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L’affaire du «bébé décapité» à l’hôpital de Pamplemousses - Vicky et Sweta : «Nous n’arrivons toujours pas à faire le deuil de notre enfant»

Sweta Seeneevassen, accompagnée de son époux, a fait une deuxième déposition à la CID de Pamplemousses.

Pour ce couple, il est plus que difficile de se remettre du décès tragique de sa fille Rishtee, décapitée à la naissance, à la maternité de l’hôpital de Pamplemousses. Il se confie.

«On ne se console jamais de la mort d’un enfant.» Cette fameuse citation indienne sied bien à la situation actuelle de Vicky Ram et de Sweta Seeneevassen, qui souffrent le martyre depuis le décès tragique de leur fille Rishtee, à la maternité de l’hôpital de Pamplemousses. Leur bébé a été décapité à la naissance, dans la soirée du 12 avril. La douleur de ce couple habitant Mon-Goût est toujours palpable. Durant la semaine écoulée, la police a invité Sweta à consigner une autre déposition suite à une première plainte déposée pour négligence médicale alléguée, le 24 avril.

 

Cet exercice s’est déroulé le 8 juin, dans les locaux de la CID, à Pamplemousses. Sweta Seeneevassen s’était rendue sur place en compagnie de son époux Vicky Ram. Elle était également assistée de son avocate, Deena Bhoyroo. «Les enquêteurs ont commencé à l’interroger à 14 heures pour terminer à 19 heures. Mon épouse est revenue sur tous les événements importants depuis le début de sa grossesse jusqu'à l’accouchement, sans oublier ce qui s’est aussi passé après la césarienne et son admission en salle. C’était très dur pour elle de revenir sur la nuit fatidique. Nous n’arrivons toujours pas à faire le deuil de notre enfant. Je pense qu’on ne pourra jamais le faire», souligne Vicky.

 

Ce dernier confie que la situation de son épouse a empiré avec le début de l’hiver. «Il fait froid. La plaie de la césarienne de ma femme lui fait terriblement mal. Notre moral est également très affecté. Il y a des enfants partout dans notre entourage. Le bébé de mon jeune frère, âgé de 11 mois, est très proche de nous. À chaque fois qu'on le prend dans nos bras, nous pensons à notre petite princesse Rishtee. Elle aurait eu deux mois déjà, ce 12 juin. Nou zanfan sa. Nou leker fermal parski nou ti bizin ena pou nou nou osi», regrette Vicky.

 

Le couple compte énormément sur l’enquête policière pour que justice soit faite. Me Deena Bhoyroo avance qu’une étape importante a été franchie avec la deuxième déposition de sa cliente. L’avocate confirme qu’il n’y a aucune arrestation à ce jour.

Me Bhoyroo explique que Sweta a déjà déposé devant le Medical Negligence Standing Committee du ministère de la Santé. Vicky et son épouse disent ne pas savoir où en sont les travaux de ce comité. Très peu d’informations circulent à cet effet. Le service de presse dudit ministère est resté injoignable.

 

Ce que l’on sait à ce jour, c'est que le ministère de la Santé a demandé au Dr Dassaye de se mettre en retrait, même si ce gynécologue récuse les accusations de négligence médicale portées contre lui. «Je n’ai rien à me reprocher car j’ai fait une very clear operation», nous avait-il dit après ce terrible drame. Le Medical Negligence Standing Committee venait alors de recruter deux gynécologues du privé pour enquêter. Les membres de ce comité ont déjà recueilli tous les documents administratifs.

 

Le couple estime toutefois que cela ne suffit pas. «Ti bizin sispann dokter-la ek lezot dimounn kinn touy nou zanfan», martèlent Vicky et son épouse.