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L’accident de Roche-Bois fait une seconde victime - Giovanni, le frère de Jonathan Etienne : «Il nous a quittés bien trop vite»

Pendant plus de deux semaines, ses proches ont prié nuit et jour pour qu’il s’en sorte. Ils étaient convaincus qu’il finirait par rouvrir les yeux, même si son état de santé inspirait de vives inquiétudes. «Jonathan n’a jamais regagné connaissance. Il est resté sous respiration artificielle depuis son admission», confie son frère Giovanni. Mais le lundi 27 juillet, contre toute attente, Jonathan Etienne a poussé son dernier soupir. Il est la seconde personne à perdre la vie après un grave accident de la route survenu à Roche-Bois le 11 juillet.

 

Ce jour-là, vers 7 heures, aux abords de la route Cocoterie, un carambolage impliquant deux motos et une voiture a eu lieu. Grièvement blessés, les deux motocyclistes – Jean Eric Genave, un habitant de Baie-du-Tombeau âgé de 44 ans, et Jonathan Etienne, un habitant de Cité Ducray, Ste-Croix, âgé de 38 ans – ont été conduits à l’hôpital Jeetoo, où ils ont été admis dans un état critique. Le dimanche 19 juillet, soit huit jours après la collision, Jean Eric Genave y a rendu l’âme. Et à peine une semaine après, Jonathan Etienne a, lui aussi, succombé à ses blessures. Une autopsie a attribué son décès à une septicémie.

 

Depuis la mort de Jonathan Etienne, son frère Giovanni est anéanti. Et à son chagrin se mêle la colère : «À cause du manque de courtoisie sur nos routes, deux motocyclistes ont été tués et plusieurs enfants devront grandir sans leur père. Si le conducteur n’avait pas accéléré, un tel accident ne se serait pas produit. Nou bizin solider ant nou pou ki pa ariv sa ankor.»

 

Jonathan Etienne était marié et père de deux enfants – Chloé, 9 ans, issu d’une première union, et Esteban qui aura 3 ans le 18 août – qu’il aimait plus que tout, confie notre interlocuteur. Ce cadet d’une fratrie de trois enfants est décrit par son frère Giovanni comme étant un homme «sympathique, débrouillard et droit» : «Il était toujours de bonne humeur et n’hésitait pas une seule seconde à aider son prochain, même s’il avait lui-même ses problèmes. Li pa ti enn move dimounn, li ti touzour korek. Il ne vivait que pour son travail et sa famille. Il nous a quittés bien trop vite. J’ai encore du mal à m’y faire.» Il tient à souligner : «Mo frer pann fer rali lor sime ler li finn tape. Li ti pe al travay pou li gagn enn bout manze pou so bann zanfan kan finn ariv sa.»

 

Les funérailles de Jonathan Etienne ont eu lieu le mardi 28 juillet. Bon nombre de personnes, notamment des membres de sa famille, ses amis et ses collègues de la compagnie Innodis, sont venus lui rendre un dernier hommage.