• Jane Constance & Mickaël Pouvin : deux belles voix pour faire vibrer le Caudan Arts Centre
  • Sport Automobile : La Motors Formula Team en piste le 14 avril
  • Emilie Duval : «On doit tous, que ce soit l’Église catholique ou autre, se sentir concernés par les abus sexuels sur mineurs»
  • Agression mortelle de Shobanand Bhoyroo, 61 ans, par son voisin | Son neveu : «Ce n’était pas la première fois qu’il était brutalisé»
  • Fête de l’Indépendance : Le fabuleux 12 mars du constable Damien Céline
  • Un Mauricien parmi les disparus après l’attentat contre deux mosquées en Nouvelle-Zélande | Anwar, le frère de Moosid Mohammed Hossen : «C’est un choc»
  • Coupe du monde féminine 2019 : Sous l’œil attentif de Queency Victoire
  • Dengue : Vallée-des-Prêtres en alerte, Maurice sur le qui-vive
  • Captain Marvel : On y va, on n’y va pas ?
  • Décès tragique de Dia Dookhit | Ses parents : «Nous voulons connaître la vérité…»

Emmelyne Marimootoo, music lover

Dans sa voix, les accents d’ici. Dans ses émotions, des rythmes universels, ceux qui rendent le monde plus beau, plus lumineux. Elle est comme ça Emmelyne Marimootoo. Dans son prénom, on devine le verbe «aimer» qui se conjugue au présent et à l’infini et parle, sans le savoir, de son regard sur l’univers, sur les autres. L’artiste de 23 ans, habitante de La Gaulette, a remporté la finale du concours de musique qui mise sur la créativité, Konpoz to Lamizik (avec deux de ses chansons : Rouz, ble, zonn ver et Zoli lepok).

 

Celle qui a joué en France, en Pologne et gagne sa vie en se produisant dans les hôtels et dans les bars à Maurice, ne s’exclame qu’en musique, ne s’émeut qu’en notes. Sa musique, elle la décrit ainsi : «Un séga contemporain, mélange de plusieurs influences.» Son parcours, elle le résume comme tel : «Avant, je faisais de la danse contemporaine. Mais j’ai toujours chanté. Puis, à 17 ans, j’ai compris...» Elle commence vite, commence fort, fait des scènes, puis obtient son HSC, s’offre une année sabbatique avant l’université («une année est devenue trois années») et découvre un monde qui est désormais le sien. Et d’où elle tire ses plus beaux souvenirs. Elle nous en partage trois…

 

«Jouer à La Réunion, l’année dernière, dans le cadre du festival Iomma. J’ai fait des scènes et tout, mais là, j’étais stressée. Ce festival est un rendez-vous important, on y voit de nombreux professionnels qui peuvent nous faire tourner. J’ai beaucoup appris. Je jouais dans la cour des grands. C’était aussi voir les autres groupes sur scène, des gens que j’admire depuis toujours. Jouer avec eux, dans la même soirée ; ça fait un choc.»

 

«Rencontrer Éric Triton, c’était quelque chose. J’ai toujours été une fan, on a évolué dans les mêmes cercles, on s’est côtoyés. Mais jouer avec lui à La Réunion, aller à sa rencontre (d’émotions et de mots), partager un moment, c’était beau. J’ai appris beaucoup de choses sur ce qu’est la vie d’un musicien, de ce que la musique représente… Inoubliable !

 

«Parler à Marclaine Antoine. C’est une chance. Il n’est plus sur cette terre. À ses côtés, j’ai beaucoup appris sur le séga. C’est la source de tout, c’est la source de notre culture. Si on ne la pratique pas, elle se perd. Cet homme, cet artiste, était une encyclopédie. Il m’a expliqué ses instruments, la langue kreol, ses expressions, ses histoires.»

 


 

Son coup de cœur : Leko Rivier Nwar

 

«L’album de Menwar. Je l’écoute assez souvent. C’est un ancien album, il emmène le séga à un autre niveau. Il n’y a que des percussions. C’est un album qui a une âme.»