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Octobre Rose : Meenachee Ramasawmy, la reconstruction à travers l’engagement

Après avoir vaincu lr cancer du sein, elle s’est mise au service des autres.

Un mois pour alerter, sensibiliser et mener des actions de prévention sur le cancer du sein mais aussi s’engager. Octobre Rose incite chaque femme à être actrice de sa santé. À l’instar de Meenachee Ramasawmy, 73 ans, qui est également devenue un précieux soutien pour les autres malades. Rencontre.

Elle nous accueille avec le sourire aux lèvres et une sérénité palpable. Nous sommes au centre de Breast Cancer Care (BCC) à Vacoas et Meenachee Ramasawmy semble à l’aise en ces lieux qu’elle connaît bien. Très chic mais un tantinet timide, elle s’installe sur le canapé du petit salon très cosy, tout en ajustant son pantalon bleu roi et sa veste rose. Elle enlève délicatement son chapeau rose pâle pour dévoiler une chevelure toute grise maintenue par un serre-tête noir très discret, tout comme sa broche de BCC et le ruban d’Octobre Rose épinglés sur sa veste. Elle croise ses jambes et soutien ses genoux de ses deux mains, dévoilant ses sandales rouges. Ses mains fines bougent par moment, au gré de sa voix douce et posée. Son expérience avec le cancer du sein est ce qui fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui et la pousse à œuvrer auprès d’autres femmes touchées.

 

«Pour moi, la reconstruction passe aussi par mon engagement et je suis encore plus motivée à me battre, à avancer et à profiter pleinement de  la vie. C’est pour cela que je m’engage auprès de ces femmes, pour qu’elles ne baissent pas les bras face à la maladie. C’est pour cela que je partage mon vécu avec les autres, car mon cancer a été le début d’une mission pour moi», lâche-t-elle avec fougue. Son engagement ne date pas d’hier. Il remonte à sept ans, soit en 2013, quand sa vie bascule. Meenachee, 67 ans à l’époque, bouliste de renom, jonglant entre la natation et la marche, est diagnostiquée d’un cancer du sein en juillet et se prépare à subir une ablation en décembre. «C’est vraiment difficile à gérer au début car on est perdue. De plus, c’est une maladie qui est considérée comme taboue par bon nombre de personnes. Malgré la difficulté, je me disais que j’étais une guerrière et qu’il fallait que je me batte. Il était hors de question pour moi de baisser les bras», confie notre interlocutrice. Après l’opération, elle enchaîne avec 12 séances de chimiothérapie et 25 radiothérapies, des moments difficiles, mais elle persévère.

 

Aujourd’hui, Meenachee, vraie battante dans l’âme, se dit heureuse d’avoir tenu bon mais aussi d’avoir eu le soutien de ses proches. «Ils étaient là à chaque étape et cela m’a donné encore plus de force pour me battre, mais je l’ai aussi fait pour moi. Car j’étais une personne très active. C’est pour cela que je me suis fait un devoir par la suite de m’engager auprès des autres dans ce combat contre le cancer du sein. Car nous n’avons qu’une vie et nous devons la vivre au mieux et ne pas nous apitoyer sur notre sort quand nous vivons des difficultés.»

 

D’ailleurs, elle nous confie que l’épreuve du cancer l’a amenée à une prise de conscience sur la signification de la vie. «Il a fallu que j’ai un cancer pour découvrir l’importance de vivre sa vie pleinement et de ne rien prendre pour acquis. C’est pourquoi, après ma rémission, je me suis engagée auprès de la BCC mais aussi auprès de toutes les femmes que je croise dans le bus, à l’hôpital ou autre, pour les conscientiser sur l’importance du dépistage mais aussi d’apporter du soutien et de l’encadrement à celles qui souffrent de cette maladie», confie Meenachee.

 

Elle répond donc toujours présente pour les campagnes de sensibilisation de la BCC et aussi pour encadrer toutes les femmes qui en ont besoin. «Pour moi, c’est un devoir de pousser les femmes à sortir de leur coquille et ne pas se renfermer sur elles-mêmes.» Partager, soutenir, éduquer, c’est la mission que s’est donnée la fringante septuagénaire, heureuse de se servir de sa propre expérience pour mettre de la lumière dans la vie d’autres malades du cancer.