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Roopesh Salick meurt 23 jours après son agression | Son épouse : «Mo vwazin inn pil so latet kont miray pou nanye»

Ourmilla Salick est plongée dans une profonde tristesse depuis le décès de son époux.

En cet après-midi du mardi 16 février, drapée dans un sari blanc, symbole de deuil, et le visage triste, elle écoute le prêtre hindou présent chez elle, à Kenya, Camp-Carol, pour des prières. Quelques heures plus tôt, Ourmilla Salick, 41 ans, a dû dire adieu à son époux Rajhess, plus connu comme Roopesh. 

Ce Maintenance Officer de 47 ans est décédé la veille, alors qu’il était admis à l’unité des soins intensifs de l’hôpital Victoria, Candos, après avoir été victime d’une agression 23 jours auparavant. Le rapport d’autopsie indique que le quadragénaire a succombé à une sepsis craniocerebral hemorrhage, soit à une infection suivant une hémorragie, après avoir eu de graves blessures à la tête.

 

Depuis ce drame, Oormilla et sa belle-mère Salonee sont anéanties mais aussi en colère. «Mo vwazin inn pil latet mo misie kont miray pou nanye», s’insurge la veuve de Roopesh. Cette affaire, raconte-t-elle, remonte au 24 janvier. Ce n’est toutefois que le 3 février qu’elle a porté plainte à la police.

 

Dans sa déposition, elle explique que son voisin Akash Lutcheegadoo est entré chez elle vers 19 heures pour agresser son époux. Il lui a tapé la tête contre le mur à plusieurs reprise, poursuit-elle, après l’avoir giflé. Salonee, qui habite au rez-de-chaussée de la demeure familiale, raconte, elle, que l’agresseur de son fils avait également un sabre sur lui ce jour-là. «Mo trouv li monte ek so sab. Mo dimann li kot li pe ale. Li dir mwa li pe al touy mo garson. Zis apre, mo tann tapaz. Mo trouv li kouma pe pil latet mo garson kont miray avan li retourn kot li», s’attriste-t-elle.

 

Mais Akash Lutcheegadoo n’a pas tardé à revenir à la charge, cette fois en compagnie de son épouse Ansee. «Akash a tabassé mon fils à nouveau. Son épouse a également giflé mon fils», soutient Salonee, la voix marquée par le chagrin. Ourmilla, de son côté, affirme que cette agression a pour toile de fond un gros malentendu : «Ti enn dimans sa. Nou vwazin-la ti sou sa zour-la. Li ti sorti lamer ek so bann fami. Mo misie inn sorti dan sime kan linn tann marsan sorbe pe trompe. Vwazin-la inn sorti dan sime li ousi kan linn tann mo misie pe kriye marsan-la pou li arete. Li ti panse mo misie pe sikann so madam. Lerla mem ki linn vinn kot nou ek enn sab pou tap mo misie. Roopesh inn resi pous li ek fer li zet sab-la. Lerla mem linn pil so latet kont miray plizier fwa.»

 

Douleurs atroces

 

Abasourdi par les coups, Roopesh Salick ne s’est toutefois pas rendu à la police pour porter plainte ni à l’hôpital pour se faire soigner. «Il est sorti pour se rendre à l’hôpital. Il a marché un peu, avant de rebrousser chemin en pensant qu’il allait se sentir mieux après une nuit de sommeil. Il était déjà en congé maladie. Le lendemain, il s’est réveillé avec une douleur atroce à la tête. Il a envoyé son fils cadet, âgé de 13 ans, récupérer un médicament chez moi pour calmer sa douleur. Il a pris d’autres comprimés les jours suivants, avant de se rendre finalement à l’hôpital le 30 janvier car il ne se sentait pas bien», se souvient Salonee. Après avoir reçu les premiers soins à l’hôpital de Rose-Belle, Roopesh est transféré à celui de Candos où il subit une intervention chirurgicale, avant son admission aux soins intensifs où il a rendu l’âme le lundi 15 février.

 

Entre-temps, la police avait procédé à l’arrestation d’Akash Lutcheegadoo et de son épouse le 5 février. Le couple a été libéré sur parole le même jour. Il a comparu devant le tribunal de Grand-Port le 8 février, sous une accusation provisoire d’assault with premedition. Le couple a retrouvé la liberté après avoir fourni chacun une caution de Rs 20 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 50 000.

 

Mais après le décès de Roopesh Salick, la police a à nouveau procédé à l’arrestation d’Akash Lutcheegadoo et de son épouse. Le couple fait désormais l’objet d’une accusation provisoire de wounds and blows causing death. L’enquête policière se poursuit. Ourmilla et Salonee, qui se retrouvent désormais seules avec deux enfants dont l’aîné, âgé de 17 ans, souffre d’un handicap, ne souhaitent qu’une chose : que justice soit rendue à Roopesh Salick !