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Maneater : moi, requin !

Ah mais franchement, quelle idée ! Si vous voulez savoir de quoi a l’air le film Les dents de la mer du point de vue du requin, voilà un jeu disponible sur PC, XBOX One et PS4 – et un peu plus tard sur la Switch – qui raconte les aventures d’un requin dans un open world pas tout le temps aquatique. Délirant, à défaut d’être parfait. 

Il y a une histoire !

 

Il y a bien une histoire dans cette simulation de… requin. Ainsi, Maneater est le nom d’une émission fictive concoctée par un pêcheur du nom de Scally Pete qui réussit à capturer le requin qui a tué son père. Or, le petit du requin réussit à s’échapper, non sans avoir privé le monsieur de son bras ! Vous l’aurez deviné, c’est ce petit que vous allez contrôler tout au long de sa vie, lorsqu’il sera traqué par Scally Pete. La vengeance est donc des deux côtés…

 

Un «gameplay» pas toujours sympa

 

Si l’histoire, farfelue, n’est bien sûr pas à prendre au sérieux, il faudra quand même être exigeant pour le reste. Car c’est un pari risqué de proposer de diriger un requin en monde ouvert. Il faut avouer que les développeurs de Tripwire Interactive (les franchises Killing Floor et Red Orchestra sur PC) ont un désir de soigner leur bébé mordant. On a donc un requin «customisable» (des bio-armures, nouvelles aptitudes et autres skins à débloquer) qui va monter son niveau en tuant d’autres poissons mais aussi en détruisant des bateaux et en croquant de pauvres êtres humains. Le requin peut même faire des bonds sur la terre ferme pour manger les gens de façon plus efficace ! Le monde ouvert est en fait une grosse carte avec de multiples parties à débloquer, avec aussi de nouveaux ennemis, plus balèzes, à prendre en compte au fur et à mesure que votre niveau monte.

 

C’est plutôt classique en fin de compte mais les premières heures de découverte sont fun… Le jeu s’essouffle vite, d’autant qu’il vous faudra une bonne quinzaine d’heures pour en voir le bout. Parce que Maneater se renouvelle assez peu, il devient très vite répétitif, avec toujours les mêmes objectifs à remplir et les mêmes mécaniques. Et c’est fort dommage car le contexte tellement particulier aurait pu laisser place à plein d’autres idées délirantes. On ajoutera aussi et souvent une caméra capricieuse dans certains endroits et un système de verrouillage de cible assez approximatif. N’empêche, le jeu reste très fun à prendre en main…

 

Visuellement «bof» mais…

 

S’il faut avouer que les environnements sont plutôt variés, Maneater semble par moments venir d’une ancienne génération. Le comble pour un jeu qui se passe le plus souvent ou tout près de la surface, avec des effets aquatiques (les vagues, les ondulations, les effets de lumière) assez quelconques. N’empêche, le jeu a un vrai ton visuel cartoon et l’aspect audio (notamment les commentaires du pêcheur tout au long de votre périple filmé) s’ajoute au cachet délirant de l’ensemble.