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Zoom sur les grosses pointures qui sont tombées

Veda Baloomoody, Mahen Jhugroo, Eddy Boissézon, Anil Baichoo et Pradeep Jeeha.

Le peuple a fait son choix. La vague orange qui déferle sur le pays depuis les résultats des législatives 2019 a happé plusieurs vieux routiers ; des ministres et députés sortants mais surtout Navin Ramgoolam, leader du PTr, qui subit une défaite au n° 10 après sa chute au n° 5 en 2014.

Il a le visage marqué par la défaite. Navin Ramgoolam, leader du PTr, quitte l’enceinte de école Ramnarain Roy, à Bel-Air, peu après 23h30 ce vendredi 8 novembre. «Je tiens à féliciter le gouvernement. C’est le choix du peuple. On doit l’accepter», lance le candidat déçu en sortant d’une salle de classe où le dépouillement se faisait toujours, avant de repartir par une porte arrière par mesure de sécurité.

 

Il arrive finalement à la 4e place, avec 17 536 votes, juste derrière Sunil Bholah de l’Alliance Morisien qui, lui, comptabilise 18 174 votes. Le leader des Rouges déclare toutefois avoir noté des irrégularités et soutient qu’il compte reprendre le sujet avec son parti. Mais il assure : il ne faut pas s’en faire pour son avenir politique.

 

Celle d’Anil Baichoo au n° 9 (Flacq/Bon-Accueil) l’est également. Le chef de file du PTr est également tombé, entraînant dans la foulée ses colistiers. Face à lui : son ancien attaché de presse, Sudheer Maudhoo, arrivé en tête de lice dans cette circonscription. «Les électeurs du n° 9 ont fait leur choix et je respecte leur décision. Je ferai des commentaires ultérieurement», a déclaré Anil Baichoo. Ses colistiers, Devanand Ritoo et Dhiraj Khamajeet, n’ont eu aucune chance face à deux «zanfan landrwa», Deepak Balgobin et Vikash Nuckcheddy ; deux néophytes qui ont été portés par la vague orange.

 

Plusieurs candidats rouge et bleu ont également été battus dans leur circonscription respective. Aurore Perraud, Mireille Martin et Pradeep Jeeha au n° 4 (Port-Louis-Nord/Montagne-Longue) ; Satish Faugoo au n° 7 (Piton/Rivière-du-Rempart) ; Ashock Jugnauth et Suren Dayal au n° 8 (Quartier-Militaire/Moka) ; Rajesh Jeetah au n° 11 (Vieux-Grand-Port/Rose-Belle) ; Lormush Bundhoo et Tassarajen Pillay Chedumbrun au n° 13 (Souillac/Rivière-des-Anguilles) ; et Rama Sithanen au n° 18 (Belle-Rose/Quatre-Bornes).

 

Toutefois, des ministres et députés du gouvernement sortant ont également chuté dans la circonscription où ils étaient candidats. Parmi, Mahen Jhugroo. L’ancien ministre des Terres et du Logement est arrivé à la 5e place au n° 15 (La Caverne-Phœnix), avec 14 880 votes, loin derrière Kushal Lobine et Patrick Assirvaden de l’Alliance Nationale, et Gilbert Bablee de l’Alliance Morisien. «J’accepte le verdict des votants au n° 15. Nous avons perdu une bataille mais pas la guerre. Le travail continue pour marquer notre présence dans cette circonscription», a-t-il déclaré.

 

Anwar Husnoo est également tombé au n° 3 (Port-Louis-Maritime/Port-Louis-Est), Ashit Gungah au n° 6 (Grand-Baie/Poudre-d’Or), Eddy Boissézon au n° 17 (Curepipe-Midlands). Du côté du MMM, Ajay Guness, leader adjoint des Mauves au n° 16 (Vacoas-Floréal), n’a pas été élu. Veda Baloomoody au n° 1 (GRNO/Port-Louis Ouest) et Madun Dulloo au n° 6. L’avocat de 70 ans est passé de 16 462 voix à 6 677, de 1982 à 2019, dans cette circonscription. Il n’y a pas eu de «free and fair elections», avance-t-il. «Il y a eu un abus de pouvoir avec des élections mal organisées et mal annoncées. Ce qui s’est passé dans ma circonscription est à l’image de ce qui s’est passé à travers le pays.»

 

Les urnes ont livré leur verdict. Le peuple a fait son choix. Certains jubilent et d’autres non…

 

Jean Marie Gangaram et Rehade Jhuboo