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Vente illégale de vieille ferraille, pollution, routes impraticables… : Les habitants de Rughooputh Lane, Quatre-Bornes, montent au créneau

«Notre environnement s'est détérioré et nous ne nous sentons plus en sécurité», affirment des habitants.

Leur existence jadis tranquille est désormais chamboulée, disent-ils, par les allées et venues des marchands de ferraille et d'autres problèmes. Ces habitants de Palma cherchent des solutions.

Il y a à peine un an, ils y menaient, disent-ils, une vie paisible. Le quartier était sécurisé et les habitants pouvaient circuler librement, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Toutefois, au cours des huit derniers mois, la situation a beaucoup changé à Rughooputh Lane, Palma, Quatre-Bornes…

 

La mise sur pied d’une compagnie de scrap metal – une activité qu’aurait démarrée un politicien, allèguent-ils – a chamboulé leur petite vie tranquille, avec les allées et venues de marchands de ferraille dans la région. En effet, si à la base, expliquent-ils, des contracteurs étaient sur place pour entamer la construction dudit bâtiment sur un terrain en friche de la région, depuis quelques mois, une collecte de métal pour l’exportation s’y déroulerait sans autorisation. «Cette activité a commencé de manière subtile mais lorsque la présence de marchands de ferraille est devenue de plus en plus flagrante, la compagnie a entamé des démarches pour un permis», confie un habitant de la localité. «Il y a des juridictions à respecter. Ils ne peuvent pas faire comme bon leur semble sans se soucier des répercussions que cela aura sur ceux qui vivent dans les environs.»

 

Ainsi, des habitants ont décidé de monter au créneau pour dénoncer ces activités mais aussi la pollution et l’augmentation de cas de vol. «Notre environnement s’est détérioré et nous ne nous sentons plus en sécurité. Ena boukou dimounn, pa kone kot zot sorti, zot vini ek pa respekte nanye. Zot met dife pou nanye. De fwa zot vini avek zot kadi, zot sarye feray ek kan zot trouv nou pase dan nou loto, zot pran semin pou zot ek mem pa avanse.»

 

Ils ont alors entamé des démarches auprès des autorités pour venir à bout de ces difficultés. Ils ont envoyé une correspondance à la municipalité de Quatre-Bornes, à la Police de l’environnement et au Commissaire de police, entre autres. «Nous avons appris que la municipalité de Quatre-Bornes n’avait aucun pouvoir sur ce qui s’y passait et le ministère du Commerce a ainsi été alerté.»

 

D’après Nagen Mootoosamy, maire de la ville des fleurs, des inspecteurs du service de la santé et du ministère du Commerce se sont rendus sur place et ont constaté que la compagnie opérait effectivement dans l’illégalité : «Nous leur avons servi une Notice pour qu’ils arrêtent toute opération dans un délai de 30 jours. Pour l’heure, ce délai n’a pas encore été dépassé. Si c’est le cas, les sanctions nécessaires seront prises.» Entre-temps, les habitants de Rughooputh Lane réclament plus de patrouilles policières afin d’assurer leur sécurité.

 

Par ailleurs, cela fait longtemps qu’ils tentent également de trouver une solution à une autre problématique : les routes impraticables. «Il y a des nids-de-poule partout. C’est vraiment difficile d’accéder à nos maisons à cause de l’état de la ruelle qui y mène et quand il pleut, c’est pire. Nous aurions souhaité que le nécessaire soit fait pour rendre la route plus praticable.»

 

Ils ont d’ailleurs fait circuler une pétition en ce sens. Interrogé à ce sujet, le maire explique : «En ce qui concerne les routes, il y a des règles à respecter. Celles se trouvant en ces lieux sont privées et malheureusement, nous ne pouvons dépenser l’argent des contribuables que pour les routes publiques. Il faudrait que les habitants de la localité tombent tous d’accord pour que celle-ci devienne une route publique et à partir de là, nous pourrons faire le nécessaire.»