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Le DPP fait appel de l’acquittement des trois policiers dans l’affaire Toofanny ] Amiirah, la veuve d’Iqbal Toofanny : «Nos prières ont été exaucées»

«Je suis reconnaissante du travail effectué par le DPP», confie Amiirah Toofanny.

Le bénéfice du doute avait été accordé aux trois policiers poursuivis pour torture après le décès d’Iqbal Toofanny en détention policière. Mais le Directeur des poursuites publiques a récemment fait appel de leur acquittement. Une décision accueillie favorablement par Amiirah, la veuve d’Iqbal Toofanny. 

Elle voit enfin une petite lumière au bout du tunnel. Amiirah Toofanny accueille favorablement la décision du Directeur des poursuites publiques (DPP), Me Satyajit Boolell, de faire appel de l’acquittement des trois policiers poursuivis pour torture après le décès troublant de son époux Iqbal en détention policière, en 2015. «Nos prières ont été exaucées. Je suis reconnaissante du travail effectué par le DPP. Je le remercie. Je sais que cela n’a pas été facile de trouver dix points d’appel pour contester le jugement de la cour intermédiaire. Nous pouvons enfin espérer obtenir justice. Je souhaite également remercier tous ceux qui soutiennent notre famille dans cette terrible épreuve», confie-t-elle, rassurée.

 

Le jeudi 20 août, le DPP a présenté dix points en appel de cette décision et a demandé à la Cour suprême d’annuler le jugement de la magistrate Niroshini Ramsoondar. Cette dernière avait accordé le bénéfice du doute au sergent Persand et aux constables Numa et Raggoo en cour intermédiaire, le 3 août.

 

Le DPP reproche notamment à la magistrate Niroshini Ramsoondar d’avoir conclu que le témoignage du Dr Sudesh Kumar Gungadin, responsable du département médico-légal de la police, était incompatible avec l’acte d’accusation de torture. Il est également d’avis que Niroshini Ramsoondar a commis une erreur de droit en pensant que la poursuite devait, sans l’ombre d’un doute, prouver sa thèse.

 

Cette affaire éclate le 2 mars 2015, avec le décès d’Iqbal Toofanny dans des circonstances troublantes. Le rapport d’autopsie indique qu’il a succombé à un œdème pulmonaire. Mais pour sa famille, son décès est dû à des brutalités policières. Car Iqbal Toofanny portait plusieurs ecchymoses sur le corps. Le Dr Gungadin, médecin légiste en chef de la police, le souligne dans son rapport d’autopsie, de même que le Dr Gujjalu, ancien médecin légiste de la police.

 

Cinq policiers avaient été arrêtés : le sergent Persand et les constables Laboudeuse, Gaiqui, Numa et Raggoo. En décembre dernier, l’enquête préliminaire a conclu à un foul play et les policiers ont été poursuivis pour torture. Les constables Laboudeuse et Gaiqui sont toutefois décédés pendant le procès.