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Carême musulman : conseils pratiques pour vivre sainement le mois du Coran

Pour les repas de l’Iftar, privilégiez les alternatives saines.

Comment jongler entre le jeûne, les exercices physiques et l’alimentation pendant le mois du Ramadan ? Voici quelques recommandations de la doctoresse Samia Hafez Amir… 

Bien manger, c’est une priorité physique mais aussi une façon de prendre soin de sa santé spirituelle. Notamment en période de carême. «En mangeant les mauvais aliments, vous pouvez provoquer de la fatigue et de la léthargie, qui peuvent à leur tour affecter votre capacité à vivre le temps consacré à Allah. Ainsi, bien manger pendant le Ramadan n’est pas seulement un devoir physique mais aussi une nécessité spirituelle», souligne la doctoresse Samia Hafez Amir. Pour avoir plus d’énergie, cette dernière conseille donc d’inclure la banane, les dattes, le riz brun, le porridge, les œufs, le poulet et le poisson dans son alimentation. «Pour éviter le ballonnement et la léthargie, et favoriser une bonne digestion, vous pouvez consommer les figues, les dattes, le pain brun, l’avoine et le brocoli, entre autres. Et par la même occasion, évitez les aliments frits comme les samoussas, spring rolls, chips et beignets. Car ils favorisent le ballonnement et rendent ainsi difficile la digestion», précise-t-elle.

 

Les aliments riches en sucre et en matières grasses, poursuit notre interlocutrice, peuvent donner à votre corps une poussée soudaine de sucre qui ne dure pas, vous laissant ainsi avec une sensation de fatigue et de léthargie. Quelle alternative saine adopter ? «Faites frire vos aliments dans une poêle plutôt que de les faire frire dans une grande quantité d’huile. C’est encore mieux si vous pouvez les faire cuire au four ou à la vapeur. Restez hydraté en consommant de l’eau car cela peut faciliter la digestion et aide à éviter les maux de tête et vertiges pendant la journée. Évitez les boissons à forte teneur en caféine (par exemple, le thé, le café) car elles peuvent provoquer une déshydratation», explique la doctoresse Samia Hafez Amir.

 

Elle souligne aussi que, pendant le Ramadan, il y a des prières nocturnes supplémentaires spéciales (Taraweeh) organisées dans les mosquées. Celles-ci, ajoute-t-elle, «sont considérées comme une activité physique et augmentent le risque d’hypoglycémie et de déshydratation, surtout chez les diabétiques. De ce fait, il est conseillé d’apporter un traitement au glucose et de l’eau avec vous et de manger votre repas du soir avant d’aller à ces prières. Tout en incluant des féculents glucidiques dans le repas pour prévenir l’hypoglycémie».

 

Qu’en est-il des exercices physiques durant le mois du Ramadan ? «Pendant le jeûne, les exercices augmenteront le risque d’hypoglycémie ou de déshydratation. Privilégiez ainsi des exercices légers comme la marche pendant les heures où vous ne jeûnez pas. Évitez les exercices trop intenses ou d’intensité modérée à élevée, qui vous essoufflent. Puis, votre routine d’exercices dépendra également de la nature de votre travail et de votre condition physique. Le mieux est d’avoir un avis médical», conclut la doctoresse Samia Hafez Amir.