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Il succombe à un accident après cinq jours : Les proches de Rabeechandra Dooky entre tristesse et colère

Phoomaty Dooky était à moto avec son époux lorsque l’accident s’est produit.

Au samedi 8 décembre, le nombre de morts sur nos routes était passé à 135, avec trois nouvelles victimes à déplorer. Encore des larmes pour trois familles qui ont perdu chacune un être cher. Récits…

Ils étaient convaincus qu’il se remettrait de ses blessures. D’ailleurs, les médecins auraient même promis aux proches de Rabeechandra Dooky qu’il pourrait bientôt retourner à la maison. Mais, cet habitant de L’Espérance, Piton, a succombé à ses blessures cinq jours après avoir été admis à l’hôpital suite à un accident. Selon l’autopsie, le décès est dû à un upper gastro intestinal bleeding.

 

Le mercredi 28 novembre, ce retraité – qui a célébré son 64e anniversaire le 10 novembre – s’était rendu à un rendez-vous médical à l’hôpital SSRN accompagné de son épouse Phoomaty Dooky. Avant de rentrer, ils ont décidé de se rendre chez leur fille à Mon Goût mais en cours de route, la moto sur laquelle ils se trouvaient est entrée en collision avec une voiture. Blessés, mari et femme ont été conduits à l’hôpital où ils ont été admis.

 

D’après Phoomaty Dooky, qui est rentrée chez elle deux jours après le drame, l’accident s’est produit alors que son époux négociait le rond-point de Beau-Plan. «La voiture, qui allait en direction de Port-Louis, ne s’est pas arrêtée à la ligne blanche et nous a percutés. Mon époux a été trainé sur plusieurs mètres», raconte-t-elle. Le conducteur a été arrêté sous une charge d’homicide involontaire. L’alcotest pratiqué sur lui s’est révélé négatif. «Nous comptons sur la police pour faire la lumière sur les circonstances de l’accident. Nous voulons que justice soit faite», lance Phoomaty

 

Selon ses proches et elle, Rabeechandra Dooky n’aurait pas reçu les bons soins à l’hôpital. «Il se plaignait constamment de douleurs mais les médecins ne lui ont donné que des calmants. Les médecins ont même jugé qu’il serait bientôt apte à rentrer à la maison. Ils se sont rendu compte que son état de santé était grave quand il a commencé à vomir du sang.» La famille de la victime compte bientôt référer le cas au ministère de la Santé afin qu’une enquête soit initiée. «Nous voulons des réponses», disent les proches.

 

De son vivant, Rabeechandra Dooky a longtemps travaillé comme caretaker à l’école primaire de L’Amitié. «Il adorait les enfants et aimait passer du temps avec eux. Li ti enn bon dimounn ; li ti kontan badine et zame li pa finn gagn problem ek personn. Li ti bien popiler dans landrwa.» Son entourage ajoute aussi qu’il était «un bon vivant et quelqu’un de très débrouillard, en plus d’être toujours aux petits soins pour son épouse». Lorsqu’il avait du temps libre, il aimait se mettre aux fourneaux car la cuisine était l’un de ses passe-temps préférés.

 

Les obsèques de la victime ont eu lieu le mercredi 5 décembre car ses proches ont voulu attendre le retour de l’une de ses filles qui travaille sur un bateau de croisières. Il laisse derrière lui son épouse, ses deux filles et ses gendres, terriblement secoués par ce drame.

 


 

Deux autres victimes sur nos routes

 

La série noire continue. Deux autres personnes ont perdu la vie dans des accidents cette semaine. Sunildutt Jeetun a succombé à ses blessures ce mardi 4 décembre, une semaine après son admission à l’unité des soins intensifs de l’hôpital Jeetoo. Le mardi 27 novembre, la moto que pilotait cet habitant de Vallée-des-Prêtres, de 54 ans, était entrée en collision avec une voiture conduite par un policier. Au moment des faits, la victime était accompagnée d’un jeune homme de 20 ans habitant sa localité, qui a également été blessé. Il est d’ailleurs toujours admis à l’hôpital. Le jeudi 6 décembre, c’est Jacques Vincent Jugoo, 88 ans, qui a rendu l’âme à l’hôpital Victoria, à Candos, après avoir lutté pour sa survie pendant 21 jours. Cet habitant de La Caverne, Vacoas, avait été victime d’un accident, le jeudi 15 novembre, dans sa localité. Il était à pied lorsqu’une moto l’a percuté.