • L’infini duel Jugnauth-Ramgoolam !
  • Laal Singh Chaddha : «Forrest Gump», aux saveurs de Bollywood
  • La Vierge Marie, la «mère douce et protectrice» au coeur des familles mauriciennes
  • Fête de l’Assomption : quand l’APEIM fait briller les couleurs de Marie
  • Chelsea vs Tottenham : nouvelle saison nouvelle ambition
  • 14e journée : Colour My fate sous 54.58s !

Second Chance Animal Rescue : pour le bien-être de nos amis à quatre pattes

Sam et ses amis se donnent corps et âme pour secourir et soigner les animaux qu'ils croisent sur leur route.

Ils militent contre l’abandon et la maltraitance des animaux. Aujourd’hui, l’association Second Chance Animal Rescue fait tout pour construire un refuge où ils pourront recueillir et soigner les animaux abandonnés avant de leur trouver une famille. 

Les années passent et le problème reste entier. La question des chiens errants est un casse-tête auquel les autorités peinent à trouver une solution. Dans les rues, les bazars, sur les gares ou encore sur les plages, la vue de ces nombreux animaux sans abri irrite certains et chagrinent beaucoup d’autres. Au cours de ces dernières années, plusieurs Mauriciens, amoureux des animaux et fervents défenseurs de la cause animale, sont montés au créneau non seulement pour dénoncer la situation mais surtout pour s’engager et agir afin d’essayer de trouver des solutions.

 

Parmi, Second Chance Animal Rescue (SCAR), une ONG créée par Sameer Golam il y a quelques années pour porter secours aux animaux en détresse et lutter contre le problème de chiens errants en faisant tout pour que la logistique et les structures nécessaires soient mises en place afin de lutter contre ce fléau. Aujourd’hui, l’association espère pouvoir bientôt mettre sur pied un refuge où ils pourront recueillir et soigner les animaux abandonnés avant de les placer dans des familles adoptives.

 

«Je suis le fondateur et le président de l’association qui est née en 2015 et qui regroupe des amoureux de la cause animale. Mais notre aventure a commencé en 2012 avec un groupe Facebook qui s’appelait “Pa laisse zanimo dans nous lendroit maltraiter”. En 2015, avec Madhu Bholah Appasamy, qui est aujourd’hui mon bras droit, nous avons lancé l’association officiellement. Très vite, des gens, dont Shamiah Kodabux qui comme moi ne voulait plus rester les bras croisés, se sont joints à moi. Nous avons commencé à aller sur le terrain et faire des sauvetages. On postait sur les réseaux sociaux pour interpeller les Mauriciens. Ça a incité de nombreuses personnes à venir nous donner un coup de main. Madame Youshreen nous a beaucoup aidés car elle s’occupe de 100 chats que nous avons recueillis. Nous avons actuellement avec nous une soixantaine de chiens», explique Sameer Golam.

 

Jusqu’ici, SCAR a organisé une trentaine de journées de stérilisation dans différents endroits à travers le pays. Des journées d’adoption ont également eu lieu afin de permettre à des familles d’offrir un foyer à ces animaux abandonnés et délaissés. S’occuper d’autant animaux, lance notre interlocuteur, est loin d’être un travail facile. Sans passion et dévouement, nombreux sont ceux qui auraient abandonné depuis longtemps.

 

Construction d'un refuge

 

Pourtant, malgré les hauts et les bras, son équipe et lui s’accrochent. «C’est difficile et compliqué. On est fatigués, stressés, endettés, mais quand on voit combien d’animaux nous aidons, que ce soit de manière directe ou indirecte, on est incapables d’arrêter. Cet engagement demande énormément de temps et de sacrifice. Pas de congé, pas de fête. On doit se débrouiller comme on peut mais on continue malgré tout car nous croyons dans ce que nous faisons et ne souhaitons que le bien de ces animaux qui ne demandent que tendresse et affection.»

 

Au fil des années, Sameer, plus connu comme Sam, a nourri le rêve de mettre sur pied un abri où il pourrait recueillir, soigner, s’occuper des animaux abandonnés et souvent mal en point avant de leur trouver une famille d’adoption. «Le gouvernement nous avait proposé un terrain sur lequel faire notre projet mais les conditions n’étaient pas bonnes. Le projet de shelter est donc resté dans le placard jusqu’à ce qu’un couple de Grande-Bretagne, sensible à notre cause, nous fasse un généreux don. Grâce à ça, nous avons pu acheter un terrain de deux arpents à Mon Loisir où nous allons construire cet abri où nous allons pouvoir nous occuper de ces pauvres animaux.»

 

C’est donc dans cette optique qu’une levée de fonds a actuellement lieu sur la plateforme smallstepmatters.org. Des Rs 550 000 requises, la somme de Rs 86 000 a été à ce jour obtenue. L’argent récolté permettra à Sam et à son équipe de construire le refuge où ils pourront mener à bien leur programme de Catch, Neuter and Release. «Nous avons le terrain, nous avons le permis de construction. Il nous manque uniquement les fonds pour lancer les travaux. Nous lançons un appel aux Mauriciens pour qu’ils nous soutiennent dans ce combat et qu’ensemble nous offrions une seconde chance à ces animaux qui ne connaissent pas d’amour, pas d’affection et aucune compassion. Nous allons prendre soin d’eux et les remettre sur leurs pattes avant qu’ils puissent trouver une famille aimante. Sans l’aide des Mauriciens, nous n’y arriverons pas. Nous comptons sur vous.»

 

Si au cours de ces dernières années, bien des choses ont changé et évolué positivement, il reste encore beaucoup à faire, estime Sam. «Le gouvernement doit rendre la stérilisation obligatoire et faire que ça soit gratuit. Ce n’est que comme ça que ça va fonctionner. Une approche brutale et inhumaine ne sert à rien. Il est important aussi qu’il y ait une unité de police spéciale qui lutte contre la maltraitance des animaux.»

 

Si les mentalités ont bien changé, poursuit Sam, le chemin vers une meilleure gestion du problème est encore long. «Pour arriver à un vrai changement, nous avons besoin de la coopération de tous. Du gouvernement, de la presse, des réseaux sociaux et des Mauriciens. Tous ensemble, nous devons sensibiliser la population sur comment s’occuper des animaux correctement, les apprendre à ne pas abandonner les chiots et les chatons, à stériliser mâles et femelles, et à demander de l’aide aux ONG ou en ligne quand ils ne peuvent pas s’occuper d’eux pour que d’autres personnes prennent le relais.»

 

Ce n’est que comme ça, dit-il, qu’il y aura moins d’abandons et plus d’animaux heureux.