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Roshan Seebodt, 34 ans, décède deux semaines après un accident à moto - Kajal, son épouse : «Linn fer tou pou rann mwa erez»

Kajal ne se remet pas du départ tragique de son compagnon.

Elle avait beaucoup de projets avec lui pour l'avenir. Après l'accident de son époux Roomesh Seebodt, plus connu sous le nom de Roshan, Kajal espérait de tout coeur qu'il s'en sorte pour qu'ils puissent poursuivre ensemble leurs nombreux rêves. Malheureusement, le trentenaire a rendu l'âme le 28 mai dernier, après deux semaines d'hospitalisation. Effondrée, elle témoigne.

Elle était convaincue qu’il s’en remettrait. Durant ses deux premiers jours d’hospitalisation, «li ti pe koze, ti pe bouze. Li ti mem deboute ek ti pe rod marse pou al twalet. Sa ti donn mwa enn couraz», se remémore Kajal. Néanmoins, le soulagement des proches de Roomesh Seebodt, plus connu sous le nom de Roshan, n’aura été que de très courte durée car les jours suivants, son état de santé s’est drastiquement détérioré. «Mo ti panse li pe korek. Mo ti mem amenn so dite ek so Weetabix pou donn li, me li ti nepli ena konesans ek pa ti ena okenn reaksyon.» Le 28 mai dernier, soit deux semaines après son accident, cet habitant de Melrose de 34 ans a fini par succomber à ses blessures. L’autopsie pratiquée par le Dr Prem Chamane, médecin légiste de la police, a attribué son décès à des «cranio cerebral injuries.»

 

L’accident de Roshan Seebodt remonte au 14 mai dernier, dans les parages de Bain-des-Négresses, à Souillac. Ce jour-là, le trentenaire était le passager en croupe d’une moto conduite par son beau-frère lorsque celui-ci en a perdu le contrôle et dérapé. Si le motocycliste s’en est sorti indemne, Roshan Seebodh a, pour sa part, été projeté sur plusieurs mètres. Ayant subi de nombreuses fractures, notamment à la mâchoire, à l’épaule et aux côtes, ainsi qu’un violent coup à la tête, il a dû être conduit à l’hôpital Jawaharlal Nehru, à Rose-Belle, où il a été admis.

 

Au départ, il donnait à ses proches, ainsi qu’aux médecins, l’impression qu’il irait bientôt mieux. Néanmoins, au bout de deux jours d’hospitalisation, «disan ti coumans fane dan so latet. Les médecins m’ont contactée pour me dire que son état était critique et qu’il faudrait qu’il soit transféré d’urgence à l’hôpital Victoria, à Candos, pour une intervention chirurgicale.»

 

«Tretman agresif»

 

Admis au département des soins intensifs de cet établissement le mercredi 17 mai, il a subi une opération à la tête le même jour. «Nous avions parlé à un spécialiste, qui nous a dit qu’il avait une fracture du crâne. Li ti dir nou bizin atann 48 er pou gete si li reazir, ki li pou kontinie donn li enn tretman agresif», confie Kajal, mais son état de santé ne s’est pas amélioré. Tous les jours, elle se rendait à son chevet dans l’espoir qu’il regagne connaissance. «Mo ti pe dir li “Roshan, leve, leve, to ti promett mwa to pou amenn mwa lapes, to pou amenn mwa restoran”», nous relate-t-elle, en larmes, mais il ne s’est jamais réveillé. Selon les médecins, ses graves blessures avaient entraîné un taux élevé d’urée à cause de problèmes au foie et il ne pouvait plus respirer sans l’aide d’un ventilateur.

 

La dernière fois qu’elle lui a rendu visite, c’était dans la matinée du dimanche 28 mai. «Avan mo ale, monn santi li kros mo lame. Lorsque j’ai questionné les infirmières, elles m’avaient répondu franchement qu’il ne faudrait pas que je garde espoir et j’ai éclaté en sanglots. Mo ti dir zot fer tou seki zot kapav pou sov li.» Kajal était toujours à l’hôpital et attendait les prochaines heures de visite lorsque vers 11 heures, les médecins l'ont contactée : «Ils m'ont dit qu’il avait rendu l’âme. Mo pa ti atann li pou kit mwa li pou ale. Bann dokter inn fer seki zot kapav me pann resi sov li.»

 

Mariés depuis 10 ans, Kajal et Roshan se connaissaient depuis environ 15 ans. Il y a deux ans, ils ont emménagé à la NHDC de Melrose après avoir longuement vécu à Rivière-des-Anguilles. Bouleversée, la jeune femme décrit son compagnon comme «enn extra bon dimounn. Li ti bien debrouyar, enn bon travayer. Pena nanye de mal ki kapav dir lor li.» Employé comme laboureur à l’usine Alteo, il cumulait aussi des petits boulots pour pouvoir subvenir aux besoins de son épouse, qui n’est pas en mesure de travailler à cause de problèmes de santé, ainsi que de la grand-mère de celle-ci, qui souffre d’Alzheimer et est alitée.

 

«Tou seki mo bizin dan lakaz li ti pe donn mwa, mo pann mank nanye zame avek li. Vu que je souffre de rhumatisme, il s’occupait de pratiquement tout à la maison et ne s’en est jamais plaint. Kan mo ena douler, li frot mo lame, mo lipie. Kan mo pa bien, se limem ki kwi kan li sorti travay. Limem ti pe donn mo granmer manze. Pena enn zafer ki linn refiz mwa. Li ti enn extra bon mari, linn fer tou pou rann mwa erez. Il faisait passer mes besoins avant les siens.» D’une voix cassée par l’émotion, Kajal poursuit : «Mem li pa ti leve, ki mo ti bizin get li kouma enn ti baba apre so aksidan, pourvi li ti la avek mwa. Mo ti pou kone mo misie la, devan mo lizie. La zordi, mo tousel san li, li mank mwa boukou.»

 

Des projets, la victime en avait beaucoup. Le couple avait déjà fait une cotation pour la construction d’une barrière entourant leur maison, ainsi que d’un toit-terrasse pour abriter la moto que lui avait offert son épouse à Noël dernier. «Nous étions sur le point de commencer les travaux. Nous voulions aussi faire agrandir notre cuisine et faire contruire une salle-à-manger.» Elle ne cesse de s’interroger : «Aurait-il pu être sauvé s’il avait été conduit aux soins intensifs et subi son opération dès son premier jour d’hospitalisation ?» Anéantie, Kajal devra, à présent, trouver le moyen de payer la location de leur demeure chaque mois alors qu’elle n’a aucun revenu. «Pour le moment, je peux compter sur l’aide de mon entourage mais je ne sais pas comment cela se passera sur le long terme car je n’ai jamais pu travailler de toute ma vie», lâche-t-elle, inquiète.

 

Les funérailles de Roshan Seebodt ont eu lieu le lundi 29 mai.

 


 

Un camion fait marche-arrière et tue un aide-chauffeur

 

Un terrible drame s'est produit dans l'enceinte de la compagnie Winpro Ltd, à La-Tour-Koenig, ce jeudi 1er juin. Dans l'après-midi, Shazad Fatadin, un aide-chauffeur âgé de 55 ans, a connu une fin tragique. Le conducteur d'un camion transportant des marchandises faisait marche-arrière lorsqu'il a accidentellement percuté le quinquagénaire, dont l'estomac s'est retrouvé coincé entre les roues arrières du véhicule et le portail de l'établissement. Grièvement blessé et inconscient, Shazad Fatadin, qui est domicilié à Henrietta, a aussitôt été conduit à l'hôpital Jeetoo, où son décès a été constaté. Une autopsie pratiquée par le Dr Ananda Sunnassee, médecin légiste de la police, a attribué sa mort au choc de ses multiples blessures.

 

Le conducteur du camion impliqué est son collègue : un chauffeur de 38 ans domicilié à Phoenix. Il a été soumis à un alcootest, qui s'est avéré négatif. Interpellé, il a donné aux enquêteurs sa version des faits quant aux circonstances de la tragédie. Il fait l'objet d'une accusation provisoire d'homicide involontaire par imprudence. Une enquête a été initiée afin de faire la lumière sur cette affaire.