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Saint Padre Pio : une fête et une… polémique

Il est révolté ! «Comment est-il possible de donner le nom d’un grand saint à un cheval ?» s’insurge Roberto Sturiale. Cet Italien qui vit à Maurice depuis 2006 est un dévot de Padre Pio, un prêtre capucin devenu saint et dont la fête annuelle est célébrée le 23 septembre. 

Pour marquer d’une pierre blanche les célébrations de cette journée spéciale cette année, Roberto Sturiale vient de lancer un nouveau groupe de prière en hommage au saint homme ; une première à Maurice. D’autres groupes similaires existent déjà sur tous les continents.

 

L’Italien prépare également un petit livre de prières de poche pour toutes les personnes qui veulent adresser des prières d’intercession à ce saint canonisé par le pape Jean-Paul II. «Son corps est toujours intact 50 ans après sa mort et, aujourd'hui encore, il continue d’accomplir des miracles de guérison et d’obtenir de nombreuses grâces pour les fidèles», souligne Roberto Sturiale qui a déjà obtenu l’autorisation de l’évêque du diocèse de Port-Louis pour lancer son nouveau groupe de prière.

 

Il n’y a qu’une chose qui gâche sa joie en ce moment : c’est le fait qu’un cheval porte le nom de ce saint qu’il aime tant. «Est-ce que les Mauriciens seront d’accord si un jour il y a un cheval avec le nom de Père Laval ? N’a-t-on plus de respect envers les religions ?» se demande l’Italien. Un cheval nommé Padre Pio fait effectivement la joie d’une écurie en ce moment au Champ-de-Mars. Un habitué de l’hippodrome nous explique que le coursier portait déjà ce nom à son arrivée sur le sol mauricien en provenance d’Afrique du Sud. Ses nouveaux propriétaires n’ont pas changé le nom car c’est le sien depuis sa naissance.

 

Mais pour Roberto Sturiale, aucune raison ne saurait justifier cela. «Les courses hippiques sont très populaires à Maurice. Ça me dérange vraiment quand j'écoute certaines personnes qui font des paris sur ce cheval, crier et insulter le coursier avec des paroles dégradantes lorsqu’il perd, alors qu’il porte le nom d’un saint qui a vécu pendant 50 ans de sa vie avec les stigmates de Jésus, qui a souffert de la douleur de la passion du Christ et qui a fait construire un hôpital pour soigner des malades», souligne notre interlocuteur qui continuera à avoir une grande dévotion envers Padre Pio, quoi qu’il en soit.