• Entrepreneur de l’année : Julien Faliu : Expat.com, sa petite entreprise qui ne connaît pas la crise
  • Judo – Hong Kong Asian Open 2019 : Une cinquième place prometteuse pour Legentil
  • Stéphanie Favier et Paco : Passionnés d’art et de créativité
  • Allégations de violence policière meurtrière | Le frère de Khaleel Anarath : «Il craignait pour sa vie en détention»
  • Contestation d’une loi visant la communauté gay | Abdool Ridwan Firaas Ah Seek : «L’article 250 concerne tout le monde, pas que les personnes de la communauté LGBT»
  • Firoz Ghanty, l’artiste par les artistes
  • Collision mortelle à St-Aubin : Jean Daniel Perrine ne verra pas grandir ses jumelles
  • Pradeep Roopun et Eddy Boissezon au château du Réduit : Regard d’observateurs sur des nominations qui suscitent de vives réactions
  • N’est pas rassembleur qui veut !
  • Nicolas Fanny : D’un défi à l’autre

Négligence médicale alléguée | Karen, 25 ans : «Un gynécologue m’a coupé la vessie lors d’une césarienne»

Cette habitante de Baie-du-Cap se remet difficilement d’une césarienne qui a mal tourné.

La jeune femme explique qu’un gynécologue de l’hôpital de Rose-Belle lui a coupé la vessie sur 12 cm lors d’une césarienne où elle a mis au monde son troisième enfant. Elle est rentrée chez elle après 12 jours d’hospitalisation. Sa vie est devenue un enfer depuis…

Ce qui devait être un moment de pur bonheur s’est transformé en véritable calvaire pour elle. Car si Karen a mis au monde un beau bébé de 2,8 kg, son troisième enfant, le 20 octobre, elle a été atrocement mutilée lors de la césarienne qui a été pratiquée par un gynécologue de l’hôpital de Rose-Belle. Depuis, la jeune maman de 25 ans vit un cauchemar. «Le médecin m’a coupé la vessie lors de la césarienne», lâche avec dépit cette habitante de Baie-du-Cap. Ce qui lui cause de multiples complications de santé, en plus d’une atroce douleur qui ne la quitte pas.

 

Karen a aussi accouché de ses deux aînés – un fils de 8 ans et une fille de 4 ans – par césarienne mais les choses se sont passées normalement. Elle savait bien que le troisième allait aussi naître de cette manière et ne se faisait aucun souci. Son troisième accouchement était prévu pour le 8 novembre. Comme au début de sa grossesse, sa petite famille habitait à Poste-de-Flacq, la jeune maman a commencé son suivi à l’hôpital de Flacq. Mais quand celle-ci a déménagé à Baie-du-Cap il y a quelque temps, elle a demandé à ce que son dossier soit transféré à l’hôpital de Rose-Belle.

 

Le 19 octobre, ressentant de fortes douleurs au ventre, Karen se rend à l’hôpital. «Comme mon médecin traitant n’était pas là, j’ai été examinée par un autre médecin. Et le lendemain, on m’a fait une césarienne pour faire naître le bébé. Mais durant l’intervention, un gynécologue m’a coupé la vessie. J’ai une plaie de 12 cm de sutures. Le médecin ne m’a rien dit. Ce sont ses assistants qui m’ont annoncé la terrible nouvelle bien après, lors de mon transfert en salle de repos. On m’a dit qu’il y avait eu des complications.»

 

Ses ennuis ne font que commencer. «J’avais d’horribles douleurs et j’ai dû rester avec un drain pendant quatre jours et avec un sac urinaire durant 12 jours. On m’a retiré le sac le 31 octobre, soit le jour où le personnel médical m’a autorisé à rentrer à la maison. On m’a prescrit des antibiotiques et du sérum, ainsi que des médicaments disponibles uniquement dans le privé.»

 

Le pire, déplore Karen, c’est que le gynécologue responsable de cette grosse erreur médicale ne lui a même pas présenté d’excuses : «Il venait me voir tous les jours durant mon hospitalisation. Il m’a simplement dit “erer arive sa”. Ma plaie me fait toujours souffrir. Je dois prendre beaucoup de précautions. J’ai peur que ma plaie se rouvre. Mon bébé a été autorisé à sortir de l’hôpital deux jours après sa naissance mais j’ai dû le garder avec moi pour pouvoir l’allaiter. Mon concubin a déjà abordé le sujet avec le surintendant de l’hôpital de Rose-Belle. Une plainte a également suivi. Ziska ler nou pankor kone kinn arive apre sa.»

 

Une enquête est toujours en cours, nous dit-on au niveau de la direction de l’hôpital Nehru. Karen et Jeffry attendent justement ces conclusions pour décider de la marche à suivre. Le couple ne compte pas lâcher l’affaire et envisage des poursuites au civil. Car ils estiment que c’est une grosse négligence qui a de lourdes répercussions sur la mère de famille mais aussi sur tous les siens.