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Sortie de route mortelle pour Andrew Michel, 33 ans - Corine, son épouse : «Les enfants et moi n'avons jamais manqué de rien»

Corine est dévastée de perdre son époux dans des circonstances aussi tragiques.

Il avait d'innombrables projets. Pour lui mais aussi pour sa femme et leurs deux enfants. Mais le mardi 14 septembre, Jean Andrew Michel, 33 ans, a été victime d'un accident de la route à La Tour Koenig. Il n'a pas survécu. Anéantie, son épouse Corine témoigne…

Il avait des rêves plein la tête : terminer la construction de sa maison, acheter une voiture… «Andrew me répétait sans cesse que je lui servirais de chauffeur lorsqu’il sortirait prendre un verre avec ses amis», lâche son épouse Corine. Hélas, Andrew Michel, un habitant de Pointe-aux-Sables, âgé de 33 ans, ne pourra pas concrétiser ses nombreux projets.

 

Le jeune homme a quitté ce monde le mardi 14 septembre, suite à un accident. Corine revient sur les événements qui ont précédé le drame. Ce jour-là, Andrew Michel a quitté son domicile tard dans la soirée après que ses deux enfants – un fils de 8 ans et une fille de 9 ans – se sont endormis. «Il est sorti sans m’informer. Je l’ai juste entendu prendre la moto et s’en aller. Mo krwar li ti al get so bann kamarad», confie notre interlocutrice qui ne s’est alors pas inquiétée car son époux aimait passer du temps avec ses amis proches, quand il ne jouait pas aux jeux vidéo ou ne faisait pas du bricolage.

 

Cependant, le lendemain, en constatant qu’il n’était pas rentré, Corine a commencé à s’en faire. «Je regardais constamment l’heure. J’avais habillé mes enfants pour l’école et je ne comprenais pas pourquoi il n’était toujours pas rentré.» Mais la jeune femme se dit qu’Andrew a certainement passé la nuit chez des proches. «Vu qu’il passait souvent la soirée au Débarcadère, je me suis dit qu’il avait ensuite dormi chez ma mère que j’ai d’ailleurs appelée. Elle m’a répondu que mon mari était passé plus tôt mais qu’il n’était pas resté.»

 

Inquiète, Corine tente de joindre son époux sur son cellulaire. «J’ai eu un homme au téléphone. Je lui ai expliqué que j’étais l’épouse d’Andrew en pensant qu’il s’agissait de son ami mais il m’a fait comprendre qu’il était un policier. Il m’a demandé de venir au poste de police de Petite-Rivière et d’apporter la pièce d’identité de mon époux parce qu’il avait été grièvement blessé dans un accident. Mais j’ai tout de suite compris ce qui se passait…»

 

Sur place, elle apprend la mauvaise nouvelle. Aux petites heures du matin, le mardi 14 septembre, les forces de l’ordre ont trouvé son époux gisant inerte à côté de sa moto à l’avenue Peupliers, près de la zone industrielle, à La Tour Koenig. Sollicité, le Samu s’est rendu sur place et un médecin a constaté le décès d’Andrew Michel. Une autopsie a attribué sa mort à une hémorragie pulmonaire. «Mo pa ti atann enn nouvel parey. Linn ale bien pourtan», pleure Corine. Ce qui rend les choses d’autant plus dures pour les proches d’Andrew Michel, c’est que trois ans plus tôt, son père a trouvé la mort dans des circonstances quasi-similaires. Il était à moto lorsqu’il a été fauché mortellement par un autobus en tentant de dépasser un véhicule.

 

De l’émotion dans la voix, Corine ne tarit pas d’éloges sur celui qui a partagé sa vie pendant 14 ans : «Il avait un grand cœur et s’est toujours très bien occupé de nous. Les enfants et moi n’avons jamais manqué de rien. Lorsque nous nous disputions, nous ne restions jamais fâchés bien longtemps.» Andrew Michel était, en effet, aux petits soins pour les siens et débrouillard aussi. Si à la base, il gagnait sa vie comme soudeur, il s’était lui-même chargé de la pose de carreaux et de la décoration de sa maison. En outre, il a toujours soutenu et encouragé son épouse dans ses projets. «Récemment, il m’avait poussée à prendre des cours d’administration pour pouvoir décrocher un meilleur emploi.» Mais le destin en a décidé autrement pour ce père de famille.

 

Ses funérailles ont eu lieu le jeudi 16 septembre, soit sept ans exactement après le décès de sa mère…

 


 

Quatre autres personnes rallongent la liste des victimes d’accidents

Le samedi 18 septembre, dans la matinée, un accident est survenu sur la route principale de Salazie. Jean Baptiste Julie, un habitant de Lallmatie, âgé de 20 ans, pilotait une moto lorsque son véhicule est entré en collision avec une fourgonnette. Il n'a pas survécu.

 

Trois jours plus tôt, soit le mercredi 15 septembre, un autre jeune homme, Shezad Mira, un habitant d'Upper Vale, âgé de 29 ans, a également été victime d’un accident. La moto qu'il pilotait est entrée en collision avec une fourgonnette aux abords de la route principale de sa localité. Il a été conduit à l'hôpital Sir Seewoosagur Ramgoolam, de même que la personne qui voyageait en croupe. Si cette dernière, bien que très blessée, s’en est sortie, le motocycliste, y a, lui, laissé la vie.

 

Plus tôt, le même jour, c'est aux abords de la Nationale, à Nouvelle-France, qu'un autre accident s'est produit. Bholah Hurrychand, un habitant de la localité, âgé de 59 ans, a été retrouvé inconscient au volant de sa voiture qui avait fait une sortie de route. Évacué par les pompiers, il a été conduit à l'hôpital Jawaharlal Nehru, où son décès a été constaté. Une autopsie a attribué sa mort à une acute coronary occlusion.

 

Yaasir Beekharry est, lui, décédé le 11 septembre, huit jours après avoir été victime d’un accident. Cet habitant de Pailles, âgé de 29 ans, pilotait une moto lorsque celle-ci est entrée en collision avec un autre deux-roues sur la Nationale, à La Vigie. Grièvement blessé, le jeune homme a été emmené au département des soins intensifs mais il a succombé à ses blessures au bout de huit jours. Une autopsie a attribué sa mort à une traumatic brain injury. Quant à l’autre motocycliste impliqué dans cet accident, il a pu rentrer chez lui après avoir reçu des soins.