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Dans les coulisses d’un «Antigone» jeune

Depuis janvier, la bande s’affaire pour proposer une pièce pas comme les autres.

Nous sommes allés aux répétitions de cette pièce qui sera jouée par des jeunes de la section théâtre de la fondation Artis du Caudan, le 3 juin. Direction la Grèce antique et bien plus…

Des secrets. Car cette version d’Antigone, qui sera jouée au Caudan Arts Centre le 3 juin, se veut pas comme les autres. Déjà, pour commencer, ce sont des jeunes que l’on verra sur scène, des 17-18 ans, et même un petit de 8 ans. Toute une bande venant de la section théâtre de la fondation Artis du Caudan. Et depuis janvier, la pièce se met en place. Le sujet a été choisi lors des examens qui ont lieu chaque année.

 

En vue de ces épreuves, Alessandro Chiara, qui est actuellement le metteur en scène de la pièce, avait pitché très brièvement l’histoire d’Antigone aux jeunes Adrien Beaugendre et Nouman Burthen, âgés de 18 et 19 ans respectivement. Ils ont alors présenté une version très simple mais qui avait beaucoup de potentiel, donnant des idées aux responsables de la fondation qui veulent présenter au moins une pièce de théâtre par an. La suite s’appelle donc Antigone mais un Antigone qui s’inspire de l’histoire originelle de Sophocle et d’Anouilh, tout en se rattachant à l’actualité.

 

La base est la même : c’est l’histoire d’Antigone et d’Ismène (dans cette pièce, ce sont deux jeunes hommes, alors que dans le texte d’origine, il est question de deux femmes). Antigone fait part à Ismène de son intention de braver l’interdiction de leur oncle, le roi Créon, visant à interdire l’accomplissement des rites funéraires de leur frère Polynice, tué par leur autre frère Etéocle. En bravant cet interdit, Antigone risque la mort… Les autres acteurs sont Clémence Souper (l’ouvrier) et le petit Diego Joulia, 8 ans, qui interprète l’enfant.

 

Pour mettre la pièce en scène, c’est tout un travail qui se fait, souvent en plusieurs langues. Dans la salle de répétition, des exercices sont menés par Alessandro Chiara (qui joue aussi le roi Créon) et son assistant Stanley Harmon. Respirations. Mouvements. Première scène. C’est la guerre. Concentration. En attendant les costumes et les décors qui orneront la scène du Caudan Arts Centre.

 

Entre deux scènes, les comédiens, tout essoufflés, nous parlent de la découverte de la pièce. «J’aime beaucoup les histoires de la Grèce antique mais j’avoue que je ne connaissais pas du tout Antigone jusqu’à ce qu’Alessandro nous en parle. Nouman et moi, on a tout de suite adoré l’histoire», nous confie Adrien Beaugendre, enthousiaste. Son ami Nouman est lui aussi très heureux : «C’est très excitant de jouer dans une pièce aussi intense. Le tout, c’est de persévérer, de ne pas lâcher le morceau pour donner la meilleure prestation possible.»

 

Alessandro Chiara, lui, fait son maximum que ses petits protégés donnent le meilleur d’eux-mêmes et concède qu’il n’est pas toujours facile de canaliser l’énergie des adolescents. «Adrien, par exemple, a un peu de mal à se concentrer et, parfois, à entrer dans la pièce. Du coup, je le réveille tôt chaque matin et dès 6 heures, il me whatsapp ses exercices avant de venir aux répétitions.» Discipline, discipline. 

 

Quant au petit Diego, il est sollicité de toutes parts. Des mouvements à travailler, des regards. Ce n’est pas facile pour lui. Il doit jouer le petit qui sursaute. Aïe, il oublie une réplique. Mais il s’en sort. Bon, on reprend. Scène finale. On imagine des cadavres. Un discours. De l’intensité. Chut, on n’en dévoilera pas plus !

 

Voilà un avant-goût de ce que nous réserve cette version particulière d’Antigone qu’on attend de découvrir le 3 juin. Ce jour-là, deux représentations sont prévues : une matinée scolaire à 11 heures et une soirée grand public à 19h30.

 

Billets en vente à Rs 100 au comptoir d’informations du Caudan Waterfront, et sur les sites Monticket.mu et caudanartscentre.com