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Trois Mauriciens à bord du vol papal : Entre «émotions, expériences à vivre et partage»

À chaque voyage du pape, ce dernier est accompagné de sa suite et de journalistes accrédités par le service de presse du Vatican. Ce sera également le cas pour ses déplacements au Mozambique, à Madagascar et à Maurice. Soixante-neuf journalistes du monde entier et des pays visités seront ainsi à bord du vol papal. Parmi : trois Mauriciens. Ils nous parlent de leur état d’esprit…
 

Jean-Luc Mootoosamy, Media Expertise et Radio One : «Le devoir de se surpasser»

 

 

Un challenge : «Être de ce voyage est un immense honneur. C’est un privilège de faire partie de cette caravane du pape François pendant sept jours, de vivre et de faire vivre les moments forts du déplacement du souverain pontife en Afrique. J’ai conscience qu’avec ce privilège vient une immense responsabilité, un devoir de se surpasser pour le public, les auditeurs, les lecteurs, celles et ceux qui suivront les productions journalistiques que je réaliserai à Rome, au Mozambique, à Madagascar et à Maurice. Si ce public est satisfait, alors j’aurai mérité ma place sur le vol papal.

 

Mon expérience journalistique, spécialement dans des environnements nouveaux, m’aidera certainement à relever ce très grand challenge professionnel. Pendant sept jours, il faudra être rigoureux, précis, faire attention aux détails, suivre le protocole et l’organisation des journalistes en pools pour les déplacements du pape. Ce type d’exercice, pour l’avoir vécu dans deux pays que le pape François a visités, la République centrafricaine et la Suisse, demande beaucoup de réactivité face aux imprévus, de flexibilité et de disponibilité. Je me réjouis de me plonger dans cette ambiance bientôt et de vivre ce voyage de manière intense !»

 

Une expérience personnelle : «Ce sera aussi une manière pour moi de ‘‘revenir’’ professionnellement sur les ondes dans mon pays d’origine, l’espace de dix jours. Je vis loin de Maurice depuis 16 ans et Radio One, le média que j’ai contribué à lancer en 2002, s’ouvre aux productions de mon cabinet, Media Expertise. J’en suis très reconnaissant. Ma reconnaissance va aussi à la communauté catholique de mon village, à la conférence des évêques suisses qui m’a donné le feu vert pour transmettre mon dossier d’accréditation au Service de presse du Vatican car, étant résident suisse, ma demande devait être approuvée avant d’être traitée avec les autres demandes internationales.

 

Je remercie le cardinal Maurice Piat pour son aide précieuse. C’est aussi une expérience personnelle forte que je vais vivre. Et elle sera unique pour chaque pays visité. Quand on voit des foules se déplacer sur de longues distances, des femmes, des hommes, des enfants qui attendent des heures pour ne voir peut-être que quelques secondes du passage du pape, des visages qui se transforment avec des yeux émerveillés, des cris de joie, des personnes qui sont en fête, les forêts de téléphones portables qui vont essayer de saisir une image, cela provoque un frisson que la mémoire n’oublie pas. Même en étant loin de Maurice, je sens l’enthousiasme que cette visite papale suscite. Et c’est tout à fait normal. Notre pays va montrer ce qu’elle sait faire de manière naturelle : s’unir pour accueillir.»

 

Mes moments forts : «De tout ce voyage apostolique, les moments les plus forts pour moi seront sans aucun doute les neuf heures à Maurice. L’atterrissage de l’avion, le transfert à Port-Louis et la messe à Marie-Reine-de-la-Paix, la visite privée à Sainte-Croix, voir notre drapeau mauricien partout, provoqueront beaucoup d’émotions. C’est merveilleux de retrouver ma terre natale de cette manière. J’espère aussi pouvoir embrasser mes parents, mon frère et quelques amis, ou simplement les voir pendant ce passage express à Maurice. Je remercie d’avance les lecteurs de 5-Plus dimanche qui me suivront à travers Radio One pendant ce voyage.»

 


 

Martine Théodore-Lajoie : La Vie Catholique : «Je suis pleinement consciente de la chance inouïe qui s’offre à moi»

 

 

Ce voyage pour moi : «C’est une chance jamais espérée. Dans mes rêves les plus fous, je n’ai jamais imaginé participer à un voyage apostolique. Je suis pleinement consciente de la chance inouïe qui s’offre à moi. Ce qui accentue aussi la pression. Vouloir bien faire. Donner le meilleur de soi. Ce voyage représente aussi beaucoup pour La Vie Catholique. Grâce à lui, nous profitons d’une visibilité qui ne peut que nous faire du bien. Et nous permettre, en quelque sorte, d’entrer dès maintenant dans la célébration de nos 90 ans.»

 

Sur le plan personnel : «Ce voyage me rappelle toute la solidarité et l’affection qui m’entourent. De mes collègues, sans qui ce voyage n’aurait pas pu se faire. De mes proches ; mon mari, mes enfants et les autres membres de ma famille. Toutes ces personnes qui s’investissent, s’organisent pour que je puisse être de ce voyage.»

 

Une expérience à vivre : «Je vais vivre cette expérience de la meilleure façon possible, je l’espère. J’essaie de gérer mes différentes appréhensions et de préparer tout ce qui peut l’être. Mais il y aura toujours des imprévus. Donc, je suis aussi prête à aller à l’aventure. Je suis certaine de grandir à travers ce temps qui me sera donné de vivre. Grandir professionnellement mais aussi humainement. Le programme du pape au Mozambique et à Madagascar est d’une grande richesse. Je ne crois pas qu’on puisse sortir indemne de cette aventure à ses côtés.

 

J’avoue que j’aborde ce voyage avec beaucoup d’émerveillement et de curiosité aussi. Fascinée par les cadeaux que Dieu, que la vie, nous offre. Curieuse du plan de Dieu. Mais suffisamment confiante pour me laisser faire. Au fur et à mesure que le voyage se rapproche, l’angoisse s’estompe. La confiance ainsi que l’excitation prennent place. Un journaliste de Radio Vatican, habitué aux voyages apostoliques, m’a conseillée de me détendre et de profiter de ce voyage. Je pense qu’il sait parfaitement de quoi il parle. J’écouterai aussi ses conseils.»

 


 

Valérie Kallee, MBC : «Il faudra être attentive, capter les moments, les instants»

 

 

Une immense joie : «C’est une opportunité inespérée. Je suis devenue journaliste parce que j’ai toujours été curieuse de découvrir la société dans laquelle je vis et d’en parler. À travers mes reportages à la MBC, j’essaie de raconter dans la mesure du possible ces moments, ces histoires, ces vécus, à nos auditeurs et à nos téléspectateurs. Et c’est mon métier de journaliste qui me permet de me retrouver sur le vol papal. Vous pouvez imaginer ma joie immense quand j’ai appris que ma candidature a été acceptée par le Service de presse du Vatican.»

 

Sur le plan personnel : «Sur un plan plus personnel, en tant que catholique, c’est pour moi une grâce. Je me suis toujours dit qu’un jour, j’irai assister à une des audiences publiques du pape François. Ce voyage est le summum de ce dont j’aurais pu rêver. Évidemment, il n’aurait pas pu se concrétiser sans la MBC.»

 

Une expérience à vivre : «Participer à une telle expérience nécessite une préparation personnelle. Mais je pense aussi que tout se vivra sur le terrain ; les émotions, les mots, la ferveur, les messages. Il faudra être attentive, capter les moments, les instants, et, dans la mesure du possible, restituer, rapporter,  raconter ce que moi j’aurai pu vivre aux téléspectateurs et auditeurs de la MBC.»