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  • Premier League : Manchester City règne sur l’Angleterre
  • Déconfinement et déconfiture
  • Coup d’envoi de la saison hippique hier : chutes en série… et décès du jockey Nooresh Juglall
  • Les trois frères Gurroby arrêtés après la saisie record de Rs 3,7 milliards de drogue - Anna, leur mère : «C’est dur de voir mes enfants accusés à tort»
  • Aidons à sauver le Musée de la Petite Collection
  • Se divertir malgré les restrictions : comme une envie de prendre l’air
  • Autonomisation des personnes en situation de handicap : Vibhesh Santoo, 22 ans, s’engage
  • Crime à Grand-Gaube : la version de Michelle Ropa intrigue les enquêteurs
  • Covid-19 : plusieurs personnes coincées à l'étranger depuis plus d’un an - La Mauricienne Ranini Cundasawmy, en Thaïlande avec son époux : «Comment nous nous sommes retrouvés bloqués là-bas»
  • Mon expérience de la quarantaine

Pou zenfan dimé : un hymne à l’amour sur l’air de «Heal The World»

«Heal the world, make it a better place, for you and for me and the entire human race...» Qui ne connaît pas ce célèbre refrain de l’inoubliable Michael Jackson ? Un titre qui est plus que jamais d’actualité ces derniers temps, avec les ravages du coronavirus à travers le monde.

 

Ils ont été nombreux, ici et ailleurs, à reprendre ce morceau porteur d’un message d’espoir, paru sur l’album Dangerous en 1992, et qui est une ode à l’écologie et aux enfants frappés par la maladie et la pauvreté. Tous voient ce titre comme un hymne à l’amour en ces temps de doute et d’inquiétude. Il n’en fallait pas plus pour inspirer Nitish Joganah, artiste qu’on ne présente plus dans le paysage musical mauricien. Et c’est ainsi que la chanson Pou zenfan dimé est née, avec un featuring du chanteur Didier Clarel et les voix de jeunes chanteuses en herbe. En toile de fond : le coronavirus et les actions de l’association Generation Next 19. Des paysages locaux, des couleurs, des images d’entraide et de partage, et des paroles qui touchent : «Dan maler nou koste, zwenn lame, nou solider, to problem, mo problem...»

 

Nitish Joganah, qui a posé son texte sur la belle mélodie de Heal The World, nous en dit plus : «Linspirasion li tou simpleman saki nou pe trouve ek saki nou pe viv ek sa problem Covid-19. Monn anvi konsiantiz dimounn ki la vi pa aret la. O kontrer, nou bizin res soude, montre nou solidarite pou ki nou la vi kontigne ek pei bizin roule... Nanye pa imaziner, tou sa kinn ekrir se la verite saki pe viv.» Il est rejoint par Didier Clarel qui partage son avis : «Se enn zimaz ki zanfan dime pou gete ek pou kone ki finn traverse dan nou ti zil...»

 

Cette production est surtout une belle aventure pour trois jeunes filles qui posent leur voix sur la chanson : «Je suis Taneesha. J’ai 16 ans et j’étudie au collège St Nicholas. Ça a été une très belle aventure avec des personnes formidables», confie l’adolescente qui a chanté aux côtés de deux soeurs, The T-Sisters. «J’ai 12 ans, je suis en Form 2, j’habite à Rose-Hill et je fréquente le Mahatma Gandhi Secondary School. À travers cette vidéo, je veux juste aider les gens à prendre conscience de la gravité de la situation», déclare Tirushee Veeramundar. Sa soeur, Tirusha, 12 ans, également en Form 2 au Mahatma Gandhi Secondary School, est tout aussi marquée par cette expérience : «En participant à cette vidéo, je voulais aider à passer un message à tout le monde : aidons-nous les uns les autres pendant ce moment très difficile et surtout, restons unis.»

 

Javed Carmally, directeur de Be Multimedia, qui a réalisé le clip, garde aussi de bons souvenirs de cette collaboration : «Ce fut une expérience extrêmement enrichissante. J’ai été amené à réaliser cette vidéo dans un contexte très particulier et j’ai dû fournir un travail de qualité, tout en respectant les gestes barrières et les autres mesures de sécurité sanitaire. Malgré tout, à Be Multimedia, nous avons réussi à réaliser cette vidéo en six jours...» Depuis, Pou zenfan dimé se raconte et partage son message d’amour...