Soutenez 5plus.mu

CHERS LECTEURS DE 5plus - dimanche

En raison de la période de confinement, certains de vos points de ventes habituels sont fermés.

Retrouvez l’édition de de 5-Plus dimanche sur le Kiosk digital.

Bonne lecture,

Protégez vous, restez chez vous.

  • Pascal Desroches, arrêté pour agressions sexuelles : portrait du violeur en série aux deux visages
  • Rashmi Rocket : Taapsee Pannu court plus vite que son ombre
  • Nouvel album : Alain Ramanisum va vous faire… «Danse»
  • Malenn Oodiah : «Nous pouvons et nous devons réinventer notre modèle de société»
  • Covid-19 : Maurice tombe le masque, Rodrigues sur le qui-vive
  • Un an depuis la disparition tragique de Soopramanien Kistnen - Hansley, son fils : «Mo gard lespwar pou kone ki sannla inn tir lavi mo papa»
  • Si les «Avengers» n’existaient pas…
  • Tennis de table – ITTF World Youth Championships : A la conquête du Portugal
  • Prince Stave : a Nigerian musician in Mauritius
  • La situation des rastas mauriciens préoccupe l’opinion internationale

Mélasma : ces taches qui font de l’ombre au visage

Le Dr Gitanjali Petkar, investigatrice principale et experte médicale au CIDP.

Si vous avez des taches foncées sur le visage, qui ne disparaissent pas, vous pourriez être touché par un type d’hyperpigmentation appelé mélasma. D’après l’Académie américaine de dermatologie, le mélasma touche essentiellement des femmes. Cette affection pourrait aussi être plus courante chez les femmes enceintes et celles prenant des contraceptifs oraux, selon l’Institut international de la peau. Cette affection causée par un changement hormonal et l’exposition au soleil ne présente aucun risque pour la santé. Mais quels soins pour l’estomper ? Le Dr Gitanjali Petkar nous en dit plus.

Vous en avez peut-être vous-même ou connaissez quelqu’un qui en a. Vous savez : ces taches brunes qui se forment sur le visage, principalement sur le front, les joues, le nez et le menton… Cette affection de la peau s’appelle le mélasma et même s’il n’épargne pas les hommes, il touche principalement les femmes, surtout celles qui sont âgées entre 20 et 50 ans. Le Centre international de développement pharmaceutique (CIDP), basé à Phoenix, étudie cette question depuis 2004, en menant des recherches poussées pour le compte de plusieurs fabricants internationaux de produits cosmétiques. L’objectif est de mieux comprendre les causes derrière l’apparition de ces taches pigmentaires et surtout d’évaluer l’efficacité des produits développés pour les traiter.

 

«Les causes précises du mélasma ne sont pas vraiment connues. Cependant, nous savons qu’il y a des facteurs déclencheurs comme une exposition au soleil, des prédispositions génétiques, un débalancement hormonal ou la prise de contraceptifs oraux. Les taches peuvent aussi apparaître pendant la grossesse, avant de disparaître quelques mois après l’accouchement. On parle alors de masque de grossesse. Sa nature chronique et ses origines multiples font qu’il est difficile de lui trouver un traitement précis. Soigner les causes sous-jacentes et prévenir les facteurs aggravants ou déclencheurs représentent la base des cures proposées. Il faut aussi souligner que le mélasma, comme d’autres maladies de la peau, peut être une source de stress psychologique pour certaines personnes», explique le Dr Gitanjali Petkar, investigatrice principale au CIDP.

 

Pour réduire les risques de développer cette affection, il est important d’observer quelques précautions. D’abord, il faut se protéger du soleil et surtout de ses rayons ultra-violets (uva et uvb), connus pour leur rôle dans l’apparition des taches pigmentaires. Il est conseillé d’éviter de s’exposer aux rayons UV pendant de longues heures, en particulier entre 11 et 16 heures, qui sont les heures les plus chaudes. «L’utilisation d’une crème solaire (SPF 30+, 50+), même lorsque le temps est couvert, est fortement recommandée. Dans certains cas, il est conseillé aux patients suivant un traitement médical précis de consulter leur médecin pour s’assurer que les médicaments prescrits n’accentuent pas leur photosensibilité», avance notre interlocutrice.

 

Bien s’informer

 

Tous les traitements proposés jusqu’ici ont pour but d’éclaircir les taches. Il y a les crèmes dépigmentaires qui peuvent être utilisées seules ou en combinaison avec d’autres traitements pour améliorer leur efficacité. Elles sont disponibles sous forme de crèmes, de lotions, de gels ou de sérums. Il y a aussi les peelings chimiques à base d’acides qui induisent une brûlure chimique contrôlée sur la couche superficielle de la peau, enlevant ainsi l’excès de mélanine qui cause la tache. «Bien qu’ils soient très efficaces pour traiter les taches pigmentaires, ces produits peuvent irriter la peau, d’où le besoin de les utiliser avec précaution en suivant scrupuleusement les instructions d’un professionnel de santé.»

 

Plus coûteux, le traitement au laser est aujourd’hui une autre option envisageable. Cependant, y recourir n’est pas sans risque et il est nécessaire de bien s’informer sur les effets indésirables qui peuvent survenir à la suite d’une intervention. En effet, ce traitement ne doit être utilisé qu’en dernier recours, c’est-à-dire dans l’éventualité où tous les autres soins ont échoué.

 


 

À propos du CIDP

 

Créé en 2004, le CIDP (Centre international de développement pharmaceutique) est une société de Recherche sous Contrat (CRO) internationale, pionnière dans le domaine de la recherche et du développement cosmétique et pharmaceutique à Maurice. Le groupe a pour vocation d’évaluer la sécurité et l’efficacité des ingrédients ainsi que des produits cosmétiques et pharmaceutiques. Pour les études qu’il mène, le CIDP fait régulièrement appel à des volontaires, leur donnant ainsi accès à des traitements innovants qui ne sont pas disponibles sur le marché. Ceux intéressés par ces études peuvent s’inscrire sur le site Internet : https://volunteers-mu.cidp-cro.com/.

 


 

9 remèdes naturels pour prendre soin de sa peau

 

La principale façon de prévenir et d’éliminer les taches épidermiques est de prendre soin de notre peau et de la protéger du soleil, surtout pendant les mois d’été. Mais aussi en hiver et par temps nuageux. En outre, l’alimentation joue un rôle important ainsi que les produits naturels. En voici quelques-uns...

 

• Aloe vera. L’application d’aloe vera sur la peau peut aider à réduire le chloasma pendant la grossesse, selon une étude publiée dans le Journal of Cosmetic and Laser Therapy. L’aloe vera hydrate, nourrit et adoucit la peau. Il apaise les éruptions cutanées comme les coups de soleil, améliore l’apparence de l’acné, réduit les verrues et les taches pigmentaires foncées, et agit comme un exfoliant.

 

• Oignon. Utilisé avant tout comme tonique, on peut l’appliquer directement sur les taches et le laisser agir quelques minutes. On peut aussi en faire un jus.

• Jus de citron. Il est principalement utilisé comme agent de blanchiment et, bien qu’il soit un remède très présent dans les options naturelles, l’American Society of Dermatological Surgery (ASDS) ne le recommande pas car il peut aggraver l’hyperpigmentation.

• Lait. L’acide lactique agit comme un exfoliant naturel et donne à la peau brillance et douceur. Il est efficace pour éclaircir et enlever les taches. On peut l’appliquer directement avec un coton ou un gaze qu’on aura préalablement chauffé un peu.

• Vinaigre de cidre. Contrairement au lait, on ne doit pas l’appliquer directement mais dilué avec de l’eau.

 

• Argile. Dotée d’une forte teneur en minéraux, elle possède des propriétés actives pour la peau, comme le nettoyage, la désintoxication et l’exfoliation.

 

• Persil. Il contient des composés antioxydants qui aident à combattre les radicaux libres. Il est utile pour nettoyer la peau des impuretés et de l’excès de sébum.

 

• Blanc d’œuf, concombre et miel. Le mélange de tous ces ingrédients forme une sorte de masque que l’on applique directement sur la peau.

 

• Tomate. On peut appliquer une tranche directement et frotter doucement sur le visage.

 

Il convient de rappeler qu’avant d’appliquer un produit sur la peau et, en cas de détection d’une anomalie, il faut consulter un dermatologue.