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Son cas entendu devant le Privy Council : La longue quête de justice de Premchandra Bissonauth

Premchandra Bissonauth aux côtés de ses avocats Sanjeev Teeluckdharry et Anoup Goodary.

Il n’a pas encore remporté le combat mais il a certes franchi une étape très importante sur le chemin qui y mène. Cela fait plus de 22 ans que Premchandra Bissonauth, 72 ans, mène une lutte acharnée devant la justice contre la Sugar Insurance Fund Board (SIFB). Celui-ci l’avait limogé en 1996 mais il estime avoir été licencié injustement sans passer par un comité disciplinaire. Après plusieurs revers devant les tribunaux mauriciens, il a finalement obtenu l’autorisation d’aller plaider sa cause devant le Privy Council. Son appel a été entendu pour la deuxième fois devant cette instance, le 22 novembre 2018. Pour l’aider dans cette démarche, il avait retenu les services de Me Sanjeev Teeluckdharry, assisté de Me Anoup Goodary et de l’avoué Robin Lloyds.

 

Le SIFB était, lui, représenté par le Bar Council via Me Rishi Pursem, assisté de Mes David Miles, André Robert, Bilshan Nursimulu et Raymond d’Unienville QC. Pendant sa plaidoirie, Me Teeluckdharry a, entre autres, critiqué les failles dans le système  judiciaire à Maurice. L’avocat a défendu Premchandra Bissonauth pro bono dans cette affaire où ce dernier réclame une compensation pour renvoi injustifié.

 

Le combat du septuagénaire devant la justice commence en janvier 1997 quand il dépose une plainte en cour industrielle pour demander une compensation de plus de Rs 4 millions.  «J’ai connu plusieurs revers juridiques. J’ai été affaibli mais pas brisé. Je n’ai pas abandonné. J’ai toujours eu le courage de continuer», confie-t-il.

 

Le 7 décembre 2017, il obtient finalement l’autorisation de faire appel au Privy Council suite à une demande de special leave de son avocat pour contester une décision datant du 27 octobre 2015. Ce jour-là, deux juges siégeant en Cour suprême avaient maintenu une décision du juge de référé datant du 5 février 2014. Ils avaient donné gain de cause à la SIFB.

 

Avec la contestation de cette décision Premchandra Bissonauth a remporté une importante bataille dans cette guerre juridique. Il croise désormais les doigts dans l’espoir d’obtenir enfin gain de cause, après 22 ans de combat.