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Accident ou acte malveillant ? - La CID de Quatre-Bornes enquête sur la chute suspecte de Reshma Bissessur

Les proches de cette dame de 42 ans veulent savoir si elle est mort à la suite d’un accident ou d’un acte malveillant.

Selon le rapport d’autopsie, cette Cleaner de 42 ans a succombé à une septicémie quelques jours après avoir fait une chute alléguée à son domicile à route Bassin, Quatre-Bornes. Le Chief Police Medical Officer, le Dr Gungadin, a toutefois invité la police à faire la lumière sur les circonstances exactes de ce terrible drame. Il veut savoir si elle est vraiment tombée accidentellement car elle avait, entre autres, des bleus sur une main. Les proches de la quadragénaire soupçonnent, eux, un acte malveillant et montrent du doigt son concubin qui a déjà écopé d’une amende dans le passé pour violences conjugales. Récit.

Reshma Bissessur est partie dans des circonstances tragiques, laissant ses proches dans les larmes et dans le flou. Les membres de la famille Bissessur de Bois-Chéri comptent sur la police pour savoir si elle est bien morte suite à une chute accidentelle ou si elle a été victime d’un acte malveillant. Cette Cleaner de 42 ans a succombé à ses blessures le 6 novembre, suivant une chute alléguée au domicile de son compagnon, à route Bassin, Quatre-Bornes, le 31 octobre. Depuis, elle était admise à l’hôpital de Candos dans un état grave.

 

L’autopsie pratiquée par le Dr Gungadin après le décès de Reshma Bissessur indique que cette dernière a rendu l’âme suivant une septicémie. Le Chief Police Medical Officer a toutefois invité la police à fouiller pour établir avec certitude s’il s’agit bien d’une chute accidentelle ou pas. Cela, parce que Reshma avait des bleus sur une main. La Criminal Investigation Division de Quatre-Bornes s’est déjà saisie de l’affaire.

 

Mala, la sœur aînée de la victime, a également porté plainte à la police. Dans sa déposition, cette femme de 45 ans avance que ses proches et elle soupçonnent un acte malveillant et montrent du doigt le compagnon de Reshma. Pour cause, ce dernier aurait des antécédents de violences conjugales et aurait même écopé d’une amende pour ce délit dans le passé. De plus, ils sont en présence de versions contradictoires concernant la chute suspecte de Reshma.

 

Mala raconte que sa sœur l’avait appelée le 31 octobre pour lui annoncer son admission à l’hôpital pour une histoire de chute. «Li ti dir mwa linn tombe. Sipoze rakor dilo masinn a lave inn sorti alor ki li ti an mars. Lerla, Reshma inn glise lor dilo-la linn tombe. Nou pa manz sa boul-la selma», précise Mala. La quadragénaire explique que sa sœur vivait à Quatre-Bornes depuis un an. «Mo ser divorse. Linn zwenn sa boug-la dan travay Phoenix. Mo nepli konte komie kout linn kit li akoz li violan. Boug-la anbet li sak fwa pou li retourn ek li. Linn deza kas lizie mo ser. Li ti bizin al lopital Moka tou. Boug-la ti pey lamann pou sa.»

 

Après sa chute alléguée, Reshma a subi deux interventions chirurgicales. Puis, elle a sombré dans le coma. «So lipie ti kase. Pann resi gagn kontak ar li ditou apre sa. Monn bizin telefonn boug-la pou nou kone mo ser dan koma. Enn zafer inn sok mwa kan linn koz ar mwa. Li dir mwa pa bizin ankoler. Ziska ler, mo pa konpran kifer linn dir mwa sa. Mo ser inn desede so dimans apre.» Selon Mala, c’est le compagnon de sa sœur qui lui a dit que cette dernière était tombée dans les escaliers. Le couple louait le deuxième étage d’une maison. Autre fait troublant : le compagnon n’a plus répondu à ses appels. «Linn aret pran mo bann call apre sa. Bien apre ki monn apran ki li malad. Li admet lopital Candos ek enn chest pain.»

 

Après l’autopsie, les proches de Reshma ont appris que le Dr Gungadin avait demandé à la police de mener une enquête minutieuse pour déterminer les circonstances réelles de cette chute alléguée. Outre les bleus, Reshma avait également des plaies qui saignaient. «Nous comptons sur les enquêteurs pour savoir si elle est réellement tombée après avoir glissé ou si quelqu’un a pu la pousser dans les escaliers.»

 

La CID de Quatre-Bornes a déjà démarré une enquête à cet effet. Les limiers n’ont pas encore interrogé le compagnon de Mala. Une source proche de l’enquête affirme toutefois que les limiers sont déjà en présence de plusieurs informations importantes sur le couple. L’une d’elles indiquerait que le compagnon de Reshma n’était pas à la maison au moment de la chute alléguée. Les enquêteurs vont bientôt l’interroger pour savoir si c’est vrai. Un membre de la famille de la victime avance que cette dernière était également portée sur la bouteille. La police n’écarte pas la possibilité qu’elle serait tombée alors qu’elle était en état d’ébriété.

 

Le jour fatidique, des pompiers avaient d’abord été appelés sur place pour venir en aide à Reshma, puis, voyant que son état était grave, ils ont fait appel au Samu pour la transporter à l’hôpital. «Bann fami inn resi al get mo ser lopital. Enn zafer inn mari fatig nou. Dan so sak, ti ena de kostim de bin, enn bikini, enn per soulie talon, la mwatie pake pistas ek enn pake biskwi. Dokter ti ousi dimann mwa si mo ser abitie gagn bate», affirme Sunil, le frère aîné de Reshma. Tout comme Mala, il compte sur la police pour faire toute la lumière sur les circonstances de la mort de sa sœur.

 

Le compagnon de Reshma Bissessur est, quant à lui, resté injoignable malgré nos nombreuses tentatives pour l’avoir au téléphone.