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Suraj Gobin se donne la mort deux ans après le meurtre de son fils Ritesh - Son épouse, enceinte : «J'ai juste envie d'oublier ces mauvais souvenirs»

La condamnation à vie du meurtrier de Ritesh n'a en rien atténué la douleur de ses parents.

Il y a à peine quelques mois, Khushboo Gobin se confiait à 5-Plus dimanche sur son incapacité à se remettre du décès de son fils de 11 ans, en octobre 2018, assassiné par un «ami» de la famille. Un peu plus de deux ans après ce drame, elle fait face à une nouvelle épreuve alors qu'elle est enceinte de sept mois ; son époux Suraj s'est donné la mort par pendaison. Entre douleur et tristesse, elle témoigne.

Elle a l’impression que l’univers ne cesse de s’acharner sur elle. Depuis ces deux dernières années, la vie n’a pas fait de cadeaux à Khushboo Gobin. Les épreuves auxquelles elle doit faire face sont les unes plus dures que les autres.

 

Après avoir vécu une véritable tragédie en octobre 2018, lorsque son fils Ritesh, alors âgé de 11 ans, a été égorgé par le partenaire de beuverie de son époux Suraj, voilà que le dimanche 4 avril, ce dernier, qui ne s’était jamais vraiment remis de la mort de leur enfant, s’est donné la mort par pendaison à leur domicile. Laissant derrière lui Khushboo, enceinte de sept mois, et leurs trois autres enfants, dont la douleur est insupportable, insurmontable.

 

Une nouvelle épreuve qui est comme un coup de massue pour la mère de famille. En octobre 2018, elle a vu s’écrouler les espoirs, les projets d’avenir et les rêves qu’elle avait pour son fils Ritesh lorsque celui-ci a perdu la vie dans des circonstances brutales. Il a été égorgé par un «ami» de la famille, Sachin Tetree, avec un cutter, sous les yeux de sa petite sœur qui avait 9 ans au moment des faits. Même si le meurtrier a été condamné à perpétuité à l’unanimité par les jurés en cour d’assises le 25 janvier 2021, reconnu coupable de meurtre prémédité, la douleur et la tristesse des parents de la jeune victime ne se sont jamais atténuées. D'ailleurs, lorsque nous l'avions contacté en janvier suite à la condamnation du meurtrier de son fils, Suraj n'avait pas souhaité se confier car il était encore trop affecté par le perte tragique de celui-ci. Est-ce la raison qui l'a poussé à mettre fin à ses jours ?

 

Le dimanche 4 avril, le comportement de Suraj a surpris son entourage. «En rentrant à la maison, il a pris un pull de ma fille, sans donner d’explications. Lorsque je lui ai demandé ce qu’il ferait avec, il s’est énervé et s’est réfugié aux toilettes en amenant avec lui le vêtement.» Quelque temps plus tard, en s’apercevant que son époux mettait plus de temps que d’habitude, Khushboo est allée le voir. «Les toilettes semblaient bloquées et quand j’ai poussé la porte, j’ai vu Suraj qui gisait inerte sur le sol, avec le morceau de tissu attaché autour du cou. Je ne sentais plus son pouls», confie-t-elle.

 

Paniquée, Khushboo est immédiatement allée chercher de l’aide auprès de ses proches, avant d’alerter la police et les urgences. En arrivant sur place, un médecin a confirmé ce qu’elle craignait : son époux, son unique pilier dans les moments difficiles, avait déjà poussé son dernier souffle. Depuis son décès, elle se pose de nombreuses questions : «Pourquoi a-t-il commis l’irréparable ? Pourquoi ne s’est-il jamais confié ?» Pourtant, assure-t-elle, malgré la douleur d’avoir perdu Ritesh, son époux semblait heureux à l’idée de bientôt accueillir un nouveau membre dans la famille. Même s’il traînait avec lui l’immense douleur d’avoir perdu son enfant il y a deux ans, «Suraj n’avait jamais donné l’impression que des pensées aussi sombres lui traversaient esprit».

 

Depuis cette tragédie de trop, rien n’est plus pareil pour Khushboo et ses enfants. «J’ai l’impression de n’avoir vécu que des malheurs depuis que je suis venue vivre à Gros-Cailloux. J’ai envie de faire une croix une fois pour toutes sur toutes ces tragédies. J’ai juste envie de quitter cet endroit et d’oublier tous ces mauvais souvenirs. Mes enfants sont traumatisés par tout ce que nous avons traversé.»

 

Désormais veuve et sans emploi, elle lance un appel à l’aide pour trouver un autre logement et de quoi élever ses enfants. «Je compte entamer des démarches auprès de la Sécurité sociale pour une aide financière. Pour le moment, nous avons de quoi manger pour les deux prochaines semaines car les policiers nous ont apporté de la nourriture mais après cela, nous ne savons pas comment nous allons nous débrouiller.»

 

Autant d’épreuves, émotionnelles, psychologiques mais aussi financières, que doit surmonter cette mère de famille qui a perdu un enfant ainsi que l’homme de sa vie, son «pilier»…