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Leur bébé meurt asphyxié après avoir aspiré du lait : un couple accuse une clinique de négligence médicale

L’enfant est décédé un jour seulement après sa naissance.

Ils ont porté plainte à la police. Mahesh Ramsamy et son épouse accusent le personnel soignant d’un établissement médical privé de négligence après le décès de leur fils cadet, âgé d’un jour seulement. Le rapport d’autopsie indique que le nourrisson est mort après avoir aspiré du lait.

Perdre son enfant, un deuil difficile, voire impossible, à faire. C’est cette épreuve à laquelle Mahesh Ramsamy, 36 ans, et son épouse Mevina, 29 ans, doivent faire face depuis quelques jours. Le couple a perdu son fils cadet, âgé d’un jour seulement. D’après le rapport d’autopsie, le nourrisson est mort après avoir aspiré du lait. Les Ramsamy, qui habitent Surinam, accusent ainsi le personnel soignant de la clinique où est né le bébé, le vendredi 28 août, de négligence médicale. Mahesh a déjà porté plainte à la police. Celle-ci a ouvert une enquête.

 

La voix cassée. Le regard perdu. Mahesh revient difficilement sur ce drame. Le vendredi 28 août, il conduit son épouse à son rendez-vous chez le gynécologue, vers 10h30. Ce dernier fait une échographie, explique notre interlocuteur, avant l’admission de cette dernière à la clinique. «Tou ti korek», souligne Mahesh, chauffeur de taxi. Son épouse n’avait d’ailleurs pas non plus de complications durant la grossesse, précise-t-il.

 

Mevina, déjà maman d’un fils de 3 ans et demi, met au monde un garçon, par césarienne, vers 12h30. Il pèse 2,670 kg. Un pédiatre examine, par la suite, l’enfant. «Li ousi linn dir nou ki tou korek. Li ti dir nou ki li pou repase le landemin matin.» Après l’accouchement, Mevina est transférée à la maternité. Son gynécologue l’accompagne. Et peu après, le personnel soignant effectue des prises de sang sur la maman. «Ziska-la, tou ti korek. Nou bebe ti an bonn sante», précise Mahesh.

 

Sous le choc

 

Vers 20h30, il rentre chez lui après que son bébé a été transféré à la Nursing Station. Le lendemain matin, Mevina récupère l’enfant vers 5 heures, raconte-t-il. Le nourrisson est toutefois retourné à la Nursing Station deux heures plus tard. Mahesh, lui, arrive à la clinique un peu plus tard. Sur place, il apprend que son bébé est à la Nursing Station et que le personnel soignant va bientôt venir retirer la perfusion de son épouse. «Zot ti sipoze fini amenn nou ti baba dan lasam. Ariv 13h15, pediat ek enn lot dokter rant dan lasam. Pediat-la kinn koze. Li bouz so latet li dir nou : “Nou finn perdi li. Se enn aksidan’’», confie Mahesh, de l’émotion dans la voix.

 

Sous le choc, il demande des explications. Le pédiatre aurait alors expliqué avoir tenté, en vain, de réanimer son fils pendant 20 minutes. «Mo ti baba ti fek bien. Sa biberon ki bann madam-la inn donn mo garson bwar 11 h-la kinn touy li ?» s’interroge le père de famille, le cœur meurtri. Choqué et en colère, il se dirige vers la Nursing Station en compagnie du pédiatre pour voir son fils. Celui-ci examine à nouveau le bébé sous ses yeux. «Linn ouver labous mo garson. Mo finn trouv dile dan so lagorz. Ek sa mem ki linn toufe linn mor. Se seki dokter-la inn dir mwa», confie Mahesh. Sur les conseils des membres de sa famille, il décide d’aller porter plainte au poste de police de Curepipe. Une autopsie est pratiquée peu après. Celui-ci indique que le bébé a succombé à une «aspiration of milk».

 

Dans un rapport soumis à la famille, le pédiatre explique que le nourrisson est mort «most likely» par «milk aspiration shocking». Dans un autre rapport, le médecin qui était on call à la clinique ce jour-là, explique qu’il s’est rendu à la maternité vers 12h53. Sur place, il dit avoir constaté que le bébé du couple Ramsamy «was found inert and not breathing» et qu’il n’y avait pas de «heart rate», avant de lui faire un massage cardiaque.

Mevina et Mahesh, eux, sont anéantis. Leur monde s’est écroulé. À leur chagrin s’ajoute de la révolte. «Personne de l’administration de la clinique ne nous a téléphonés pou prezant zot simpati», confie Mahesh. Autre épreuve pour le couple : annoncer la triste nouvelle à son fils aîné. «Nounn dir li : ‘‘To ti frer kot bondie.’’ Nou pa ti ankor swazir nom», confie Mahesh qui avait déjà préparé la chambre du nouveau-né. «Nou ti fini aste so bann ti linz tou.» C’est toute une famille que cette tragédie affecte. Notamment Devi, la mère de Mevina, et Devina, celle de Mahesh. «Ti baba-la ti bien gayar. Li ti ouver so lizie ek get nou kan nou ti pran li», se souviennent-elles.

 

Sollicitée pour une déclaration, l'administratrice de la clinique est restée injoignable.