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Christine Duvergé, entre l’amour et une vie de mensonges

Une histoire d’identité et d’amour par l’auteure mauricienne.

De la tourmente. Et des allers-retours entre le passé et le présent. Dans son troisième roman intitulé Les vies de Loréna – après Camp Agonie et L’Essoufflée –, Christine Duvergé, Mauricienne qui enseigne le français aux États-Unis, nous raconte l’histoire d’une femme elle aussi établie aux USA mais qui vit dans une sorte de prison dorée par un mari trop beau pour être vrai, en pleine Amérique de Trump. En plus de rêver d’un amour lointain et perdu, à tel point qu’elle veut revenir en terre natale. L’auteure s’explique. 

D’où vient l’idée de cette histoire ?

 

«Il y a ceux qui restent. Il y a ceux qui partent. Et parmi ces derniers, peu rentrent.» Ces mots sont mis en exergue. Pourquoi quitte-t-on son pays ? Pourquoi et à quel moment souhaite-t-on rentrer ? Pourquoi certains n’arrivent pas à faire ce retour ? Que signifie la maison ?

 

L’Amérique de Donal Trump semble être au cœur du livre…

 

L’histoire se passe un mois après la victoire de Trump, en l’espace de 12 heures, avec des allers-retours entre «autrefois» et «aujourd’hui», les réflexions d’une immigrée à une période où la xénophobie commande. Loréna, Mauricienne, tombe amoureuse d’un riche entrepreneur américain. Ils s’établissent dans l’Ohio, État conservateur, et ont quatre enfants ensemble. Ils représentent la famille américaine parfaite, comme une photographie sur Instagram. Mais que se passe-t-il derrière cette façade rose ? Que cachent tous ces sourires ? J’ai conçu une histoire à la manière d’un conte de fée subversif, avec des scènes de romance volontairement hyperboliques, des personnages remplis de bons sentiments, hypocrites et égoïstes, qui reflètent l’état de notre monde actuel. Si à la surface, mon roman ressemble à une histoire à l’eau de rose, c’est une œuvre qu’il faut lire au deuxième degré. Ce n’est pas un roman feel-good parce que le monde d’aujourd’hui n’est pas un lieu de bien-être.

 

Vous côtoyez beaucoup de Mauriciens ? 

 

Il y en a mais je ne les côtoie pas souvent, étant de nature casanière. Mais lorsque je les rencontre, je passe toujours des moments agréables.

 

Doit-on comprendre, à travers ce livre, que vous avez envie de rentrer au bercail ?

 

À la retraite, comme de nombreux immigrés. On rentre au bercail pour s’y reposer et mourir.

 

Des projets, littéraires ou autres, en gestation ?

 

Pendant le confinement, j’ai retrouvé un manuscrit que j’avais écrit en 2008. C’était mon premier essai à l’écriture. Le style est nul mais le thème m’intéresse toujours autant : la devise du Connais-toi toi-même. 60 000 mots irrécupérables ! Pas grave. J’aime les défis. Je me réjouis à l’idée de savoir où mes personnages vont m’emmener.

 

Les vies de Loréna est disponible dans les librairies de l’île.