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Après une césarienne à l’hôpital de Flacq : Karishma Jugnarain crie à la négligence médicale

Malgré les circonstances difficiles entourant sa naissance, le petit Kian fait le bonheur de ses parents.

«Mo pe res perdi disan depi ki sa dokter-la inn dir fer de doz enn vaksin ek mwa.» Karishma Jugnarain, 29 ans, qui a accouché d’un garçon par césarienne alors qu’elle était à 38 semaines de grossesse, allègue ainsi avoir été victime d’une négligence médicale. Cette habitante de St Remy, à Flacq, a déjà porté plainte à la police à cet effet. Du côté de la direction de l’hôpital de Flacq, une enquête interne a été initiée.

Cette affaire éclate le mardi 19 octobre, lorsque Karishma Jugnarain consigne une déposition à la police. Dans sa plainte, la jeune femme explique qu’elle s’est rendue à l’hôpital de Flacq, à 9 heures, le 22 septembre, pour son rendez-vous médical. Sur place, un gynécologue lui aurait fait comprendre, après une échographie, que son bébé est trop petit et qu’il faudrait lui administrer deux doses d’un vaccin. «Inn dir mwa sa vaksin-la pou bebe so brons ek pou fer li grandi», explique notre interlocutrice. Ce que son époux Adarsh, 26 ans, ne comprend par car son épouse, dit-il, s’était rendu à l’hôpital une semaine plus tôt et le même spécialiste leur aurait dit que leur bébé était en parfaite santé et que Karishma devait accoucher le 5 octobre.

 

Toutefois, le 22 septembre, cette dernière explique qu’elle a commencé à saigner juste après avoir été examinée par le gynécologue. «Il m’a fait admettre en salle. J’ai commencé à faire des allergies. Mais le personnel soignant m’a dit qu’il n’y avait rien d’anormal», soutient Karishma. Selon cette habitante de St Remy, une deuxième dose d’un vaccin lui aurait été administrée dans la nuit. «J’ai eu d’autres irritations. J’ai commencé à saigner davantage», s’indigne la jeune femme.

 

Le lendemain, au réveil, raconte-t-elle, le gynécologique lui a annoncé que son bébé avait des complications et qu’elle devait subir une césarienne urgente. «Mo pann dakor ek sa ditou. Mo pa ti admet pou gagn zanfan mwa. Dokter-la ti dir mwa leker baba ti pe bat feb (…) Inn fer mwa sign enn bann form san kone ki ti ena ladan. Mo misie pann sign okenn form. Seki pli grav ladan, seki dokter-la inn anpes mo misie trouv mwa avan rant dan lasal loperasyon. Linn bizin al get la polis pou li kapav vinn get mwa. Dokter-la ti dir li ki sov mo lavi ek baba ti pli inportan. Personn pann sign consent form. Ek mwa li dir mo mari inn refiz signe», indique Karishma.

 

Lorsque le petit Kian Hayden voit le jour, il pèse 2,1 kg. Mais la jeune femme constate que son fils a des bleus sur plusieurs parties du corps. «Le gynécologue nous a dit qu’il a dû pratiquer une césarienne en urgence car le cordon ombilical s’était enroulé autour du cou de notre fils», explique Adarsh. Trois jours plus tard, Karishma est autorisée à rentrer chez elle. Mais depuis, son état ne se serait pas améliorée. Elle serait d’ailleurs devenue anémique.

 

L’hôpital, dit-elle, lui a prescrit des antibiotiques pour dix jours. Mais souffrant de douleurs musculaires et ayant des difficultés à marcher, la jeune femme s’est rendue à nouveau à l’hôpital, le mardi 19 octobre. Sur place, le médecin a ordonné son admission mais elle s’y est opposée. Toutefois, elle a accepté de faire une prise de sang après qu’une infection lui a été diagnostiquée. «Mo madam pann resi gagn so rezilta. Bann-la ti oule tir so disan ankor akoz seki ti tire avan-la ti fini kaye. Zot mem kone kinn deroule sa zour-la», s’insurge Adarsh.

 

Irritée, Karishma a porté plainte à la police juste après. Le couple envisage des poursuites contre le ministère de la Santé.