• Entrepreneur de l’année : Julien Faliu : Expat.com, sa petite entreprise qui ne connaît pas la crise
  • Judo – Hong Kong Asian Open 2019 : Une cinquième place prometteuse pour Legentil
  • Stéphanie Favier et Paco : Passionnés d’art et de créativité
  • Allégations de violence policière meurtrière | Le frère de Khaleel Anarath : «Il craignait pour sa vie en détention»
  • Contestation d’une loi visant la communauté gay | Abdool Ridwan Firaas Ah Seek : «L’article 250 concerne tout le monde, pas que les personnes de la communauté LGBT»
  • Firoz Ghanty, l’artiste par les artistes
  • Collision mortelle à St-Aubin : Jean Daniel Perrine ne verra pas grandir ses jumelles
  • Pradeep Roopun et Eddy Boissezon au château du Réduit : Regard d’observateurs sur des nominations qui suscitent de vives réactions
  • N’est pas rassembleur qui veut !
  • Nicolas Fanny : D’un défi à l’autre

Society for the Welfare of the Deaf : Au rythme de la semaine de la surdité

Les jeunes de l’école des sourds lors du spectacle spécialement préparé pour le lancement du dictionnaire numérique.

La semaine de la surdité prend fin aujourd’hui. Au siège de la Society for the Welfare of the Deaf ces derniers jours ont été forts en émotion notamment avec le lancement du Dictionnaire de la langue des signes en ligne.

C’est un temps fort de l’année pour l’Ecole des sourds qui a vibré au rythme des multiples activités organisées dans le cadre de la Semaine de la surdité. Celle-ci a débuté le dimanche 22 septembre et prend fin aujourd’hui, dimanche 29 septembre. Autre événement important, la Journée internationale des langues des signes a été observée le lundi 23 septembre. Autant de bonnes raisons pour se réunir et se mobiliser autour de la cause des malentendants.

 

Comme toujours, ces-derniers ont tenu à marquer le coup. De plus, cette année, les célébrations ont été particulièrement spéciales, car, après des années de travail, la Society for the Welfare of the Deaf a lancé son Dictionnaire des langues des signes en ligne. Une première dont la Manager de l’école, Arrtee Bissoonauthsing, ainsi que ses équipes sont très fières. «Nous sommes heureux d’avoir pu réaliser ce projet qui a été financé grâce au support de l’Union européenne et la NCSR Foundation.»

 

La problématique de l’absence d’un outil numérique pour les malentendants et leurs familles s’est posée, il y a plusieurs années. «Nous avons notre dictionnaire des langues des signes en version papier mais c’était compliqué pour les enfants et leurs parents d’y avoir librement accès. Aujourd’hui, avec la version en ligne, tout le monde peut le consulter chez lui, quand il le souhaite et tout cela gratuitement.»

 

Il a fallu du temps, explique-t-elle, pour que cette version numérique prenne forme. «Nous travaillons sur ce projet depuis 2013. Il a fallu beaucoup d’implication et de recherche. Chaque mot a été traduit en photo et vidéo. Aujourd’hui, même une personne qui n’y a jamais été exposée peut regarder notre dictionnaire et aspirer à communiquer en langue des signes.»

 

Au courant de cette semaine, la soixantaine d’élèves de l’école des sourds ont eu droit à un déjeuner organisé par la Muslim Council mais aussi à une activité quelque peu différente. En effet, la Society for the Welfare of the Deaf a été approchée par un jeune homme qui a voulu partager sa passion pour la coiffure avec les enfants de l’Ecole des sourds. Jérémy Fanny, qui a mis sur pied Barber King, une petite chaîne de salon de coiffure à travers le pays, a souhaité aller à leur rencontre avec son équipe pour leur offrir un pur instant de cocooning. En 2018 ce sont les enfants du Centre of Learning de Barkly qui y avaient eu droit.

 

Le mercredi 25 septembre dernier, ils étaient donc une équipe de 12 coiffeurs et esthéticiennes pour une journée placée sous le signe de la bienveillance et du partage. Entre coiffure et séance de manucure, l’école s’est transformée ce jour-là en salon de coiffure. «Nous voulions vraiment partager ce moment avec eux et leur montrer que le handicap est loin d’être un frein. Ils ont beaucoup aimé et nous avons pris beaucoup de plaisir à vivre cela avec eux», explique Jérémy Fanny.

 

En plus de profiter d’un bon moment et de se sentir tous beaux, cette activité, souligne Arrtee Bissoonauthsing, a permis aux étudiants de l’école de voir toute la patience et la dévotion que requiert ce métier. Cela a même donné des idées à ceux qui doivent bientôt se lancer sur le marché du travail. «C’est une initiation au métier. Etre au contact de ces jeunes coiffeurs les a permis, principalement ceux qui sont en partance, de comprendre l’implication que cela demande.» Et de comprendre que rien n’est inaccessible si on fait des efforts.