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Lakaz Lespwar : Lakaz bio, bien plus qu’un label

L'équipe de Lakaz Lespwar est toute fière de cet accomplissement.

Le label et le logo du jardin communautaire et thérapeutique de Lakaz Lespwar ont été lancés il y a quelques jours à Caritas Solitude. Avec Lakaz Bio, ce sont plusieurs nouvelles opportunités qui s’ouvrent pour les bénéficiaires de ce programme... 

Il représente tout le dévouement, toute la patience et la persévérance que les femmes du jardin communautaire et thérapeutique de Lakaz Lespwar ont pu fournir au cours de ces 11 dernières années. Il représente aussi ce sentiment de fierté qu’elles peuvent ressentir devant l’accomplissement de leur travail, tout en étant synonyme d’espoir. Il y a quelques jours, Lakaz Lespwar a procédé au lancement de son label certifié bio, Lakaz Bio, un pas important dans l’engagement de Lakaz Lespwar, créé par Caritas Solitude il y a maintenant 12 ans.

 

Si l’objectif de l’ONG a toujours été de soutenir les plus vulnérables en les aidant à regagner autonomie et indépendance, tout en retrouvant leur place dans la société, garantir une certaine sécurité alimentaire pour les familles vivant dans des conditions difficiles a aussi été une priorité, principalement depuis la crise sanitaire qui a remis en lumière l’importance de l’autosuffisance alimentaire. Depuis 2011, souligne Christiane Pasnin, directrice et coordinatrice de Lakaz Lespwar, le jardin communautaire et thérapeutique a permis à de nombreux bénéficiaires de se remettre debout et de donner un nouveau sens à leur vie. «Nous avons accueilli jusqu’à ce jour environ 350 femmes au total. Nous prenons approximativement 20 femmes par année. Avec la Covid-19, nous avons aussi accueilli pas mal de jeunes hommes qui travaillaient dans le secteur touristique ou de l’hôtellerie et qui ont perdu leur travail à cause de la crise. Notre mission a toujours été la formation afin de leur permettre de trouver un emploi et d’intégrer le marché du travail pour qu’ils puissent devenir économiquement indépendants. Et je pense que nous pouvons dire que nous avons pu mener notre mission à bon port car beaucoup de nos bénéficiaires ont pu, après leur passage chez nous, trouver un travail.»

 

En effet, les femmes ayant participé à ce projet sont nombreuses à avoir décroché un emploi après leur formation au jardin communautaire et thérapeutique. «Certaines travaillent dans l’administration, d’autres comme jardinières, employées de maison ou encore baby-sitters. Le jardin leur aura permis de regagner la confiance nécessaire afin de s’épanouir.» Et c’était là justement la mission de ce projet lorsqu’il a vu le jour en 2011 grâce au financement du groupe CIEL. Au tout début, il était question de former uniquement les mères célibataires issues de milieux difficiles aux techniques de l’agriculture afin de leur permettre de trouver leur voie, de décrocher un emploi ou de se mettre à leur compte afin de générer des revenus. Mais le programme a très vite été étendu aux autres personnes dans le besoin.

 

Formation

 

Celles-ci y sont donc formées et produisent une agriculture raisonnée grâce à l’accompagnement et aux conseils de FAREI. En 2018, le jardin de Lakaz Lespwar a, par ailleurs, obtenu sa certification bio, soit la certification MU-BIO-154, ce qui leur permet de mettre en valeur le travail effectué, tout en donnant une nouvelle dimension au programme. «Nous avons toujours cultivé sans pesticides. Notre compost est fait des déchets de notre cuisine et nous utilisons tout ce qui est naturel. C’est important de respecter le cycle de la terre qui a toujours été au cœur de nos pratiques. Le bio ne peut être produit de façon massive car le rythme de la nature et de la terre doit d’être respecté», explique Marie Lourdes Vacoa, chargée de l’administration du jardin.

 

Outre l’agriculture, les participants ont été formés au Life Skills Management. Si ceux qui y travaillent peuvent s’approvisionner en légumes à un prix plus qu’abordable, chaque semaine, le jardin permet aussi à quatre à cinq familles accompagnées par Lakaz Lespwar de recevoir des légumes. Une manière considérable de soulager leur budget mais aussi de mettre à leur disposition des produits de qualité.

 

Aujourd’hui, avec son label et son logo, dorénavant visibles depuis le 15 octobre, la direction vers une agriculture biologique dans le respect de l’équilibre naturel est plus que jamais affirmée. «Ce label représente la persévérance que nous avons eue dans notre choix de planter sans pesticides. Pour ces dames, c’est un grand sentiment de fierté. C’est un moyen de valoriser le travail de nos bénéficiaires et de professionnaliser ce que nous faisons. Nous voulons aussi encourager l’écologie et la protection de l’environnement en permettant aux membres de la communauté de consommer des produits biologiques», souligne notre interlocutrice.

 

Prix abordable

 

Ainsi, chaque semaine, les produits, qui vont des fines herbes aux tomates, en passant par des légumes comme la rave, le giraumon et la calebasse, entre autres, sont mis en vente au siège de l’association, à Solitude. «Quelques membres de la communauté et pas mal d’expatriés qui vivent dans le Nord viennent régulièrement acheter des légumes chez nous.» Une partie est aussi placée au Bazar Canonniers et dans quelques petits supermarchés de la localité.

 

Le jardin communautaire et thérapeutique travaillera aussi prochainement avec les hôtels de la région dont le Ravenala Attitude. Un moyen d’aller encore plus loin dans leur mission et d’ouvrir la porte à de nouvelles opportunités. Pour Lakaz Lespwar et ses bénéficiaires, cela représente non seulement le travail effectué par les bénéficiaires mais aussi les rêves, les aspirations et le désir de ces derniers à relever les challenges qui se présentent à eux pour leur bien et celui de leur famille.