• Fusillades au Canada : le Mauricien Josian Cadine, dont le fils de 17 ans est l’une des dernières victimes : «C'est dramatique...»
  • 40 ans de la Fondation Georges Charles : une mission qui vient du cœur
  • Arrêté avec des devises étrangères à quelques jours de son procès : le présumé trafiquant Angelo Thomas cherchait-il à fuir vers Madagascar ?
  • Locho Tacos : la délicieuse aventure mexicaine de Steeven et Tommy
  • Accusé d’arnaque à travers un système de Ponzi : le présumé escroc Mohammad Fakim Masse écroué
  • Son père souffre de la maladie d’Alzheimer - Dorianne Désirée Drack : «À Maurice, il y a un manque cruel de soins adaptés»
  • Raksha Bandhan : ode à la complicité fraternelle
  • Wan Naglaa Boodhun : artistiquement vôtre
  • The Gold Face 2022 - Parameshwaree Permalloo et Vincent Yip : they’ve got the look !
  • Realme Buds Q2 : du son consistant pour pas cher

Les Justes :intensité et attentats

En attendant les trois jours au théâtre de Vacoas, les comédiens et les autres s’activent.

Une histoire qui va au plus profond de l’humain. C’est celle de la pièce Les Justes, création d’Albert Camus, ici traduite en kreol par la Trup Sapsiway, avec les mots de Darma Moothien, une mise en scène de Gaston Valayden et des comédiens, à coup sûr, très impliqués. D’ailleurs, le mercredi 30 septembre, on s’est incrustés lors des répétitions qui vont bon train depuis des mois (la pièce était prévue avant le confinement mais a été repoussée) en attendant les représentations au Théâtre Serge Constantin les 16, 17 (20 heures) et 18 octobre (14 heures).

 

Les Justes nous parle d’un groupe de révolutionnaires en Russie – qui se questionnent beaucoup sur la justice –, qui veulent assassiner le duc, un sale dictateur, avec des attentats à la bombe. Le metteur en scène nous dit d’emblée : «Nous gardons l’intrigue, les noms, le lieu de la Russie mais avec la langue kreol ; on va laisser le public découvrir la touche mauricienne présente.» On s’approche cette fois du petit nouveau de la troupe, pas si petit que ça finalement : Sharvesh Kemraz, employé dans le judiciaire et surtout très cinéphile. Il nous confie : «Le rêve serait d’avoir un rôle dans un film. Quand j’ai rencontré Gaston et que je lui ai parlé de cette aspiration, il m’a dit : “Pourquoi pas commencer par le théâtre ?” Une façon d’en apprendre plus sur le jeu d’acteurs. Pour moi, c’est une belle occasion, un bon début.»

 

Pas le temps de papoter davantage : c’est parti ! Musique grave, naturel des comédiens, découverte que le kreol cadre bien avec l’ensemble. Et aussi beaucoup d’intensité avec les jeunes et les autres : Edeen Bhugaloo, parfait en jeune terroriste Yanek, Jean-Claude Cathéya, le torturé Stephan, prêt à sacrifier des enfants pour des jours meilleurs, entre autres comédiens (Robert Furlong, Jérôme et Géraldine Boulle, Darma Moothien, Sharvesh Kemraz, Kelly Ang-Ting Hone). 

 

Résultat : une pièce intense par son sujet ; intensité que reproduisent bien les comédiens sur scène, en plus bien à l’aise avec notre kreol. Raison de plus d’attendre les trois dates à venir pour cette découverte. Les billets pour la pièce sont en vente sur le Rezo Otayo (tel. 466 9999) à Rs 300.