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Wasoodeho et Tarabye Luximon meurent en isolement - Deepak : «C’est très dur de perdre ses parents à deux jours d’intervalle»

Le couple Luximon avait trois enfants et cinq petits-enfants.

Les Luximon traversent des jours terriblement difficiles. Wasoodeho, 84 ans, est décédé de la Covid-19, le lundi 15 novembre. Un coup très dur pour sa famille, surtout pour ses deux fils et sa fille. Mais le calvaire de ces derniers ne s’est pas arrêté là car deux jours plus tard, c’est leur mère Tarabye, âgée de 73 ans, qui s’en allait de la même maladie. Les deux retraités, tous deux doublement vaccinés, sont décédés alors qu’ils étaient en isolement chez eux à Cité Roches-Brunes. «C’est très dur de perdre ses parents à deux jours d’intervalle», confie Deepak Luximon, leur fils aîné, toujours sous le choc.

Cet homme de 49 ans raconte que ses parents étaient en isolement chez eux depuis le jeudi 11 novembre : «Ils étaient sortis le mercredi 10 novembre pour aller payer des factures à Rose-Hill. Le lendemain, ne se sentant pas bien, ils ont fait un test. Comme ils étaient tous deux positifs, ils se sont isolés.» Deepak Luximon précise que sa sœur, qui habite à côté de la maison de leurs parents, s’occupait du repas de ces derniers. «Li ti pe kit zot manze ek zot bwar toulezour. Mama ek papa ti korek. Zot pa ti ena okenn sintom apar diare ek zot ti inpe feb feb.» Il ajoute qu’avant cela, ses parents avaient toujours joui d’une bonne santé.

 

Mais contre toute attente, Wasoodeho a poussé son dernier soupir vers 22 heures, le lundi 15 novembre. Dans la soirée du lendemain, Deepak et les siens ont fait appel à un médecin pour venir voir leur mère qui était toujours faible. «Le docteur a examiné notre mère avant de la mettre sous perfusion. Elle a par la suite pu manger et dormir. On a tous cru qu’elle allait bien», explique Deepak.

 

L’état de santé de Tarabye s’est toutefois détérioré quelques heures plus tard. «Ma mère avait une forte fièvre. Elle était à 39,5 degrés. Nous avons alors appelé sur la hotline de la Santé. Un médecin est venu en voiture peu après. Une ambulance est également arrivée avec de l’oxygène. Après avoir prodigué des soins à notre mère, le médecin nous a dit qu’il fallait la transporter à l’hôpital. J’ai eu le choc de ma vie quand quelques heures plus tard, à 7 heures, j’ai reçu un appel m’annonçant le décès de ma mère. Enn sok terib sa», précise Deepak.

 

Les défunts laissent derrière eux une famille dévastée. Perdre coup sur coup deux êtres aussi chers est définitivement une épreuve dont on a du mal à se relever.