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Crime à Grand-Gaube : la version de Michelle Ropa intrigue les enquêteurs

Les limiers de la CID de Goodlands ont relevé plusieurs zones d’ombre dans la version de Michelle Ropa. La Camerounaise de 35 ans avance que son époux Rafal, un ressortissant polonais de 49 ans, a succombé à ses blessures après une chute mortelle. 

La jeune femme martèle qu’elle a agi en état de légitime défense après une dispute conjugale. Elle a expliqué aux enquêteurs qu’elle a poussé son époux dans les escaliers à leur domicile, à Grand-Gaube, pour se défendre lorsque son époux aurait tenté de l’agresser sexuellement avec un objet en métal dans la nuit du 26 au 27 avril.

 

Arrêtée peu après le drame, Michelle Ropa, 35 ans, a retrouvé la liberté le 6 mai, après que son avocat Zakir Mohamed a présenté une motion de remise en liberté ce jour-là devant le tribunal du district de Mapou. Pour sortir de détention, la jeune femme a dû fournir une caution de Rs 250 000 et signer une reconnaissance de dette d’un million de roupies. La Camerounaise doit aussi se présenter au poste de police de sa localité tous les jours, entre 6 heures et 18 heures. Et elle n’est pas autorisée à sortir de chez elle après 21 heures en attendant la fin de l’enquête policière. Le 6 mai, Me Zakir Mohamed a également présenté une motion en cour pour que l’accusation d’assassinat qui pèse sur sa cliente soit réduite à celle de wounds and blows causing death mais le bureau du Directeur des poursuites publiques trouve qu’il est encore trop tôt pour envisager cela.

 

Les enquêteurs ont par ailleurs interrogé plusieurs personnes sur cette affaire durant la semaine écoulée, notamment la baby-sitter des filles du couple, une employée de maison et le manager du complexe de la luxueuse villa du couple. Les limiers ont également questionné Michelle Ropa à nouveau sur le déroulement de la soirée fatidique. En arrivant sur les lieux du drame, la police avait retrouvé Rafal nu et recouvert d’une serviette blanche maculée de sang au premier étage de la somptueuse villa. Il était déjà mort et avait une blessure à l’arcade sourcilière gauche. Son épouse était agenouillée à ses côtés.

 

Deux faits intriguent toutefois les limiers. Michelle a expliqué à la police que son époux était mort à 1 heure. Mais ce n’est qu’à 3 heures que la police a été alertée et s’est rendue sur place. Pourquoi, se demandent les enquêteurs, a-t-on attendu tout ce temps pour appeler la police ? La présence d’un tournevis dans une main de la victime fait également sourciller la police. Lors de son premier interrogatoire le 27 avril, Michelle avait déclaré qu’elle s’est débattue avec son époux pour éviter d’être blessée et qu’elle l’a poussé hors de la chambre alors qu’il tenait un tournevis à la main. La tête de Rafal se serait alors enroulée dans le blind d’une fenêtre et il serait devenu plus agressif. Il l’aurait giflée à plusieurs reprises et aurait menacé de la tuer. C’est alors que Michelle aurait poussé son époux dans les escaliers en essayant de se défendre. Il est tombé sur la plateforme du milieu des escaliers et n’a plus donné signe de vie.

 

Les limiers veulent savoir comment le Polonais a pu tomber sans lâcher le tournevis et sans se blesser avec. Ils sont d’avis que quelqu’un l’a peut-être placé dans sa main après la chute. Les policiers comptent également réclamer un relevé de tous les appels de Michelle Rafa pour savoir à qui elle parlait lorsque les policiers ont débarqué chez elle après le drame. La Camerounaise sera appelée à donner des explications sur toutes ces zones d’ombre dans les jours à venir.