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Gilbert Ley, 46 ans, meurt 11 jours après un accident : conseils de Barlen Munusami pour éviter les drames routiers quand on est à moto

Le motocycliste Gilbert Ley a succombé à une infection due à ses blessures.

Les accidents mortels impliquant les deux-roues motorisés sont en hausse. 29 motocyclistes et trois passagers ont trouvé la mort dans des drames routiers depuis le début de l’année, contre 26 motards décédés et cinq passagers morts sur nos routes à la même période l’année dernière. Parmi, Gilbert Ley, 46 ans, décédé 11 jours après un accident de moto. Barlen Munusami, expert en sécurité routière et auteur du Guide complet du conducteur, revient sur les principales mesures de sécurité à respecter pour éviter des drames. 

Gilbert Ley se rendait sur son lieu de travail lorsque le drame s’est produit. Ce motocycliste de 46 ans, habitant Rose-Hill, a succombé à ses blessures le 31 juillet après 11 jours à l’unité des soins intensifs de l’hôpital Jeetoo, où il avait été admis d’urgence après un grave accident à Alma.

 

Selon la police, le quadragénaire a été grièvement blessé lorsque la Derby qu’il pilotait est entrée en collision avec un camion-taxi conduit par un habitant de Saint-Pierre. Le motocycliste a poussé son dernier soupir, le 31 juillet. Le rapport d’autopsie indique qu’il est mort d’une infection suite à une blessure grave à un pied. Il laisse derrière lui deux filles, Sarah et Coralie, aujourd’hui orphelines de leurs deux parents – leur mère est décédée en 2014, des suites d’une maladie.

 

Comme elles, trois autres familles ont perdu leurs proches, également décédés après des accidents de la route le week-end dernier, alors qu’ils étaient à moto (voir hors-texte). Depuis le début de l’année, 28 motocyclistes et trois personnes qui voyageaient en croupe sont morts. Des chiffres qui indiquent une légère hausse par rapport à la même période en 2019 (26 motocyclistes et cinq passagers décédés). Comment ces accidents se produisent-ils ? Comment les éviter ? Éléments de réponse avec Barlen Munusami, expert en sécurité routière. «Selon de récentes recherches, huit chutes sur 10 entraînent des blessures du crâne plus ou moins importantes. Le port d’un casque intégral qui respecte les normes de sécurité est donc un must. Il vous offre une protection au visage et au crâne. À Maurice, des motocyclistes préfèrent utiliser des crash helmets bas de gamme qui ne garantissent pas leur sécurité, uniquement pour ne pas se faire verbaliser», observe l’auteur du Guide complet du conducteur.

 

Selon lui, la visibilité des deux-roues et la vitesse sont d’autres facteurs d’accidents. «Il y a ce qu’on appelle l’angle mort. Il ne faut jamais piloter une moto derrière une voiture sans être vu. Le motocycliste doit toujours se placer légèrement sur un côté pour être vu dans le rétroviseur de la voiture afin d’éviter au maximum les angles morts. Le port du gilet réfléchissant est également obligatoire. Le motocycliste doit également bien respecter la distance de sécurité requise et ne doit jamais doubler par la gauche. Il doit aussi adapter sa vitesse en fonction du trafic routier. Il ne faut surtout pas oublier que le poids d’un  motocycliste se multiplie en cas d’impact avec la vitesse», souligne l’expert. Et d’ajouter : «Ceux qui trafiquent les moteurs pour avoir plus de puissance sont également plus exposés au danger.»

 

Le comportement d’un motard, lorsqu’il est imprudent, est un autre facteur de risque, constate Barlen Munusami. «La négligence, l’irresponsabilité, l’imprudence, l’insouciance et l’indifférence de certains motocyclistes sont souvent à l’origine de plusieurs accidents. Le motocycliste responsable doit toujours prendre en considération la configuration de la route ; visibilité, courbes, etc. Il doit également adapter sa vitesse en fonction de l’état de la chaussée, route de gravier ou chaussée glissante, sans négliger les conditions environnementales et la fluidité du trafic en cas d’embouteillage ou de travaux. Le motocycliste ne doit pas non plus ignorer l’effet de la force centrifuge qui est le maintien de la stabilité des deux-roues avec la vitesse.»

 

À moto comme en scooter, l’état des roues doit toujours être vérifié. Autres facteurs de risque : la fatigue, l’alcool ou encore le fait de conduire sous l’effet de produits illicites qui réduisent les facultés lorsqu’on pilote une moto ou un scooter. Barlen Munusami conseille donc aux usagers de la route d’apporter une attention particulière aux motocyclistes car ils sont plus vulnérables au danger.

 


 

Quatre autres victimes sur nos routes

 

La liste des victimes d’accidents de la route s’allonge, avec quatre autres personnes décédées dans des drames routiers depuis le week-end dernier. Portant le nombre de victimes sur nos routes à 69.

 

Le dimanche 2 août, Sahastrajeet Pertaub, un habitant de Réunion Maurel, Petit-Raffray, circulait à moto aux abords de la rue St-François, dans sa localité, lorsqu'il est entré en collision avec une voiture qui circulait en sens inverse. Le Samu n'a pu que constater son décès en arrivant sur les lieux. Interpellé, le conducteur de la voiture impliquée dans cet accident, un habitant de Goodlands âgé de 27 ans, a déclaré à la police qu'il sortait de Cap-Malheureux et circulait en direction de Goodlands lorsque le motocycliste a soudainement surgi devant lui. Il aurait appliqué les freins mais n'a pas été en mesure d'éviter la collision. Il fait l'objet d'une accusation provisoire d'homicide involontaire.

 

Le lendemain, un accident fatal s'est produit sur la route principale de Grand-Baie. Roopchand Doobah, un habitant de la localité âgé de 23 ans, n'a pas survécu à la collision entre sa moto et un autobus. Celui-ci débarquait des passagers à un arrêt lorsque le drame est survenu. Le conducteur de l’autobus, un habitant de Rivière-du-Rempart âgé de 28 ans, a été soumis à un alcootest qui s'est révélé négatif. Dans sa déclaration, il a indiqué aux enquêteurs avoir entendu un bruit au moment des faits, sans savoir ce qui s'était passé. Par la suite, des passants l'auraient alerté de la tragédie. Il répond d'une accusation provisoire d'homicide involontaire. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de l'accident.

 

Trois jours plus tard, soit le jeudi 6 août, Veeren Mardaysamy, un habitant de Rivière-du-Rempart âgé de 69 ans, marchait aux abords de la route principale, dans sa localité, lorsqu'il a été renversé par une voiture. Grièvement blessé, il a été conduit à l'hôpital SSRN mais y a rendu l'âme quelques heures plus tard. Il a succombé au choc dû à ses multiples blessures. La voiture impliquée dans cet accident était conduite par un habitant de Sebastopol âgé de 39 ans. Ce dernier a déclaré aux policiers avoir tenté d'appliquer les freins lorsque le sexagénaire a traversé la route devant son véhicule, en vain. Une accusation provisoire d'homicide involontaire pèse sur lui.

 

La quatrième victime de nos routes cette semaine est Chetanand Saniciree, 17 ans. Ce samedi 8 août, aux petites heures du matin, il a été tué sur le coup dans un accident survenu à Cipaille Brûlée, Vallée-des-Prêtres. Il occupait le siège avant, côté passager, d'un 4x4 lorsque le véhicule a percuté de plein fouet une voiture garée. Il a alors été projeté hors du véhicule. Grièvement blessé, le conducteur du 4x4 a été, lui, admis au service des soins intensifs de l'hôpital Jeetoo.