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Agression mortelle à Palma : Premraj Jankoo, 62 ans, succombe à de graves blessures à la tête

Cet habitant de Palma est mort après avoir été roué de coups à proximité d’une boutique de sa localité.

Cet habitant de Palma est décédé à l’unité des soins intensifs de l’hôpital de Candos après avoir été roué de coups à proximité d’une boutique de sa localité, deux jours plus tôt. La police a procédé à l’arrestation de deux suspects dans cette affaire qui révolte les membres de la famille de la victime.

Sa virée nocturne lui a été fatale. Premraj Jankoo, 62 ans, plus connu comme Nand, a succombé à ses blessures à l’unité des soins intensifs de l’hôpital de Candos, le lundi 11 février. Cet habitant de Palma s’est retrouvé dans cet établissement hospitalier après avoir été roué de coups deux jours plus tôt. La famille de la victime a toutefois eu vent de ce qui s’est réellement passé le soir fatidique bien après. «C’est une grande perte pour la famille. Le rapport d’autopsie indique que mon père a reçu plusieurs coups à la tête. Il est difficile d’accepter de le perdre de cette façon. Pourquoi s’est-on acharné sur un homme de son âge ?», se demande Vikesh.

 

Ce dernier est l’unique enfant de Premraj Jankoo. Ce jeune homme de 32 ans explique que le soir du drame, son père est sorti peu après 20 heures «pou al zwenn so bann kamarad dan sime Masinn». Sa mère Rita, 54 ans, a d’abord cru que son père allait jouer aux dominos ou aux cartes avec des amis du quartier. Quelque temps après, Premraj est rentré. Rita souligne qu’elle était déjà au lit à ce moment-là. Il l’a entendu parler à leur chien Blacky avant de prendre place sur un sofa dans le salon familial. Dans la nuit, Rita constate que son époux ne s’est toujours pas mis au lit. En allant s’enquérir de la situation, la quinquagénaire fait une observation inquiétante.

 

«Mon époux était allongé sur le sofa. Il avait des difficultés à respirer. J’en ai fait part à mon fils au téléphone. Il m’a dit de le laisser dormir en pensant que c’était parce qu’il avait peut-être bu. Le lendemain, au réveil, mon époux ne bougeait pas. Ses yeux étaient également bizarres. J’ai alors fait appel à Vikesh qui a téléphoné le Samu car mon époux était dans un état comateux», raconte Rita. À l’hôpital, Premraj fait plusieurs examens dont un scan. Mère et fils ont le choc de leur vie lorsque les résultats tombent. «Le médecin m’a dit que mon père avait quatre fractures dont trois à la tête et une au nez», souligne Vikesh. L’autopsie le confirme. Le médecin légiste lui dit que son père a été roué de coups.

 

Le rapport indique que Premraj a également reçu un violent coup à la tête. «Pa kone si zot inn bat li ek enn boutey ou ek enn bout dibwa», se demande Vikesh. La police a procédé à l’arrestation d’un premier suspect, peu de temps après l’agression de Premraj. Il s’agit d’un dénommé Fabrice, un maintenance officer de 25 ans, habitant également à Palma. Ce dernier explique qu’il n’a pas agressé le sexagénaire. Il dit dans sa déposition qu’il a uniquement «separ lager kan misie la inn tombe». Un deuxième suspect, un dénommé Avishak âgé de 41 ans, habitant à proximité de la boutique, est également sous les verrous.

 

Les deux suspects font l’objet d’une charge provisoire de murder. La police objecte, pour l’heure, à leur remise en liberté sous caution. D’autres suspects sont recherchés dans cette affaire. Vikesh et les siens apprendront bien après que le soir du drame, Premraj aurait eu «enn lift» en voiture avec un ami. On leur aurait fait comprendre que ce dernier se serait fait agresser lorsqu’il s’est rendu à une boutique à l’avenue Machine, à Palma, qui est connue pour la vente de boissons alcoolisées au-delà des heures autorisées.

 

Son ami s’était arrêté à proximité d’une boutique. Il est descendu et s’est dirigé vers un terrain en friche parce qu’il avait un besoin pressant. Premraj se serait, pour sa part, dirigé vers le commerce. À un certain moment, son frère – qui se trouvait dans les environs – a vu un inconnu lui donner un violent coup de poing. Il s’est, par la suite, affalé par terre. Le frère est alors parti chercher du secours auprès d’autres proches qui habitent dans la région. Peu après, Premraj rentre chez lui. Il est accompagné de son ami. Son épouse Rita était déjà au lit à ce moment-là.

 

Le rapport d’autopsie indique que cet habitant de Palma a succombé à ses graves blessures à la tête. «Li pa ti ena okenn mark dan figir. Sa mem kinn fer nou res bet. Dokter kinn fer lotopsi-la inn dir mwa ki linn gagn enn mari vilin kou dan latet. Mo invit bann temwin vinn de lavan pou denons lezot sispe. Sa kapav ariv zot fami osi enn zour. Mo remersie lapolis pou sa travay formidab ki linn fer ziska ler», confie Vikesh, le cœur lourd de regrets.