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Un Security Officer libéré sous caution après avoir tenté d’immoler son épouse - Leena (*) : «Mo per pou mo sekirite parski mo misie inn dir li pou touy mwa»

Elle doit son salut à ses deux enfants qui sont intervenus à temps pour empêcher son époux de la brûler vive.

Une énième dispute conjugale a failli se finir en terrible drame pour une habitante de Grand-Gaube de 45 ans. Son époux aurait versé une bouteille d’alcool sur elle avec l’intention de la brûler vive lorsque leurs deux enfants sont intervenus. Arrêté sous une accusation provisoire d’«attempt at murder», l’homme de 44 ans a toutefois retrouvé la liberté contre une caution de Rs 4 000. Ce que dénonce la victime. 

Elle a le regard d’une proie traquée. «Mo per pou mo sekirite parski mo misie inn dir li pou touy mwa», lâche d’emblée *Leena, 45 ans, qui a échappé de peu à un terrible malheur dans la soirée du 5 juin, après une énième dispute conjugale. Après qu’il l’aurait aspergée avec le contenu d’une bouteille d’alcool, son époux aurait pris une boîte d’allumettes dans la poche de son pantalon avec, visiblement, l’intention de la brûler vive quand sa fille de 21 ans et son fils de 17 ans ont volé à son secours.

 

Horrifiée et paniquée, ce n’est que le lendemain que la quadragénaire a pu aller porter plainte à la police. Cette habitante de Grand-Gaube a aussi remis les vêtements qu’elle portait la veille aux policiers pour les besoins de l’enquête. Son époux, un Security Officer, a été arrêté peu après. Il a comparu en cour où une accusation provisoire d’«attempt at murder» a été logée contre lui. Mais, au grand dam de Leena, il a retrouvé la liberté contre une caution de Rs 4 000 juste après. Depuis, elle vit dans la peur, craignant pour sa sécurité. Leena a déjà entamé des démarches pour obtenir un «protection order». Elle doit d’ailleurs se rendre en cour le vendredi 17 juin à cet effet.

 

Ce n’est pas la première fois qu’une dispute conjugale se termine très mal pour elle, confie-t-elle : «Linn deza agres mwa en 2011. Li ti pey lamann pou sa. Mo regrete mo pann rod enn protection order kont li depi sa lepok la.» Le couple s’était séparé à l’époque. «Li ti al res kot so mama Fond-du-Sac», souligne la quadragénaire. Peu après, elle lui a pardonné et ils se sont remis ensemble «akoz nou de zanfan». Son époux lui avait aussi promis qu’il allait arrêter de boire et qu’il allait changer. Ils comptent aujourd’hui 22 ans de vie commune.

 

Mais cette situation apparemment apaisée a toutefois été de courte durée. Les choses auraient une nouvelle fois tourné au vinaigre entre Leena et son époux après qu’elle a subi une intervention chirurgicale. «Mo ti malad. Monn bizin opere pou tir lakaz baba. Linn koumans lager ek mwa ankor lerla. Li dir mo ena galan sak plas mo travay. Monn bizin aret travay lizinn ek lotel akoz li. Li ti pe lager ek mwa ousi akoz mo ti pe refiz dormi ek li», précise Leena.

 

Ses deux frères, dit-elle, ont déjà tenté de raisonner son époux, en vain. «Linn met fos case assault kont zot. Bann-la nepli koz ek li pou pa gagn problem. Li abitie maltret mo mama ek mo tifi ousi. Dimans-la, linn lager ek mwa akoz monn refiz dormi ek li. Linn dir mwa li pou touy mwa zordi. Linn dir mwa ousi sorti depi sa lakaz-la ale, alor ki nounn ranz lakaz lor enn terin ki mo mama inn donn mwa an eritaz. Li vinn kot nou kan nou pa la. Mo de zanfan zot latet mari fatige akoz li. Tou le de inn aret lekol boner akoz li mem», s’insurge Leena. Aujourd’hui, elle ne veut qu’une chose, retrouver le sentiment de sécurité qu’elle a perdu il y a un bon moment déjà.

 

Le principal concerné est, lui, resté injoignable pour donner sa version des faits.

 

(*) Prénom fictif